Streets of Philadelphia

Sortie en 1993, c’est un incontournable que je ne pouvais pas ignorer dans ma collection de bandes originales.

Absolument indissociable du film, la chanson raconte l’intolérance face aux personnes atteintes du SIDA et la douloureuse solitude de cet homme face à la lente déchéance due à sa maladie.

La ville de Philadelphie est évoquée explicitement afin restituer le paradoxe voulu dans le film, entre cette ville née d’un rêve de tolérance et de fraternité qu’elle porte jusque dans son nom (du grec philèin, aimer, adelphos, frère et adelphè, sœur, peut être traduit par amour fraternel. Source Wikipédia. Oui je ne lis pas le grec encore.) et le rejet que vont subir à cet époque les personnes touchées par le SIDA  et plus encore, les homosexuels.

Bruce Springsteen recevra un Oscar, un Golden Globe et des Grammy Awards  pour ce titre, qui devint, à l’instar du film, symbolique pour toute une génération.

Source http://www.fan-de-cinema.com

J’avais 11 ans en 1993. Je n’ai jamais oublié ce film. Ni cette musique.

L’écouter est sans doute un bon moyen de se rappeler que le SIDA court toujours en dépit des progrès médicaux.

Et que certains souffrent encore de gros préjugés ou d’une bonne dose d’intolérance… ( Non je ne vais pas parler de mes amis de La Manif pour tous. Ce serait une digression.)

Inspiré de différents faits réels, ce film est aussi une façon de se rappeler qu’il est parfois besoin que certains hommes se lèvent pour combattre des choses aussi évidentes que la tolérance et la dignité humaine.

Outre l’excellente performance de Tom Hanks et Denzel Washington qui méritent leur place dans mon panthéon cinéphile rien que pour ce film (C’est l’autre étagère, celle à droite, à côté des réalisateurs :p), il faut saluer l’intégrité du réalisateur Jonathan Demme qui insistera pour engager l’acteur Ron Vawter alors séropositif (il décède en 1994, un an après la sortie du film. Ainsi que celle du maire de Philadelphie Edward Rendell qui acceptera de jouer son propre rôle.

Les B.O

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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