Have you met … Christine ?

Vous l’avez déjà croisée dans de multiples rôles, vous connaissez son visage, hélas son nom n’est pas familier à votre oreille. Pourtant du haut de ses 37 ans de carrière, elle collectionne les nominations.

Avec ses 66 printemps, elle se tient une forme incroyable, à faire pâlir Miss France, et c’est une sacrée personnalité. Je suis persuadée que vous l’aimez déjà sans le savoir, alors sans plus tarder, corrigeons vos trous de mémoire.

Have you met Christine Baranski ?



Fiche signalétique.

Nom complet : Christine Jane Baranski

Date de naissance : 2 mai 1952

Nationalité : américaine

Profession : actrice, chanteuse, productrice

Signes distinctifs : Je veux être pareille à son âge 



Du haut de ses 1.74m, Christine Baranski est une actrice que l’on aimerait bien voir plus souvent. En dépit de multiples nominations (notamment aux Emmys) et récompenses, l’actrice excelle dans des supporting roles sans jamais s’emparer définitivement du devant de la scène. Pourtant dès ses débuts à Broadway, elle brille aux yeux de la critique et remporte même deux Tony’s awards pour ses performances dans les pièces The Real Thing et Rumors.

Mais, allez savoir pourquoi les seconds rôles semblent être sa partie. Qu’importe, on aime la voir à l’écran Christine Baranski, car c’est toujours un grand moment.

Une actrice charismatique

La première fois que je croise la route cinématographique de Christine Baranski c’est comme souvent dans un rôle improbable. Ladies and gentleman, please welcome Gary and Becky Granger. Le cauchemar de toute personne n’étant pas sous LSD.

En voilà du camp de vacances ! Christine Baranski est tellement merveilleuse dans ce rôle que je l’étranglerais bien moi-même à la place de Wednesday.
Voilà donc comment s’ouvre en 1993 une nouvelle histoire cinéphile et comme notre actrice au sacré tempérament cultive la diversité, je la retrouve en 1999 dans le dérangeant Cruel Intentions sous les traits de Bunny Caldwell.

Issue de Broadway, il était presque naturel de la croiser à nouveau en 2002 dans l’adaptation cinématographique du musical Chicago, sous la direction de Rob Marshall.

Mary Sunshine, encore un second rôle mais quelle prestance ! Quelle performance ! Quelle voix ! A y repenser, on s’étonne d’avoir oublié qu’elle était là.

De façon générale, de la fin des années 80 jusqu’à aujourd’hui, on croise Christine Baranski un peu partout, au cinéma comme à la télévision. Elle émaille le paysage cinématographique de ses apparitions, toujours au second plan mais toujours inimitable. Dans The Grinch (2000) avec Jim Carey ou dans Into The Wood (2014) aux côté de Meryl Streep. Dans le sulfureux 9 semaines 1/2 (1986) au doublage du mignon Gus, petit oiseau, grand voyage (2014), sans oublier un épisode d’American Dad (2006).

Et au passage, elle accroche quelques jolies étoiles à son tableau de chasse.

Les étoiles de Christine Baranski

En film

En 2008, dans Mamma Mia, Christine Baranski tape dans l’oeil du public. Ceux qui ne la connaissaient pas ou peu, n’auront de cesse de se demander qui est cette grande brune terrible aux côtés Julie Walters et Meryl Streep.  Dans la peau de la pétulante Tanya, le film lui offre l’opportunité de faire démonstration de ses remarquables talents de chanteuse et de danseuse. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on en a le souffle coupé à sa place.

Assumant son âge avec prestance et charme, l’actrice s’amuse et livre, en compagnie de ses comparses, une performance qui relève du morceau de bravoure.  A elles trois, elles forment un trio pétillant et hilarant qui porte le film. Le tout avec une forme olympique. Bravo les filles et chapeau Christine ! Does your mother know that you’re hot too ?

Comment ne pas succomber au charisme d’une actrice qui possède un pareil talent pour la comédie ?

En série

A la télévision, Christine Baranski s’illustre dans de nombreuses séries mais trois en particulier lui attirent la reconnaissance de la critique et du public. A juste titre.

A partie de 2009 et jusqu’à 2016 elle intègre le casting et le cabinet d’avocats de The Good Wife aux côtés de Julianna Margulies (Urgences) pour le rôle de Diane Lockhart. Une prestation remarquée qui lui vaut une nomination aux Emmy mais qui lui permet surtout de décrocher le leading role de The Good Fight la série dérivée. Reprenant le rôle d’une Diane Lockhart désormais ruinée par une énorme escroquerie et qui doit se battre pour se refaire une place dans le monde juridique, elle fait sensation.

Restant dans le monde juridico-légal, la série judiciaire est éminemment connectée avec l’actualité politique et sociale américaine, ce qui lui permet de toucher son public et de redonner un coup de frais au concept. Désormais à sa troisième saison, elle recueille une pluie d’éloges tant pour sa qualité que celle de son casting.

Dans un registre totalement différent, un autre rôle, pourtant très secondaire, lui vaut la sympathie du public et plusieurs nominations : celui de Beverly Hofstader dans The Big Bang Theory. Psychiatre et spécialiste en neuroscience, elle est la mère glaciale que personne ne rêverait d’avoir… ou peut-être seulement quand elle est ivre. Elle fait le désespoir de Leonard, le bonheur de Sheldon et celui de nos zygomatiques.



Est-ce parce-qu’elle a elle-même un sacré tempérament que Christine Baranski parvient à nous livrer des personnages si hauts en couleurs, si marquants ? C’est une question à laquelle elle-seule pourrait répondre. C’est en tous cas, une actrice qui prend ses rôles à bras le corps et donne un plaisir énorme au spectateur par son talent.
Il se dégage d’elle une classe, une élégance naturelle qu’elle prend plaisir à utiliser tout autant qu’à casser dans ses interprétations, confirmant souvent ainsi son don inné pour la comédie.

Complexe et plurielle Christine Baranski, le peu que j’ai évoqué dans ce Have You Met suffit à démontrer sa capacité à se glisser dans des rôles finalement très différents. Que serait-ce si j’avais évoqué chacun des 53 films et séries qu’elle a tourné depuis le début de sa carrière ? Il me faudrait trois volumes et quelques heures pour vous en parler en détail.
Néanmoins si vous doutez encore de ses capacités, tel Saint Thomas qui ne croit que ce qu’il voit, regardez d’où nous sommes partis et nous en sommes arrivés en suivant sa carrière. Peut-on faire plus parlant ?

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Plaise aux réalisateurs et scénaristes de savoir encore tirer parti de sa palette de jeu en lui laissant toujours plus de place et, pourquoi pas, plus de premiers rôles. Car, indéniablement elle le mérite et c’est une actrice qu’il est jubilatoire de voir à l’écran.

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Have you met...

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

1 commentaire Laisser un commentaire

  1. A reblogué ceci sur Bigrebloget a ajouté:
    Si, à chaque fois que j’entends « Does your mother know? », je pense à un maillot de bain rouge et à une plage grecque, c’est grâce à elle. Si, à chaque fois que je j’entends parler de Thanksgiving, je pense à une pièce ratée et à la vengeance de Pocahontas, c’est grâce à elle.
    Elle, c’est Christine Baranski, et c’est la Califette qui vous la présente ce soir. 🙂

    Aimé par 1 personne

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