Qui a peur du grand méchant livre ?

Un petit Tag pour aborder le week-end avec légèreté (enfin si on veut, vue la thématique) puisque j’ai été doublement nommée par Petite Plume et Le Petit Pingouin Vert. Je les remercie chaleureusement, même si j’ai du sérieusement réfléchir avant de répondre.

Pourquoi ? Attendez que je vous explique…

Le principe.

 » Évoquer cinq pavés dans lesquels on redoute de se lancer et cinq petits livres que l’on a aimés »

Sachant que l’on entend par « pavés » livres de 500 pages et plus et par « petits livres », 200 pages et moins. En gros, on a le choix entre le dictionnaire qui cale l’armoire et la Paille d’or à glisser dans le sac à main. Juste pour vous figurer le truc.

Et comme de juste, ce sont les petits formats qui m’ont torturé les méninges. A croire que 300 pages de lecture pour moi c’est une moyenne.

Trêve de tergiversations, valse hésitation et billevesées …

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Cinq pavés insurmontables

Commençons par l’évidence, les grands classiques dont l’épaisseur rend leur vue même indigeste. Oui, soyons hérétiques que diable !

Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski

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915 pages de trésor de littérature russe détaillant à travers les destins respectifs de trois frères la société russe de la fin du XIXème. Et pourtant cela me parait aussi attrayant qu’une balade dans la boue, un dimanche de Toussaint, sous la pluie, dans une zone industrielle.

C’est complètement subjectif et irrationnel comme a priori et j’ai beau me répéter qu’il doit forcément y avoir quelque chose de spécial qui fait de ce livre un incontournable, je n’y arrive pas.

Autant en emporte le Vent de Margaret Mitchell

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Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir été saturée par l’aura du film avec Clark Gable et Vivien Leigh mais le livre ne tente pas du tout. Il est certain pourtant que c’est le reflet d’une certaine époque tant au niveau de l’écriture que des faits mais les caprices amoureux de Miss Scarlett pendant plus de 700 pages très peu pour moi. J’ai lu d’autres livres aussi intéressant sur la guerre de Sécession et la condition des esclaves aux Etats Unis.

Mais pourtant voilà, il manque à ma culture livresque. Damned !

Angélique, marquise des Anges  d’Anne Golon

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Donc là c’est clairement l’indigestion de guimauve qui m’a rebutée. J’ai eu droit à l’intégrale de l’adaptation télévisée pendant mes vacances d’été, étant petite. Parfois même en double, merci les grand-mères.

Du coup, le 384 pages multiplié par 13 volumes originaux, 20 si on compte la nouvelle série ajoutée par la suite, ce n’est pas que cela me fait peur, c’est que cela me fait fuir.

Et pourtant on est dans le roman historique qui est un genre que j’affectionne. Je vous rappelle que je n’ai pas reculé devant les 7 volumes des Rois Maudits de Maurice Druon.

Passons maintenant aux deux outsiders.

La vérité sur l’affaire Harry Québert, de Joël Dickers

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Je me suis arrêtée à la page 484. Bloquée à plus de la moitié. J’avais pourtant commencé avec entrain mais là, panne sèche, trop long. Depuis trois mois, pas moyen de le reprendre. Donc il patiente.

Il faudra pourtant bien que je le finisse, histoire de comprendre pourquoi il a été salué si unanimement.

La véritable histoire de Ramsès II, de Christiane Desroches-Noblecourt.

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C’est ma Némésis livresque personnelle. Ça et l’autobiographie d’Arthur Conan Doyle en anglais. Il fait moins de 500 pages, seulement 425. Mais le contenu n’est pas évident à appréhender et pour cause, Christiane Desroches-Noblecourt était une sommité de l’égyptologie. Professeur de l’école du Louvre, égyptologue renommée, on lui doit la sauvegarde des temples de Nubie, notamment le temple d’Abou-Simbel de Ramsès II, ainsi que l’aménagement de la vallée des reines. Autant dire que les éléments qu’elle nous donne sont un peu plus complexes que dans les romans de Christian Jacq.

Aussi je ne cesse de l’entamer, de m’arrêter, de reprendre. D’oublier ce que j’ai lu. De recommencer. De m’arrêter. Non mais un jour, je l’aurais.

Les P’tits livres sympathiques.

Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry

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Source : http://www.petit-prince-collection.com/

Comme livre court et sympathique, on ne fait pas mieux. Un peu de poésie, de douceur et de réflexion qui nous rappellent de ne jamais perdre notre regard d’enfant. Le meilleur des livres est encore celui qui vous va droit au coeur, n’est-ce-pas ?

L’Etranger, d’Albert Camus.

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Je ne peux pas dire que c’est un livre sympathique à proprement parler mais c’est un livre qui m’a beaucoup apporté. Comme dirait Bernard Werber, il faut accepter de « penser autrement » pour saisir l’enjeu du livre et comprendre le propos de l’auteur.

Une fois que l’on est parvenu à adopter le regard de Meursault, on perçoit alors la leçon de tolérance et d’ouverture d’esprit que représente l’ouvrage. Ce n’est pas l’acte qu’a commis Meursault qui est jugé, c’est son attitude contraire aux conventions sociales. Ainsi que le disait Camus : »On aura cependant une idée plus exacte du personnage, plus conforme en tout cas aux intentions de son auteur, si l’on se demande en quoi Meursault ne joue pas le jeu. La réponse est simple : il refuse de mentir. »[…]

191 pages pour une petite remise en question, ce n’est pas long.

Qui je suis,  de Charlotte Rampling et Christophe Bataille

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Copyright Editions Grasset

J’avais chroniqué ce livre pour sa sortie et j’en ai gardé le souvenir d’un moment agréable. J’aime la poésie et la douceur qui s’en dégagent, cette impression que le temps se suspend pour nous laisser remonter les souvenirs au fil des confidences.

Pas de grands déballages, pas de voyeurisme dans cette biographie atypique.  Juste une impression d’intimité et une forme de retenue qui esquisse , comme au fusain, la personnalité de Charlotte Rampling. Un délicat moment de lecture et de cinéma.

120 pages douces-amères.

The reader de Bernard Schlink.

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D’accord il fait 242 pages donc 42 de plus que ce qui était fixé. Mais franchement, vous allez pinaillez ?

Dans la veine de l’Etranger, cité plus haut, cette histoire nous pousse à reconsidérer nos à-priori, à aller plus loin que la surface des choses. La plume fine et subtile de Bernard Schlink fait des merveilles dans ce récit qui soulève de houleuses questions éthiques.  A lire absolument.

Make Good Art de Neil Gaiman.

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Mon petit livre fétiche à la couverture printanière. A garder près de soi, comme un trésor de confiance en soi. Une réserve pour les moments de doute.  Pour en savoir plus, chronique à retrouver ici. Pour le reste, tout est dit: Make Good Art. Et Neil Gaiman forever.

Conclusion et … nominations !

Somme toute ce fut un Tag sympathique qui, je l’espère, vous aura permis de découvrir quelques lectures. Et comme il faut passer à son voisin, j’appelle Barney pour les nominations.

A ce gif « Evil laugh », j’en connais au moins deux qui devaient se méfier… Et les nommé(e)s sont:

Et enfin, mon trio gagnant, mes drôles de dames.  Mon équipe « Paf Pastèque ! »

 

16 commentaires

  1. Autant la littérature russe, j’ai du mal (tiens, pas de « Guerre et paix »?) , autant Margaret Mitchell avait été facile à lire. Et les angélique, j’ai eu une indigestion dès l’enfance puisque ma mère avait la collection entière à la maison (et c’est un « non » définitif de ma part)

    Aimé par 1 personne

  2. Je suis tellement d’accord pour Autant en emporte le vent ! J’ai déjà du regarder le film en deux fois parce qu’elle m’énervait tellement…. Mais il fallait bien que je le vois, culture cinématographique minimum oblige. M’enfin le bouquin, non merci !

    Aimé par 1 personne

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