Les B.O : la trilogie Shrek

Il y a des films ou des dessins animés qui changent complètement notre perception d’un genre.

Et puis à force de les voir, de les revoir. On s’habitue. On est blasés. Un peu écoeurés comme après une indigestion de bonbons.

Puis on oublie…

… Jusqu’à ce qu’une musique nous interpelle pour nous rappeler ce moment où ils déchiré la toile.

Shrek est de ceux-là. Dans le style comme dans la musique, cet ovni (pour l’époque) a fichu un sacré coup de pied dans le joli monde rose des Disney et autres contes de fées un poil lénifiants.

Un poil.

Le jour où cet ogre sympathique, bourru et un peu crassouille, est apparu, Cendrillon, Ariel et autres gourdasses sucrées de Disney ont pu ranger leur brushing ondoyant au placard.

Et les geekettes de tous les horizons ont pu crier victoire: elles avaient enfin leur héroïne.

Une fille, une vraie.

Une qui n’essaie pas de faire croire que lorsqu’elle pète des licornes passent et ça fait paillettes. Mais qui garde la classe.

Une avec des corones sous ses jupons et un caractère… de merde.

Et surtout, surtout une dont le prince charmant n’avait pas l’air de sortir de chez Mattel.

© DreamWorks SKG

Et qu’elle ne cherchait pas à changer.

Quand les hommes ont vu que le nouveau héros de conte de fée ressemblait à ça.

Shrek : Photo Andrew Adamson, Vicky Jenson
© DreamWorks SKG

Ils ont quand même été drôlement soulagés.

Si ! Si messieurs ! Pas la peine de faire votre tête de  » Je ne vois pas DU TOUT de quoi tu parles ! »

Quand Shrek a débarqué sur les écrans et a mis à mal l’idéal romantique, vous avez tous eu au fond de vous un petit rire triomphant en mode  » Tu vas avoir du mal à me vendre tes grandes théories romantiques après ça. « 

Pas la peine de vous en cacher.

J’ai pensé la même chose avec Fiona.

C’est ce qui est bien avec Shrek : ça remet tout le monde sur le même plan.

Et comme ça reste un conte de fée, il y a une morale cachée sous le délire bouillonnant. Sous cette cascade d’incongruités pétillantes. On est le prince ou la princesse de quelqu’un, non pas parce qu’on correspond à une conception, mais parce qu’il/elle nous a choisit pour ce qu’on est.

Ogre ou pas.

Avec plus ou moins de classe.

Et vous savez ce qui est encore mieux ?

Ils ont choisi une très bonne bande originale pour qu’on s’en souvienne.

Une très bonne.

Qui habille les meilleurs moments

Franchement comment oublier ça ?

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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