L’Egypte de Jean-François Champollion.

J’ai dans ma bibliothèque quelques petits trésors. Des beaux ouvrages sur des sujets qui me passionnent et dans lesquels j’ai du laisser une bonne part de mes économies de jeune fille.

C’est l’un d’entre eux que je m’en vais vous présenter. Probablement celui qui m’est le plus cher. Et je dois ici remercier Bigre girl pour cette inspiration.

Résumé.

imag1914.jpgEditions Image Magie,  Parution 1989, Prix: 79€

Ce livre vous emmène au coeur des merveilles de l’Egypte dans un voyage extraordinaire à travers le temps. Hervé Champollion, arrière arrière petit neveu de Jean-François Champollion part sur les traces de l’expédition menée par son aïeul durant l’année 1828-1829.  Suivant les journaux de voyage et la correspondance de celui-ci, il met ses pas dans les siens et  capture la beauté immortelle de l‘Egypte. Par delà les siècles, deux visions envoûtantes de l’Égypte se rencontrent. Les lettres de l’un animent d’une histoire fabuleuse les photographies de l’autre et c’est un voyage incroyable qui se retrace sous nos yeux.

Mon avis.

Ce livre a quelque chose de merveilleusement émouvant. Dépassant les cartographies et aquarelles de l’époque, à des siècles d’écart, Hervé Champollion fait revivre de façon inouïe la rencontre de Champollion avec cette Egypte qui le consume. La voix de ce dernier nous accompagne, émerveillée, vive, pleine d’humour. Entre les détails de chacune de ses lettres, en particulier à son frère aîné, ou des entrées de son journal, on sent vibrer son enthousiasme et son amour pour sa terre d’adoption.

Il est à noter que ce voyage tant attendu se produit 6 ans après qu’il ait trouvé la clé des hiéroglyphes, en septembre 1822. Enfin Champollion va pouvoir appliquer sa méthode sur le terrain. C’est la clé d’une civilisation entière qui  lui brûle les doigts.

Rébarbatif ce livre ? Inaccessible ? Résolument, non. La plume de Champollion est si vivante, si ardente, riche de descriptions sensorielles, que pour un peu on se croirait tombés dans un roman épistolaire. Certes, il est certaines notions d’égyptologie ou d’Histoire qui pourront échapper aux non-initiés mais les textes sont largement émargés pour éviter de se perdre et les photographies d’Hervé Champollion sont à elles-seules un régal. Les couleurs sont vibrantes. Il s’en dégage une lumière et une chaleur telles qu’on croirait pouvoir effleurer la pierre. C’est une Egypte grandiose et solaire qui brille entre ces pages.

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D’une rive à l’autre du Nil, on se perd entre le passé et le présent, happé par la magie de ce qui se dévoile. Du Caire à Thèbes en passant par les splendeurs d’Abou Simbel, du texte aux photographies, c’est un petit bout d’éternité auquel on touche. Une singulière connexion à travers le temps.

Si un roman de Christian Jacq me donna un jour le goût de l’égyptologie. Nul doute que ce furent les mots de Champollion qui me firent aimer l’Egypte passionnément et je ne pourrais refermer cette chronique sans citer ses paroles qui ouvrent l’ouvrage et qui témoignent de la finesse d’esprit de cet égyptologue hors du commun:

« Je le répète encore : l’art égyptien ne doit qu’à lui-même tout ce qu’il a produit de grand, de pur et de beau, n’en déplaise aux savants qui se font une profession de foi de croire fermement à la génération spontanée des arts en Grèce, il est évident pour moi, comme pour tous ceux qui ont bien vu l’Egypte ou qui ont une connaissance réelle des monuments égyptiens existants en Europe, que les arts ont commencé en Grèce par une imitation servile des arts de l’Egypte, beaucoup plus avancés qu’on le croit vulgairement, à l’époque où les colonies égyptiennes furent en contact avec les sauvages habitants de l’Attique ou du Péloponnèse.

La vieille Egypte enseigna les arts à la Grèce, celle-ci leur donna le développement le plus sublime, mais, sans l’Egypte, la Grèce ne serait probablement pas devenue la terre classique des beaux-arts. Voilà ma profession de foi tout entière sur cette grande question. Je trace ces lignes presqu’en face des bas-reliefs que les Égyptiens ont exécutés, avec la plus grande finesse de travail, 1700 ans avant l’ère chrétienne. Que faisaient les Grecs alors ? »

J-F Champollion le Jeune.

imag1914.jpg

 

6 commentaires

  1. Superbe ouvrage!! Je rêve de visiter l’Egypte! S’il n’avait tenu qu’à moi, mon gamin se serait appelé Tanis, parce que j’étais fan d’Indiana Jones (voir l’épisode 1) et je trouvais ce nom très joli ^^

    Aimé par 1 personne

  2. Heureuse de t’avoir fait un peu redécouvrir ce livre qui a l’air vraiment passionnant! 😀

    Je te l’ai dit, l’Egypte nous aimons beaucoup, tellement en fait que je vais envoyer le lien à ma maman pour qu’elle lise le bien que tu en dis. 😉 ❤

    Aimé par 1 personne

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