Mary Poppins returns (2018) : the spoonful of sugar…

Fiche technique

Sortie : décembre 2018

Réal : Rob Marshall

Scénario : David Magee

Casting : Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Julie Walters, Meryl Streep, Colin Firth, Ben Whishaw, Emily Mortimer.

Synopsis

Rien ne va plus au 17 allée des cerisiers. Veuf avec trois enfants, Michael qui a bien grandi, se noie dans son chagrin et dans les problèmes financiers, en dépit du soutien de sa soeur Jane et de l’aide d’Ellen la gouvernante. Et le voilà à deux doigts de perdre la maison familiale.

Heureusement, au bout d’un cerf-volant bien connu, Georgie, son plus jeune fils, ramène… Mary Poppins !

Dans un tourbillon de fantaisie et de magie, celle-ci va se charger de ramener de l’ordre une fois de plus dans la maison de Banks et de montrer à tous vers où la vie les mène.

Mon avis : it’s the spoonful of sugar…

Ce film, c’était le gros paquet cadeau sous le sapin de Noël. Celui avec le papier brillant à l’extérieur et le papier de soie qui craque délicatement à l’intérieur. Celui dont on se demande s’il va contenir ou non le chamallow qu’on a au fond du coeur et qu’on ouvre avec une petite appréhension.
Comment soutenir la comparaison avec l’original ? Comment ne pas froisser le charme désuet et délicat de ce souvenir d’enfance ?

Rassurez-vous le film fait le job ! Il met tout en oeuvre pour cela avec un grand respect et une énergie incroyable. Dans les moindres détails, il s’ingénie à reprendre les éléments qui font la saveur de l’original et joue la filiation, non la supplantation. Entre les deux, les fils se nouent en dépit des années, tant au niveau du scénario que de la technique. Jane suit les traces de sa mère dans les revendications sociales, défendant la cause ouvrière. Michael travaille dans la banque qui fit la carrière paternelle. Le fils de notre ramoneur est un joyeux allumeur de réverbères à gaz qui a grandi dans l’ombre de la famille Banks et de Mary Poppins.
Et les scènes se font écho, réveillant des saveurs d’enfance. A la séance de thé au plafond chez l’oncle de Mary Poppins succède une visite chez son excentrique cousine, non moins perchée. Et les allumeurs de réverbères se révèlent des alliés précieux et d’aussi bons danseurs que les ramoneurs. Londres reste toujours magique, renfermant mille secrets.
Et une certaine ritournelle à propos de deux pences viendra titiller vos mémoires… Saurez-vous au passage reconnaître un regard masculin, bleu et pétillant, très familier qui fait un caméo dans le film ?

Si des effets 3D font leur apparition pour toujours plus de magie, en revanche la 2D est  toujours bien présente, apportant ce contraste savoureux entre le monde réel et l’imaginaire. Modernité certes mais sans dénaturer. Il y a un bel équilibre dans le film sur ce point, que ce soit dans la réalisation ou l’esthétique générale.

Pleine de fraîcheur, Emily Blunt reprend le rôle avec une grâce et une sobriété qui démontrent qu’elle a su cerner et s’approprier le personnage. On ne peut que saluer l’impeccable travail de l’actrice qui a peaufiné chaque détail de son interprétation.  Pas un sourire de trop, pas un coup d’oeil qui n’ai été soigneusement étudié. Classe, simple, pince-sans-rire et mystérieuse. Mary Poppins en somme.

Emily Blunt Mirror GIF by Walt Disney Studios
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Un seul hic cependant apporte une légère saveur amère. Oh, rien de grave ! Mais voilà, cela fit tiquer la puriste que je suis : jamais il n’y eut dans l’univers imaginaire de Mary Poppins de danger ou de méchant pour les enfants Banks. Car jamais cette fantasque nanny n’aurait mis les enfants en danger. Les dangers ou les peurs appartiennent au monde réel des adultes. Or, ici on a un léger transfuge pendant quelques minutes. Je n’en dirais pas plus. Je vous laisse juger.

Si jamais on ne saura égaler le charme de l’original qui avait pour lui l’innovation et la surprise de la découverte, ce volet s’affaire à respecter la recette à la lettre et avec brio, pour séduire son public, qu’il s’agisse du jeune auditoire ou des grands enfants. Peut-être est-il même par moment presque plus débordant que son aîné de morale et de bons sentiments. Mais il faut lui reconnaître qu’il est sans conteste une très jolie façon de faire découvrir Mary Poppins aux plus jeunes et de retrouver la magie pour les autres. Car, n’en doutez pas, la magie est là. Et elle opère d’une façon supercalifragilisticexpialidocious…

 

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

2 commentaires Laisser un commentaire

  1. J’ai hâte de voir ce film et espère trouver le temps d’y aller avant qu’il ne soit retiré des salles ! Je craignais un peu que cette suite si tardive ne s’écarte par trop de l’esprit de l’original mais les avis semblent unanimes sur sa réussite^^

    Aimé par 1 personne

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