Holmes (1854-1891?) par Brunschwig et Cécil. t.3&4 : Oh my Holmes !

Résumé t.3 : L’ombre du doute

Editions Futuropolis Parution : 2012 Prix : 13€

Troublé par les révélations de Mycroft Holmes, le Docteur Watson, aidé de Wiggins, s’est donc lancé sur la trace du passé de Holmes pour découvrir qui était réellement son ami. Mais en rencontrant la famille de celui-ci le mystère ne fait que s’épaissir. Le vieux Siger Holmes semble avoir l’esprit à moitié parti et une étrange infirmière empêche quiconque de l’approcher.
Intrigué,  Wiggins tâche de découvrir qui est réellement cette femme et ce qui lui vaut une telle intimité au sein de la famille. Mais ses investigations vont le retrouver mêlé à des bien étranges événements.
Pendant ce temps, Watson et son épouse se lancent sur la piste française en direction de Pau. Sur les traces du peintre Horace Vernet et de la branche française des Holmes, il espère retrouver celle qui fut la nourrice des deux frères et découvrir enfin la vérité. 

Résumé t.4 : La Dame de Scutari

Editions Futuropolis Parution : 2015 Prix : 13.5€

Les investigations de Wiggins et Watson se poursuivent, semant toujours un peu plus le trouble chez l’un comme chez l’autre. A Londres, Wiggins côtoie un sulfureux médecin lié à l’étrange infirmière et qui défend une nourrice accusée d’infanticide. De rebondissements en retournements de situation, guidé par les indices grappillés par Watson, son enquête va le mener jusqu’à la fameuse Florence Nightingale qui va lui conter une histoire surprenante.

De son côté, Watson a à peine retrouvé la nourrice qu’il doit la sauver de la mort. Quelqu’un ne tient visiblement pas à ce qu’elle parle. Et là aussi les révélations ne font que bouleverser davantage les choses.
De part et d’autre de la Manche, un nom revient. Un nom qui semble au coeur de tout : Violet Holmes, la mère, la carte manquante de la famille. 



Mon avis : Holmes par Brunschwig et Cecil, le charme du mystère

Après le coup de foudre aussi bien esthétique que littéraire des deux premiers tomes (chronique) comment résister à la suite et au plaisir de replonger dans cette enquête Décidément cette série en bande dessinée confirme indéniablement ses atouts. et et reste un coup de coeur absolu.

Brunschwig réinvente la vie de Holmes en se servant à plaisir de la bible littéraire et de l’univers laissés par Arthur Conan Doyle. Il ravit ainsi les amateurs, jouant d’une parfaite filiation, mais construisant également avec une précision d’architecte un savant mystère.

Les nouveaux éléments qu’il dévoile dans ces tomes 3&4 ne font qu’attiser notre curiosité. Les pièces du puzzle s’emboîtent pourtant le tableau n’est toujours pas complet. Chaque révélation ne fait que susciter davantage de questions. Qui est vraiment Violet Holmes ? Pourquoi un tel silence ? Protège-t-elle son passé ou autre chose ? Quel rapport avec la mort de son fils ? Quels liens ont dans cette histoire les agissements troubles de Mycroft ?
Voici un mystère qui n’aurait pas manqué de plaire à Doyle lui-même, d’autant plus qu’il confère une certaine noirceur à son personnage.

Son personnage d’ailleurs parlons-en. Même si ce sont Wiggins et Watson qui mènent l’enquête, celui-ci est omniprésent. Il hante les pages et les pensées de son ami tel un fantôme.
Watson prend le devant de la scène et de l’action, cependant il est en proie au doute, à l’accablement. Celui en qui il croyait dur comme fer, son ami, était-il vraiment celui qu’il pensait ? Le lecteur averti qui sait que Holmes n’est pas vraiment mort en 1891 aux chutes du Reichenbach, ne peut qu’entrer en empathie avec l’accablement du personnage. Une façon aussi pour nos auteurs de donner un nouveau relief au personnage de Watson en le plaçant sur un plan plus actif, le délivrant de l’image d’un esprit un peu empâté dont l’avait affublé Doyle.

Cet ensemble est sublimé, magnifié par la patte artistique de Cécil qui envoûte le lecteur  par la précision des détails et la beauté des paysages. Son lavis en bichromie pour le présent, sépia pour le passé avec quelques touches de couleur, se sert des ombres pour conforter l’étrange atmosphère dans laquelle l’intrigue enveloppe le lecteur. C’est un travail d’orfèvre où le dessinateur utilise un véritable vocabulaire graphique pour  servir son propos.
On ne peut d’ailleurs qu’être admiratif devant la délicatesse de son coup de crayon, en symbiose parfaite avec l’écriture. Il faut également souligner que le travail des deux auteurs témoigne de leur volonté appuyée de respecter le contexte historique aussi bien que la bible littéraire, y compris d’un point de vue iconographique.

Chaque tome est purement et simplement un bijou que l’on se régale à lire et à admirer. La série doit normalement en compter six et bien qu’il existe un temps de latence non négligeable entre chaque, on ne peut que se réjouir que nos comparses prennent leur temps pour peaufiner leur travail.
Un tome 5 devrait arriver d’ici quelques temps, il était prévu au départ pour fin 2018. En attendant, l’issue de ce tome 4 nous laisse en haleine et on en redemande…

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