The Girls.

Résumé.

product_9782710376569_195x320Editions Quai Voltaire. Parution 25/08/2016. Prix :21€.

Nord de la Californie. Été 1969. Evie Boyd est une jeune fille de quatorze ans, un peu rêveuse qui se perd dans les affres de l’adolescence. Abandonnée par sa meilleure amie, délaissée par des parents trop occupés à bâtir leur propre existence chacun de leur côté, elle est dévorée par un intense désir d’être aimée, reconnue. Un besoin d’identification, d’appartenance, une envie d’exister. C’est alors que son chemin croise celui d’un groupe de jeunes filles. Provocantes, débraillées, leur aura de liberté bouleverse l’adolescente qui ne rêve plus alors que d’une seule chose : faire partie de ce groupe. Sans le savoir, Evie vient de mettre le pied dans le monde ténébreux des sectes et sa vie va basculer d’une façon qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Fascination, drogues, sexe, elle s’enfonce dans une spirale infernale sans présager une seconde du déchaînement de violence qui s’annonce…

Mon avis.

The Girls est une jolie réussite et une belle analyse psychologique pour un roman qui aborde des thèmes peu évidents. Dans un récit à l’atmosphère trouble, lourde, avec une intelligence et une dextérité rares, Emma Cline maintient jusqu’à la dernière ligne le lecteur sous l’emprise de sa plume qui joue de la tension et du malaise.

Dès les premières lignes, elle lance ses appâts. Qui est cette femme, cette Evie, qui nous parle et que redoute-t-elle avec tant de terreur ? Quel est ce passé sombre qui semble créer une aura autour d’elle, fascinant ses interlocuteurs ? En quelques pages le lecteur est ferré, rongé par le besoin de savoir, fasciné par le récit d’Evie, par cette tension lourde et sourde comme un jour d’orage, qui enveloppe le récit. Par ce drame qui plane comme un vautour au-dessus du personnage.

Dévorée par son désir d’être aimée, acceptée, de briser sa solitude, d’exister aux yeux d’autrui,  Evie est aveuglée sur ce qui se passe réellement dans le ranch, sur la vraie nature de Russell ou de Suzanne. Il y a quelque chose de navrant et de terriblement banal dans le malaise de cette adolescente. Et peu à peu, comme une implacable machine aux rouages bien huilés, les pièces du puzzle s’assemblent et le drame se met en marche…Pris au jeu de cette écriture efficace et intelligente, oscillant entre le malaise et la compassion, on ne peut s’empêcher de tourner les pages de The Girls pour aller au bout de l’horreur…

Retrouvez ma chronique complètes et bien d’autres sur Les Petits Livres by Smallthings.

The Girls Emma Cline

10 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s