Son nom est Shawn Levy, il est réalisateur et producteur avec pas moins de 35 années de carrière. Et vous le connaissez bien plus que vous ne le pensez.
Et si vous êtes comme moi une tête de linotte, il est possible que vous ayez percuté en écoutant ces interviews cet été.
» Oh mais chouchou ça aussi c’était toi ! Mais je t’adore ! «

Il va falloir vous y faire, depuis cet été Shawn Levy c’est devenu chouchou, avec objectivité zéro. Il n’est pas au courant mais ce n’est pas grave.
Ah, je vois les fans de Deadpool et Wolverine qui s’excitent. Ne vous inquiétez pas, ça aussi on va en parler.
Pour vous remettre dans le contexte, Shawn a deux potes, deux BFF même. Ryan et Hugh si ça vous dit quelque chose… Je vous raconte cette histoire ?
Allez, commençons par le commencement : Have you Met Shawn ?
Fiche signalétique
Nom : Shawn Adam Levy
Nationalité : canadienne et américaine
Date de naissance : 23 juillet 1968
Signes distinctifs : BFF de Ryan Renolds & Hugh Jackman. Sait lire dans l’esprit de Ryan Renolds

La photo ci-dessus n’a pas été choisie au hasard. A mon sens, son auteur a parfaitement capturé l’essence du métier de réalisateur et la personnalité de Shawn Levy. Je l’adore.
Le réalisateur de tous les genres
Si une chose saute aux yeux lorsqu’on se penche sur la filmographie de Shawn Levy c’est qu’aucun genre, aucun poste ne le rebutent.
Comédie, science fiction, drame, documentaire, production, réalisation, il est passé partout.
La preuve la plus évidente étant son palmarès de ces derniers mois.
Outre Deadpool & Wolverine, en 2024, Shawn Levy produit Mother Land avec Halle Berry et un Couple Parfait (à retrouver sur Netflix), sortis tous les deux en septembre.
Le tout en parallèle de Stranger Things qu’il produit et dont il dirige certains épisodes depuis la création de la série en 2016.
Mais avant ça qui est Shawn Levy ?
De Beverly Hills à la Nuit au musée
Fun fact, Shawn Levy commence sa carrière au départ par des petits rôles en guest ou en récurrent dans les séries 21 Jump Street et Beverly Hills. En parallèle il poursuit ses études de production.
Il réalise différentes séries télévisées pour Disney Channel. Mais c’est à partir des années 2000 chez la Twenty Century Fox qu’il commence à se faire un nom au box-office avec les comédies à succès Big Fat Liar et Just Married.
Vous allez me dire : » June, on ne nage pas dans le prestige là ». Je sais mais minute mes agneaux, Shawn Levy est un pugnace. Une fourmi qui construit son ouvrage minutieusement.
En 2006, boum ! Il entre véritablement dans la cour de ceux qui comptent avec Night at the Museum. Il réalise les trois volets de 2006, 2009 et 2014 qui feront un carton au box office. C’est aussi la première fois que je croise son style à l’écran. Je ne savais pas que ce serait une si belle histoire d’amour cinématographique.
Il sera aussi officiellement le dernier réalisateur à tourner avec Robin Williams. Et il suffit de l’entendre en parler pour comprendre sa sensibilité. Mais surtout à quel point ce réalisateur aime le cinéma et son métier !
Je vous encourage au passage à aller voir le compte de @steppingthroughfilm sur Instagram. Pour les fans de films c’est du bonheur.
Dans le regard de réalisateur de Shaw Levy, il y a comme une douce subtilité. Quelque chose entre son amour pour son travail et le plaisir qu’il a à le faire. Il y a une bienveillance, une écoute, une tendresse même envers les acteurs et l’équipe.
Pour vous dire la vérité, plus on l’écoute parler de cinéma. Plus on regarde sa carrière, son investissement, plus il est difficile de ne pas l’aimer.
Au delà l’affection évidente qu’il porte à ses équipes, Shawn Levy a une particularité. Une marque de fabrique sybilline. Il faut être attentif. Mais une fois qu’on l’a noté, on ne voit plus que ça.
La lumière. Tout est dans la lumière. Shawn a une façon bien a lui de jouer sur la lumière pour caractériser l’émotion d’une scène. C’est doux. C’est magique.
Penchez vous juste quelques minutes sur la scène d’introduction de Real Steal. Superposez la à la scène de la glace au chewing-gum dans Free Guy.
Pensez à la scène du feu de camp dans Deadpool and Wolverine. Ou au soleil levant dans The Night at The Museum
Même au milieu du plus nerd des films d’action Shawn parvient à capturer l’émotion, à créer une atmosphère photogénique. A apporter toute une esthétique bien spécifique.
Et puis Shawn aime les acteurs. Sincèrement. Il sait se connecter avec eux.
Prenez deux secondes pour l’écouter parler du travail d’acteur de Ryan Reynolds derrière le masque de Deadpool. Non seulement il va pointer du doigt plein d’éléments intéressants mais on ressent toute son admiration pour la performance.
Quand on aime, on ne compte pas, alors de la réalisation à la production il n’y a qu’un pas que Shawn franchit aisément en 1999 avec une première compagnie de production qui prend sa forme définitive en 2005 sous le nom de 21 Laps Entertainment, clin d’œil à sa fille.
C’est avec cette compagnie et certains succès qu’il asseoit définitivement sa position dans le monde du cinéma, signant des accords avec feu la Twenty Century Fox et Netflix.
On le retrouve ainsi producteur derrière l’intriguant Arrival de Denis Villeneuve, en 2016.
Ou réalisateur pour Real Steel, un film de science fiction de 2011, avec … un certain Hugh Jackman.
Il surprend avec All the light we cannot see en 2023.
Assure la production et la réalisation de certains épisodes de la série a succès Stranger Things de 2016 à cette dernière saison qui sort en 2025.
Et toujours à la réalisation pour le délirant Free Guy (2021) et The Adam Project (2022) où joue un certain Ryan Reynolds que Hugh lui a chaudement recommandé.
Vous voyez où je veux en venir n’est-ce pas ?
Marvel Jesus
Retour en 2022 où Shawn Levy et Ryan Reynolds sont en pleine écriture du dernier volet de Deadpool. La Fox ayant été rachetée par Disney, il s’agit de trouver une transition pour faire entrer Deadpool côté Marvel.
La légende dit que le téléphone de Ryan Reynolds sonna au milieu de la nuit. C’était Hugh Jackman. Et ça changea la donne. The rest is History, comme dirait l’autre.
Je dirais même que ces trois-là ont fait le casse du box-office de l’année. 1,33 milliards de recette mondiale, 634 millions pour le démarrage sur les plateformes de streaming. Chez Disney, avec un MCU qui traînait la patte, ils ont arrêté de serrer les fesses.
Mais pour réussir ce coup-là il fallait trois choses :
Du talent
Je ne suis pas impartiale. Mais pas du tout. Mais il me semble qu’à tous les niveaux (écriture, musique, technique, casting, effets spéciaux) ce point là a été parfaitement rempli, géré, coché, validé.
Croyez moi sur parole, j’ai ingéré des heures de Behind The Scene pour vous livrer cette conclusion. Juste un exemple en passant…
Une équipe de choc
Je ne crois pas me tromper en vous disant que Deadpool & Wolverine c’est une histoire de passion, de potes et d’alchimie. Voici mes principaux suspects.

Il est fort probable que l’amitié qui soude ces trois là a généré une certaine dynamique dans le projet.
Mais il fallait malgré un bon réalisateur, un réalisateur charismatique pour insuffler ça à toute une équipe. Non parce que ça n’a pas du être chouquette et bisounours tous les jours quand même.
Il y a eu une certaine alchimie sur ce set apparemment. Quelque chose qu’on ne peut que subodorer en voyant le résultat.
Et aussi en lisant ces quelques lignes de Georges Cottle, 2nd Unit director.
Un réalisateur
Pour amener tout ça à la vie, du script à l’écran, il fallait un réalisateur avec une vision. Un qui soit capable de comprendre la dinguerie de Ryan Reynolds, son lien avec le personnage de Deadpool.
Un qui soit animé par le même humour et capable d’aller aussi loin.
Un qui ait le même sens de la perfection et du fan service pour en arriver à ce résultat.
« Deadpool & Wolverine, heroine in your eyeballs » qui valide ?
On ne peut pas tout aimer dans la filmographie de Shawn Levy. Il est tellement éclectique dans ses choix, il y a forcément des choses qui plairont moins, voir pas.
Mais il est impossible de ne pas reconnaître son talent. Il y a un tel sens du détail, de la perfection. Une telle passion pour ce qu’il fait.
Aujourd’hui Shawn Levy a démontré qu’il avait de Hollywood son terrain de jeu. Il maîtrise le jeu, totalement. Quel que soit le genre, quel que soit le sujet ou le style.
Grâce à Deadpool &Wolverine, il s’est imposé face à Disney comme un réalisateur qui compte et qui saura faire ce qu’il veut.
Espérons que grâce à cela, il continue de faire des merveilles et nous régaler. En attendant, j’espère que je vous ai donné envie de vous plonger dans sa filmographie.
En attendant, Shawn, continuez de nous parler de cinéma avec des étoiles dans les yeux et d’aimer les acteurs comme vous le faites. Et merci.







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