Et si on regardait… WorkinGirls ?


Le confinement-mais-on-sort-bosser-quand-même et l’ambiance ultra joyeuse dans les établissements scolaires mettent les nerfs de July à rude épreuve. Il s’en est donc allé chercher un peu de rigolade et de licorne dans les archives de la production de série.
Et devinez quoi ? Il a trouvé. Apparemment un truc assez zinzin de derrière les fagots : Workingirls. Une petite précision tout de même que j’ajoute au portrait dressé par July : Workingirls est l’adaptation française de Toren C, une série néerlandaise dont le but est de tordre le cou aux clichés sur les femmes
Il vous en parle en chronique et avec des problèmes de maths… Non ne me posez pas de question, je ne le contrôle pas.


Un peu au désespoir ces derniers temps, vous l’aurez compris avec les critiques que j’ai écrites depuis septembre, j’ai décidé de traverser le Rubicon, d’aller à Jacta est (ben oui, Jacta ouest, c’est moins joli), et de tenter le tout pour le tout : je suis tombé sur WorkinGirls, et je me suis arrêté. Je n’avais pas vu cette série de mini-épisodes lors de sa diffusion sur Canal + entre 2012 et 2016. Quatre saisons de 12 épisodes sont au programme et chaque épisode fait environ 13 minutes. Si j’étais dans un problème de mathématiques, je vous demanderais de calculer la durée totale de la série en n’oubliant pas d’ajouter un téléfilm de 80 minutes entre les saisons 3 et 4[1].

WorkinGirls, c’est le quotidien de femmes différentes dans une entreprise : Karine, directrice du service commercial de la boîte, Hélène, son assistante de direction débordée par ses 5 enfants, Déborah, la DRH nympho, Hélène, chef de projet marketing vieille fille et Sophie & Sophie, les deux standardistes racketteuses. Chacun est à sa place dans cette entreprise.

Les intrigues sont complètement loufoques (on peut faire tout un épisode autour d’une panne d’ascenseur, par exemple, un stage de survie en milieu hostile organisé… dans les locaux de l’entreprise) les personnages aussi. La série mise plutôt sur le comique de situation qu’il serait difficile de retranscrire ici. Ca sort de n’importe où et on ne le voit pas trop venir (à condition de ne pas enchaîner les 4 saisons en une semaine, car je ne cache pas que vers la fin, j’avais une vague idée du gag). Les personnages sont travaillés et campés par des actrices que l’on a l’habitude de voir dans le paysage cinématographique et audiovisuel français : Claude Perron, Laurence Arné ou Vanessa David. On les a entraperçues ou vues dans Parents, mode d’emploi, créée par Blanche Gardin, que l’on retrouve également dans la série. Pour finir, on trouve Alice Belaïdi dans le rôle d’une des deux racketteuses, l’autre étant interprétée par Clémence Faure. J’ai découvert certaines de ces comédiennes sous un autre angle. Je pense entre autres à Blanche Gardin que je n’avais jamais vu faire autant de grimaces à la seconde dans un rôle extrêmement travaillé, malgré le côté simple. Il en va de même pour Laurence Arné, parfaite en nympho.

La série ne se contente pas d’avoir un bon casting et des gags loufoques : elle a une histoire, une évolution. Lente au début, un peu plus prononcée par la suite, cette évolution n’est pas sans rappeler celle de Kaamelott où l’on avait une succession de gags dans les Livres I et II avant d’avoir une histoire, toujours avec des gags, dans les Livres III et IV[2]. Point d’histoire dramatique vers la fin de la série WorkinGirls reste dans le comique. Mais si l’évolution est assez lente dans les deux premières saisons, la saison 3 monte petit à petit vers le téléfilm de Noël qui vient l’achever et qui se passe… en prison.

La série a également quelques guests : Monsieur Poulpe est présent assez rapidement, puis arrivent Audrey Lamy ou Anne Marivin. Le téléfilm de Noël a recruté Claudia Tagbo et Bérangère Krief. Ces guests ne sont pas présentes juste pour une seconde et un caméo, mais au contraire, elles ont un vrai rôle qui permet de les installer plus durablement dans la série. On a plaisir à venir les voir chambouler ce microcosme déjà drôle des filles au travail.

La Grande Évasion, ce téléfilm de Noël en prison (sérieusement, même le Docteur n’aurait pas osé…) venait probablement bien conclure la série en 2014 mais deux ans plus tard, une quatrième saison est venue remettre le couvert. On change l’intrigue puisqu’on les déplace à l’hôpital, tout en conservant les caractères des personnages : on a une chirurgienne tyrannique, une anesthésiste nympho, une infirmière débordée par sa vie personnelle… Mais il est dommage que le casting ne soit pas à nouveau réuni au complet (Blanche Gardin manque à l’appel) et j’ai trouvé que les intrigues fonctionnaient moins bien sur cette dernière saison. J’ai pris plaisir à la suivre mais j’étais content d’arriver au bout, là où j’avais envie d’enchaîner les épisodes dans les 3 premières saisons.

Au final, si vous ne savez pas quoi regarder et que vous avez des pauses d’un quart d’heure dans votre télétravail, allez faire un tour du côté de WorkinGirls. Si vous avez du temps en raison du couvre-feu, WorkinGirls vous occupera une petite semaine (sauf le vendredi, y’a Koh-Lanta).  Prenez juste un apéro de rire ou mettez-vous carrément une cuite : vous en ressortirez avec les zygomatiques tendus au point d’avoir mal. Mais est-ce vraiment un mal ? Si vous le pensez, prenez un Prozac. Sinon, WorkinGirls fera l’affaire.

July

P.S. Parce qu’un problème de maths n’aime pas rester sans solution, je vais faire le petit calcul. 13 x 12 = 156 minutes par saison. 156 x 4 = 624 minutes pour les 4 saisons. 624 + 80 = 704 minutes au total. On pose sa belle division euclidienne (ou on appelle Google à la rescousse) et on voit que 704 minutes converties en heures font donc 11 heures et 44 minutes[3]. Ouais du coup je ne vais pas poser la question pour chacune des séries que j’ai vues, je risquerais de devoir faire une conversion en mois, jours et heures. Flippant ce truc. June, je te laisse faire ton calcul pour l’univers Stargate, et on n’oublie pas les téléfilms !


[1] June offre un voyage sur l’île au centre de Melun pour qui donne la bonne réponse. Je rappelle juste avant que vous y trouvez un joli centre de détention très cosy.
NDLR : Ah l’île de Melun ! La fameuse ! Une longue histoireUn conte pour enfant. Comme on sait que personne ne lit les notes de bas de pages, je ne la raconterais qu’à la demande générale en commentaires.

[2] Ceci n’est pas le lieu pour se plaindre du report de la sortie du film au cinéma. Pour toute déprime, je vous invite à appeler le 0800 666 666, numéro vert mis en place par le Gouvernement.

[3] Bon ben du coup, comme j’ai donné la réponse, plus de voyage à Melun. Désolé.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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