Freaky Friday n°8: Voyage en Suède

Parfois les idées me viennent de façon vraiment improbable.

C’est ainsi qu’en regardant un vol d’oies sauvages dans un documentaire sur l’Allemagne vue du ciel (Merci Arte), ceci a resurgit des profondeurs de mon enfance.

Non, attendez, ne faites pas ces têtes !

Source http://www.reddit.com

C’est mignon tout plein et suédois. Ou suédois et mignon tout plein.

Source mashable.com

Je vous explique.

Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (ou en VO: Nils Holgerssons underbara resa genom Sverige) est à l’origine un roman écrit par Selma Lagerlöf.

Il raconte l’histoire de Nils, petit garçon turbulent et méchant (une sale teigne au début de l’histoire) qui paie le prix de sa méchanceté envers les animaux en étant transformé en lutin (en marmouset très exactement  par un tomte (un lutin du foyer suédois quoi).

En tentant de retenir Martin le jars qui a décidé de partir avec les oies sauvages, Nils et son hamster Quenotte, se retrouvent entraînés avec lui.

Ça c’était un peu couru d’avance quand tu fais la taille et le poids d’un Mikado. 

source http://www.playbuzz.com

Le voilà faisant partie de la troupe d’Akka de Kebnekaïse, s’envolant bien loin de leur Scanie natale.

Mais les oies sauvages ne sont pas particulièrement ravies de ces compagnons clandestins.

 Et Akka de Kebnekaïse ce n’est pas Joe le rigolo ! C’est le Grand Schroumpf des oies pour vous la situer. 

Source http://www.dessins-animes.net

Au fil du voyage au dessus de la Suède, sa petite taille et ses mésaventures parviendront-elles à améliorer le caractère de Nils pour qu’il puisse retrouver la taille d’un petit garçon ?

Ainsi que ce pauvre Quenotte qui s’est retrouvé rétréci par contumace.

Source http://www.pinterest.com

Il faut savoir qu’au départ il s’agissait pour Selma Lagerlöf d’honorer une commande en concevant d’un manuel de géographie pour les enfants de l’école publique.En parcourant la Suède dans cet objectif, elle collecte contes, anecdotes et légendes locales.

Son voyage donne ainsi naissance au roman de Nils Holgersson, qui mêle imaginaire, découverte géographique, économique et culturelle de la Suède.

Ce roman est devenue une véritable institution en Suède, à tel point qu’on retrouve le visage de Nils sur les billets de 20 couronnes et que des statues lui sont dédiées.

Et même un peu plus. Un tout petit peu plus.

La retenue façon suédoise… 

Ceci était pour la partie histori-culturelle.

Pour la partie télévisée, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède est adapté à deux reprises dont un téléfilm.

Mais la version qui nous intéresse est une série animée réalisée par un japonais Hisayuki Toriumi dans les années 80.

Ben oui!  Une histoire d’oies sauvages, forcément ça allait parler aux japonais ! Demandez-donc à Ju la Belette si j’ai tort. 

La série de 52 épisodes (22 min chaque) qui reprend les grands lignes du roman, est diffusée sur TF1 à partir de 1984.

Et c’est donc là que je suis traumatisée.

Source gifhunterress.tumblr.com

Hélas si, cher Eleven !

Non mais sérieusement ! Vous imaginez le désespoir des parents de Nils en revenant quand ils trouvent la ferme vide sans leur petit garçon ?

Ça m’a super angoissée.

Il part des mois quand même le petit lutin blond là.

Sans laisser un mot.

Et avec le jars et le hamster en plus.

Ils n’étaient pas là les parents. Ils n’ont rien suivi du truc, le lutin, la fuite de Martin tout ça.

Donc bonjour l’angoisse abyssale !

En plus, je suis sûre qu’en Scanie, il doit y avoir des loups….

Source dessins-animes.com

Il y a des renards en tous cas !

Bref, enfant, j’ai adoré ce dessin animé, tout en finissant chaque épisode avec un vieux relent de culpabilité.

Il devrait essayer de rentrer chez son Papa et sa Maman pour être sage quand même.

Conséquence de la logique d’une petite tête de 6 ans et peut-être réminiscence morale de la Comtesse de Ségur, allez savoir.

N’empêche Nils Holgersson c’était une jolie série animée, originale et ludique.

Un sympathique souvenir d’enfance. Qui s’est éveillé à la simple vue d’un vol d’oies sauvages…

Note pour plus tard: Eviter quand même de fredonner le générique en public.