Avertissement: l’auteur décline toute responsabilité quant aux conséquences que ce post pourrait déclencher. Des effets secondaires ont été constatées type: honte subite, fou-rire violent, oreilles qui bourdonnent, retour brutal de nostalgie post-adolescente, acouphène et sifflements aigus. Si de tels effets persistent durant les heures suivant la lecture, consultez votre médecin.
Il fallait bien que le sujet arrive un jour sur le tapis.
Mais veuillez m’excuser d’avance de ce que je vais vous infliger.
Croyez- bien que j’en souffre personnellement, mais Freaky Friday oblige, on ne peut renier ce qu’on a écouté (de gré ou de force) et qui a existé.
Retour donc dans le merveilleux univers musical adolescent des années 90.
Je vais vous étonner mais je ne vais pas m’attarder sur les paroles.
D’une part, parce qu’elles sont tellement creuses que ça n’en vaut pas le coup. D’autre part parce qu’ils n’étaient pas les seuls à vendre du vent : Les World’s Appart, les Boyszone, Alliage, les G-Squad, un vague relent de féminisme avec les Spice Girls puis les L5.
Une génération de groupes formatés, marquetés pour faire glousser les adolescentes.
Tubes à deux francs six sous, paroles en guimauve bien léchées, membres physiquement intelligents pour chorégraphies abdos sortis et les histoires de groupe qu’on invente pour faire spontané.
Une machine à fric bien huilée.
Donc non, je te taperais pas sur les 2B3.
Trop facile, trop évident. Je déteste tirer sur les ambulances.
Je les ai choisis car ils étaient emblématiques. Mais ils n’étaient pas pires que les autres.
Et étaient-ils vraiment pires que Justin Bieber ? Le débat est ouvert…
Franchement je pense que le pire c’est lorsque les boysbands ont commencé à se croiser entre eux sur des chansons.
Ah les mélanges ça ne donne pas que du bon. Surtout quand on voit les ingrédients de base.
Notez au passage la petite touche « d’english » pour faire style.
Ce genre de choses a le même effet sur les adolescentes que lorsque vous parlez anglais à Londres avec votre accent frenchie.
Vous avez conscience d’avoir l’accent anglais d’une vache portugaise mais les anglo-saxons trouvent ça cuuuute. Ça marche encore mieux à Montréal.
Le boysband cultive d’ailleurs les langues étrangères. Si l’anglais fait « cute et cultivé », l’espagnol c’est pour le coté « vacances et sensuel ». Logique de marketing.
« de vague à l’âme en vagues larmes »
Hmmhmm…
Non, non, non ! Je ne dirais rien. J’ai promis.
Arhur’s face quand même hein !

Je ne dirais rien parce que ces pauvres garçons ne sont pas responsables du forfait.
Je ne dirais rien parce qu’on les a pris, formatés du caleçon au gel dans les cheveux. Ils ont eu leurs séries, leurs tee-shirts, leur effigie déclinée jusqu’à la nausée.
On a exigé d’eux des sacrifices et des efforts en leur faisant croire au rêve. Ils ont fini à la poubelle.
Un résultat aussi désastreux que le produit fini d’origine.
Alors oui ! La musique pique, les paroles sont navrantes et superficielles, leurs looks font saigner les yeux, les chorégraphies sont pires que moi sur Just Dance...
Mais pourquoi répéter ce que les Minikeums avaient déjà si bien résumé à l’époque.
Je ne vais pas vous jouer de la flûte.
Tout ce phénomène m’est passé au dessus. J’ai eu une rapide période Spice Girls. Rapide. Deux mois environ. Mais sinon je ne les ai pas écoutés, ni suivis.
J’avais Goldman, ça m’allait bien.
Il n’avait pas les abdos mais il avait la classe. Il l’a toujours.
Pourtant, ces groupes restent un souvenir culte pour beaucoup.
On ne peut pas nier le phénomène que ça a été, même si on en rigole aujourd’hui.
C’était donc un passage obligé pour le Freaky Friday.
Vous pouvez maintenant enlever vos chemises en satinette ou vos débardeurs moulants et reprendre une activité normale.
Pour ma part, je vais aller retirer mes protections de sécurité auditives.

Ah ben oui, j’ai du les écouter pour faire cet article.
Mais qu’est-ce-que je ne ferais pas pour vous !
Je vous laisse j’ai un acouphène.








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