Et si on regardait… Il a déjà tes yeux ?

Vendredi c’est Friday Wear.  On signe donc le grand retour série de July. Aucun rapport dans le contexte me direz-vous. Eh bien si ! Car, confinement oblige, personne ne sait (ou ne saura, et c’est tant mieux) dans quelle tenue inspirée July a bien pu rédiger cette chronique sur canapé. 

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J’arrête là cette digression tirée par les cheveux qui n’avait pour seul objectif de titiller votre imagination, histoire de rigoler un peu. Je ne veux traumatiser personne.
Revenons-en donc à Il a déjà tes yeux. Le confinement semble inspirer chez July des considérations métaphysiques. Sujet du jour : la famille. Vous avez 4h, ça va vous occuper.
En attendant, bonne lecture ! 


Les petits chats, après quatre mois de pause chronistique pour cause d’altération génétique, je suis de retour à la faveur de la situation virustique. Et avec une série française. En effet, je suis fier de payer chaque année ma redevance pour financer Stéphane Bern ou Michel Drucker ainsi que Delphine Ernotte (même si celle-ci pourrait l’utiliser pour payer ses taxis[1]…). Je vais parler d’une série de quelqu’un que j’apprécie nommé Lucien Jean-Baptiste. J’apprécie son travail mais apparemment « il faut distinguer l’homme de l’artiste », si j’en crois l’académie des Césars récompensant Polanski. De la même façon qu’en ce moment, nous devons distinguer le pangolin de son œuvre. Parlons-donc de Lucien Jambe Artiste[2].

Lucien Jean-Baptiste, c’est une étoile. La première, pour être précis. Ce film datant de 2009 est son premier fait d’arme ayant eu un retentissement auprès du grand public. Derrière, il a enchaîné avec 30° Couleur et avec la Deuxième étoile, mais on lui pardonne. On lui pardonne parce qu’il a également sorti en 2017 au cinéma Il a déjà tes yeux, film parlant de l’adoption. Et la série de France 2 portant le même titre fut diffusée entre le 12 et le 26 février 2020 sur France 2.

Il a déjà tes yeux, le film, parlait d’un couple de personnes noires (originaires du Sénégal et de Côte d’Ivoire) qui adopte et se retrouve avec un enfant blanc. De nombreux gags dans le film naissaient de cette situation. La série se passe 15 ans après le film et nous présente la famille Aloka, avec un 2e enfant, naturel pour le couple celui-ci.

15 ans après le film, la famille vit sa vie. Sauf que Benjamin, l’aîné, fait part d’un désir : rencontrer sa mère biologique car il se sent abandonné depuis sa naissance. La famille se pose alors des questions tout en vivant son habituel quotidien. Mais cela va évidemment le chambouler, car les parents se sentent remis en question mais cherchent à accompagner leur enfant tout de même. Par-dessus le marché, voici le retour du grand-père Aloka qui est en France. Paul, le père, se pose donc des questions quant à sa présence.

Qu’est-ce que la famille ? Jusqu’à quel point peut-on l’accepter ? Jusqu’à quel point peut-on la renier[3] ? Toutes ces questions posées nous amènent à nous les poser également. Et puis se pose la question de ce que l’on ferait pour nos enfants[4]. Un parent est-il prêt à accompagner son enfant même si cela remet en question les 15 dernières années ? C’est dans ce petit bijou que ces questions se posent.

En plus de ce que j’ai déjà annoncé, la série a le mérite d’avoir quelques scènes très drôles (les grands-parents dans l’ASE par-exemple) car le casting est juste. On retrouve les comédiens que l’on appréciait déjà dans le film et les nouveaux venus apportent une touche de nouveauté qui n’est pas pour nous déplaire. L’osmose est là et fonctionne plutôt bien. C’est au final une série assez familiale qui a été mise sur pieds et qui se laisse gentiment suivre. Comme je l’ai dit, on se pose des questions

Il semblerait qu’une saison 2 ne voie pas le jour pour le moment[5]. Mais l’idée n’est pas non plus à exclure si l’on en croit le réalisateur. Nous verrons donc ce qu’il adviendra mais chez France Télévisions, la politique n’est pas en ce moment à la multiplication des saisons comme le disait Delphine Ernotte en 2018 : « Je veux engager un virage éditorial fort. Nous voyons bien que même si aujourd’hui la fiction française est en très grande forme, elle doit se diversifier. Nous devons élargir les thèmes traités et nous ouvrir à d’autres formes. Si nous conservons nos fictions bouclées, nous investirons beaucoup plus dans la mini-série par exemple. Le spectre des formats doit être plus large. »[6]

Espérons que nous retrouverons tout de même rapidement Lucien Jean-Baptiste pour une nouvelle œuvre.

July

[1] https://www.lesinrocks.com/2015/09/news/a-france-televisions-aussi-on-prend-trop-le-taxi/, consulté le 29 mars 2020.

[2] Jeu de mots pourri, pardon Lucien.

[3] À Monte-Carlo, les reniés vont au palais princier. Oui, on continue dans le jeu de mots pourris. Note de June : Faut arrêter les jeux de mots maintenant monsieur… Tu as pensé au macramé ?

[4] Enfin, je dis « nos », dans le sens général, pas dans le particulier. Je préfère préciser pour éviter tout problème avec ma femme.

[5] https://www.programme-tv.net/news/series-tv/249958-il-a-deja-tes-yeux-france-2-y-aura-t-il-une-saison-2/ consulté le 29 mars 2020.

[6] https://www.lopinion.fr/edition/economie/ernotte-il-faut-plus-d-exclusivite-a-francetelevisions-serie-ne-doit-161781, consulté le 29 mars 2020.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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