The Crown (S3)

Résumé

1964. La reine Elisabeth et son époux le Prince Philippe abordent un tournant de leur vie de souverain comme de leur vie personnelle. Désormais parents de de quatre enfants Andrew et Edward, tout deux abordent différemment leurs rôles et son impact sur leur vie.
Bien loin de la jeune femme de vingt-cinq hésitante, Elisabeth est maintenant une souveraine affirmée qui doit faire face à de nouveaux défis : perdant Churchill son fidèle soutien de toujours, elle doit affronter une difficile crise politique, économique et sociale, la grève des mineurs, les frasques personnelles Margaret qui défraie à nouveau la chronique, alors même que son fils le Prince Charles entre en scène en tant que Prince de Galles et héritier officiel de la Couronne, non sans heurts.
Le temps de Margaret Thatcher s’annonce en coulisses… Tandis que Philippe souffre d’une profonde remise en question existentielle, qui n’est arrangée en rien par l’arrivée à la cours, puis le décès de sa mère la Princesse Alice.
Pendant ce temps, le monde continue de tourner. Les américains font les premiers pas sur la Lune avec Lindon Johnson comme président.
La Couronne pèse toujours aussi lourd en dépit des année…

Mon avis : Monarchie et introspection

Cette saison qui court de 1964 jusqu’à la veille du jubilée d’argent marquant les vingt-cinq ans de règne d’Elisabeth II en 1977, nous présente une autre vision de la souverain. Désormais affirmée, elle entre dans la période de la maturité aussi bien en tant que femme qu’en tant que souveraine. L’occasion de tirer un bilan de son parcours qui n’est pas toujours rose, mais pas aussi sombre pourtant qu’on pourrait le croire

Une transition marquée par un changement de casting très opportun. Olivia Colman et Tobias Menzies incarnent avec brio le couple royal pour cette troisième saison, tandis que Helena Bonham-Carter et Ben Daniels incarnent le sulfureux couple Margaret- Anthony Amstrong-Jones.
Deux nouveaux venus font leur royale entrée : Erin Doherty (la Princesse Anne) et  Josh O’Connor qui prête ses oreilles, comme le comédien en plaisante lui-même, au Prince Charles.
Une saison où une fois encore, la Reine n’est pas épargnée par les difficultés. Ballotée par les instabilités politiques et les manipulations des différents gouvernements, mise sur la brèche par la situation économique ou sociale, elle se retrouve parfois à gérer des situations sur le fil du rasoir, sans toujours savoir avec exactitude comment réagir. Elle affronte ses propres failles avec une certaine honnêteté, mais se montre parfois cruelle dans son sens du devoir vis-à-vis de ses enfants.

Jouant habilement de la fiction et Histoire, cette troisième saison prend des libertés avec les événements qu’elle modifie ou entremêle afin d’offrir nombre de rebondissements. Si on peut tiquer sur quelques points un peu trop romanesques (le duo Margaret- Lindon Johnson) ou des éléments trop vite évoqués (la grève des mineurs), on ne peut que saluer la finesse d’écriture du scénario qui parvient à semer le doute historique dans l’esprit du spectateur tatillon : est-ce-que cela s’est vraiment passé ainsi ? A-t-Elle vraiment dit cela comme ça ? Cette scène a-t-elle pu avoir lieu ?
Cette écriture ouvre aussi la porte à une grand introspection des personnages. Si les deux premières saisons étaient axées sur les aspects formels du pouvoir et leur poids sur la vie des personnages, ici on plonge vraiment dans leurs réflexions personnelles quant à leur rôle, au sens de ce qu’ils accomplissent ou ne peuvent accomplir. Une nuance qui permet à la saison de se démarquer sans pour autant marquer de rupture dans le style de la série.

Différente mais pour autant fidèle à elle-même, cette nouvelle saison de The Crown apporte de nouvelles saveurs qui déstabilisent parfois un peu le spectateur. Pourtant, elle n’en devient que toujours plus addictive et ouvre la porte sur une saison alléchante avec la montée au pouvoir de Margaret Thatcher, la montée en puissance de Camilla et l’arrivée de Diana. Rendez-vous le 15 novembre pour continuer de voir rayonner et s’obscurcir la Couronne.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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