Mamaaaan ?! Quoi encore ?

Résumé.

61IOmv2UU2L._SX374_BO1,204,203,200_Editions Delcourt. Parution: Février 2016. Prix :18.95

Une bande dessinée pleine d’humour et tendresse dans laquelle Melle Caroline retrace avec justesse les p’tits bonheurs et les grandes galères de la vie d’une mère « normale ». Mais aussi de la vie de femme. Être une maman patiente, à l’écoute, organisée et une femme bien dans sa peau qui travaille. Un vrai challenge au quotidien qui met parfois les nerfs à rude épreuve !

Mon avis.

J’me suis dit c’est lundi, c’est bientôt la rentrée, il nous faut donc un sujet léger mais thématique. Et j’ai été touchée par l’illumination. Un effet du rafraîchissement de l’air après ce week-end caniculaire sans doute.

Quoi de plus approprié de penser à celles qui sont en train de s’échauffer pour affronter cette rentrée (moi incluse !) maudissant à haute voix le retour du marathon quotidien, tout en bénissant intérieurement la rentrée pour l’étrange liberté d’esprit qu’elle va leur procurer ? Et si vous ne comprenez pas cette dichotomie, c’est que la vie de maman est encore pour vous un royaume fort fort lointain.

Perceval C'est pas faux

De surcroît c’est aujourd’hui l’anniversaire d’Appellation Maman à qui je vais donc dédier cet article car c’est une maman de choc ! (1)

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J’en profite au passage pour remercier l’adorable copine qui a eu l’idée de me mettre cet opus entre les mains pour mon anniversaire. En voilà une qui me connaît bien.

Sur cet émouvant câlin collectif, revenons-en à nos Minions.

J’ai beaucoup de mal en général avec les portraits que l’on dresse de la maternité, car très souvent il n’y a pas de nuances. Soit on vous dépeint un état idyllique et merveilleux où tout coule de source, tout est inné. Bullshit Bingo. Et si vous ne vous en sortez pas, vous êtes vraisemblablement l’erreur de l’énoncé. Soit on vous dépeint l’enfer  sur terre, un truc à vous faire ligaturer les trompes direct.

Pour vous donner un exemple, la première fois que Florence Foresti avait évoqué le sujet dans un de ses spectacles, j’avais trouvé ça drôle. Enfin on osait dire des choses vraies mais pas roses layette sur le sujet. Quand elle a sorti Mother Fucker, j’ai souri mais j’étais mal à l’aise. J’avais l’impression que c’était plus sa fatigue de mère qui ressortait qu’autre chose et la caricature chargée en devenait carrément lourde. Avis très personnel cependant.

En la matière, je trouve que Mademoiselle Caroline a su trouver le juste milieu. Le juste milieu entre tous les trucs qu’on ne te dira pas sur la maternité pour ne pas te décourager et parce-que cela fait partie de la surprise… Comme le temps qui se divise par quatre t’obligeant à devenir WonderWoman, les fameuses culottes filets de l’hôpital (le top du glamour) avec Pampers pour maman et autres petits détails.

Disons-le une fois pour toutes, les X-Men, Avengers et autres super héros mutants à côté d’une jeune maman qui vient d’accoucher, ce sont des fiottes. Maman avec des enfants, surtout en bas-âge, tu es Iron Man, Hulk et Black Widow conjugués.

Et puis le reste, tout ce qui fait qu’être une maman, ça reste une expérience incomparable. Tout simplement parce-que les Minions, ces fourbes, ont autant de talent pour nous émerveiller et nous attendrir que pour nous taper sur le système.

 

L’intelligence de Mademoiselle Caroline c’est de savoir mettre les choses en perspective pour pouvoir traiter son sujet avec humour mais dans sa globalité. Dans ces petites tranches de vie, elle mets ses anecdotes en tant que maman en parallèle avec sa vie de femme, de femme qui travaille. En tant qu’auto-entrepreneur surtout.

Ainsi on n’aborde pas les choses sous un seul angle. Il ne s’agit pas d’aborder uniquement les déboires de la maternité, mais tout ce que cela implique dans les choix au quotidien et sur le long terme. Déménager, s’adapter, les petites joies parentales (pouvoir se garder du Toblerone), les grandes galères (trouver une crèche), le besoin de souffler, de prendre un break, l’organisation en tant que mère, en tant  que professionnelle. C’est un tout. J’insiste sur le côté Free-lance/auto-entrepreneur parce-que souvent dans cette situation les gens s’imaginent que tu as TOUT ton temps pour TOUT faire. Ce qui est FAUX. Toute la difficulté est évidemment de savoir répartir le timing entre espace privé et professionnel.

Est-ce que c’est drôle ? Sans aucun doute. J’ai passé ma lecture à pouffer, le nez dans mon album et à mettre certaines planches sous le nez de l’Alter Ego. Ce sont des petites anecdotes saisies sur le vif, des tranches de vie, ainsi que je le disais plus haut, qui ont l’avantage d’être présentées avec toute la saveur du vécu mais aussi l’humour apporté par un certain recul. C’en est encore plus cocasse lorsqu’on a les deux pieds dedans car on s’y reconnaît. Impossible de ne pas se retrouver dans certaines situations de « déjà-vu ». Même les pères y trouveront leur compte. Maiiiiiis… ce n’est pas un album réservé aux initié(e)s, c’est un humour léger, agréable, accessible et surtout pas déprimant, car si finalement il fallait résumer en un mot l’idée de cet album, c’est que, comme pour toute chose, en tant que parent, il faut savoir RELATIVISER. On reste donc malgré tout dans un esprit positif.

Cela reste certes un album plutôt féminin, cependant maman ou pas maman, je pense que n’importe quelle femme peut y reconnaître ses craintes, ses doutes ou ses espoirs quant à ce sujet. Voir ses pires cauchemars pour certaines. Une bonne petite conversation entre filles en somme dont la conclusion devrait être reconnue comme une vérité universelle dans le monde des parents:

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Voilà.Sans attitude négative à l’extrême, c’est dit: la maternité c’est une délicieuse arnaque. Et comme on est un peu maso, souvent, on en redemande. Faut être fous, dites !

En attendant, je ne doute pas que vous apprécierez cet album très rigolo et très bien vu. Sachez que Mademoiselle Caroline, dans la même veine, a déjà commis plusieurs albums sur la grossesse, le mariage, le régime. Vous pouvez retrouver une petite bio et bibliographie sur le site des Editions Delcourt.

Et si vous voulez vous faire plaisir en continuant de rigoler, rendez-vous sur son blog pour y découvrir ses périples, ses petites réflexions du quotidien, toujours avec le sourire, sur le Journal d’en Haut.

(1) Et on applaudit bien fort car, cerise sur le gâteau, cet article est le 500ème  sur June&Cie. Si ce n’est pas beau ça. Le hasard fait bien les choses ! Merci au Minion de m’avoir prêté ses affaires à son insu pour égayer cet article.

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