Stargate SG-1

En repensant au projet de reboot du film Stargate et de sa trilogie. J’ai compris d’un coup aujourd’hui pourquoi j’avais si facilement réussi à me laisser embarquer par Doctor Who.

Oui parfois mon cerveau aussi voyage un peu trop à travers l’espace et le temps.

Tout simplement parce que, quelques années auparavant, j’avais sauté à pieds joints et la tête la première (incompatible je sais !) dans l’aventure Stargate SG-1

Il faut croire que j’ai un faible pour les équipes improbables qui voyagent avec des engins bizarres dans l’espace.

Stargate hein ! Pas Star Treck.

Ici pas de messieurs aux oreilles pointues dans un uniforme plus ou moins acidulé, digne d’un design de Jean-Paul Gauthier. (ici normalement chute de cailloux en provenance des fans de Star Treck)

Dans Stargate SG-1 on assume le look viril et militaire et on se castagne avec des aliens au goût prononcé pour le maquillage doré et les tatouages en relief sur le front.

Souvenez- vous Stargate c’était ça :

Vous le sentez le petit frisson qui vous parcourt l’échine pour vous dire que vous allez la passer la Porte des Etoiles ? Normal la bande originale c’est du David Arnold. Il est fort pour ça.

Stargate c’est  donc effectivement un film ( franco-américain, cocorico !) devenu culte réalisé en 1994 par Roland Emmerich, avec dans le rôle du Colonel Jack O Neil, Kurt Russell. Le succès du film donne naissance à la série Stargate SG-1, produite par la MGM.

Ceci était pour la partie éducative et encyclopédique de l’affaire. 

Pour les plus jeunes et hérétiques d’entre nous, résumons:

La série commence là où s’en était arrêté le film, à savoir après le petit séjour touristique sur la planète Abydos via la porte des étoiles et les premiers contacts sympathiques avec les Goa’uld (race de parasites extraterrestres mégalomanes qui survit en colonisant des humains et se prenant pour des dieux.) Le docteur Jackson, archéologue qui a découvert le mécanisme de fonctionnement de la porte, est resté sur Abydos pour sceller la porte sur la planète après le retour des troupes. La porte sur Terre a été enterrée dans la base de Cheyenne Moutain. Le colonel O Neil est retourné déprimer en paix dans sa cabane de bûcherons.

Mais Tandam…la porte se réactive. On ressort dare dare O Neil désormais devenu O Neill de sa retraite, on attrape au passage une charmante Major de l’armée de l’air spécialiste en astrophysique (Samantha Carter) ça peut servir. O Neill et Daniel Jackson s’envoient comme code des paquets de kleenex (références aux allergies de Daniel dans le film) via la porte. Et hop nous voilà repartis pour aller botter les fesses des méchants ténias aliens.

>  Les forces de la série

Sur le fond : On respecte et on prolonge l’univers du film, en se contentant d’adapter juste ce qu’il faut pour mener l’histoire sur le long terme. On s’inspire des mythologies anciennes pour créer des nouveaux peuples et d’événements historiques pour ancrer l’action dans un contexte tangible.

Sur la forme: L’humour sans aucun doute. La série a un côté décalé et les personnages ont une bonne dose d’auto-dérision. On est dans un univers de fiction, surréaliste alors on assume et on n’hésite pas à s’en moquer dans les dialogues.

Et puis Stargate c’est une équipe bien sympathique.

Un colonel en retraite, un poil dépressif, à l’humour noir qui manie le sourcil comme personne. Avec ça il convainc avec une phrase un Jafa de se mener une rébellion contre ses Dieux et il vous passe une scène au second degré comme un rien. Un petit coup de sourcil vite fait et hop !

Le colonel Jack O Neil alias Richard Dean Anderson. Source photo: Richard Dean Anderson website http://www.rdanderson.com/

Vous le reconnaissez ? Allons rajoutez-lui une coupe année 80 avec la nuque longue, un blouson de cuir marron chocolat au lait, un couteau suisse, une canette de coca, de la ficelle…Hé oui ! MacGyver himself qui joue le bourru colonel d’une équipe d’exploration ultra-secrète à la recherche d’autres civilisations via une sorte d’anneau de pouvoir géant extra-terrestre. Avouez que c’est tellement improbable que ça en a de la gueule.

Un archéologue physiquement intelligent, qui  parle un nombre incalculable de dialectes et langues mortes et enterrées et qui se dégote, souvent à ses dépens une femme sur chaque planète.

Le Docteur Daniel Jackson alias Michael Shanks.

Une Major de l’Air Force, aspirante astronaute, qui a le sens de la répartie et du coup de poing. Sam Carter c’est tout un style qui rembarre les clichés misogynes dès le premier épisode.

Le Major Samantha Carter alias Amanda Tapping. Source Forum gateworld.net

Et un garde Jaffa au physique de culturiste, à l’expression sourcillière improbable et à l’éloquence…en fuite.

«  En effet, O Neill « 

Teal’c alias Christopher Judge

Avec tout ça, on était déjà bien partis.

Mais en plus, dans Stargate on rencontre des méchants et des peuples que nous n’auriez pas imaginé. Vous n’auriez pas OSE les imaginer.

Pas sans rire en tous cas.

  • Les Goa’uld

Déjà rien que l’orthographe de leur nom c’est tout un débat. Ce sont des parasites, une sorte de ténia-serpent à collerette, qui s’offre un bail chez des hôtes humains. Ils se sont fait leur jeu de rôles à eux, mode Donjon et Gragons mais avec des dieux égyptiens. Ils sont mégalomanes, retords et vicieux. Ils ont un goût prononcé le marquage au fer rouge et doré à l’or fin, le maquillage et les vaisseaux tapes à l’oeil. Ils font briller les yeux de leurs hôtes et parlent d’une voix bizarre pour se la jouer. Bref ils sont bling blings.

  • Les Réplicateurs 

Ce sont des crabes robots en lego métalliques. Ils n’ont qu’un but: assimiler le plus de métal possible pour se multiplier sans fin. On dirait des compagnies minières terriennes. Aussi tenaces que la teigne, notre vaillante équipe doit s’y reprendre à plusieurs fois pour les dégager.

  • Les Asgards

La première fois que j’ai vu le personnage de Thor dans la franchise Marvel, j’ai éclaté de rire parce que pour moi Thor venait bien d’Asgard mais il était petit, gris et vraisemblablement un de ses cousins s’était écrasé à Roswell. Ceci mis à part les Asgards ils poutrent. C’est une race très avancée mais sur le déclin car ils se reproduisent par clonage d’où dégénérescence physique. Le côté petit, gris, malingre avec une grosse tête ? Ils refusent d’intervenir dans l’avenir ou les conflits des autres peuples par éthique, mais quand ils le font c’est du lourd.

  • Les Nox

C’est une version écolo-elfique de race très évoluée. Pacifiques ils tiennent leur monde à l’écart. Ils chantent et ça leur donne des pouvoirs (téléportation, invisibilité). Peut-être grâce à la consommation d’herbes pas très nettes. Enfin ça c’est mon avis.

> Le bémol

Personnellement j’ai arrêté entre les saisons 8 et 10 de la série d’origine. Je sais que d’autres séries ont été développées comme Stargate Atlantis, Stargate Universe . Mais la disparition du personnage d’O Neill a brisé une partie du charme de l’équipe. Pour éclaircir ce point,  il semblerait que ce soit des raisons de santé qui ont contraint l’acteur à alléger son emploi du temps.

(note personnelle : il est plus que probable que ce soit aussi la raison de son physique actuel. Donc merci aux médisants notoires d’y réfléchir à deux fois avant de clabauder. Oui clabauder, mot de 1975 et alors ?!)

> La petite note marrante

Comme beaucoup de séries, le tournage de Stargate SG-1 s’est fait essentiellement près de Vancouver. Là où s’est tourné X-Files donc. A croire que les extraterrestres aiment le grand air et les sapins. Vous imaginez l’épisode si Jack et son équipe avait croisé Mulder et Scully au détour d’un fourré ?

> Hommage

Le comédien Don.S. Davis qui joue le rôle du général  George Hammond en charge du commandement du SGC, décède en juin 2008, d’une crise cardiaque. A noter qu’il avait fait des apparitions dans quelques épisodes de MacGyver et dans X-Files. 

Stargate était une série qui ne se prenait pas au sérieux, assaisonnée à l’autodérision mais avec un véritable univers. C’est sûrement pour cela qu’elle est restée culte pour beaucoup. Pour moi en tous cas, elle l’est toujours.

C’est sûrement la raison pour laquelle j’ai plongé dans Doctor Who, ça devait me manquer les voyages spatio-temporels sur un mode décalé…

4 commentaires

  1. J’ai envie de dire, « ma jeunesse » mais je ne me sens pas encore assez vieille pour employer ce genre d’expression (même si c’est vrai !). Dommage que les suites n’aient pas été aussi bonnes (de mon point de vue).

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