Dark Moon.

Résumé.

9782352940968Editions Bragelonne  Parution originale : septembre 2007  Prix papier :20.30 €

Après la disparition des peuples pacifiques Eldarins et Oltors et des terribles Daroths, seuls les humains ont subsisté. Mais la paix ne règne pas pour autant et les duchés se déchirent sans fin tandis que règnent la peste et la désolation. Tous convoitent avidement la Perle des Eldarins sensée receler de fabuleux pouvoirs capables de mettre un terme à la guerre.

Pourtant, ce n’est pas ce qui va se produire lorsque le Duc Sicario parvient enfin à s’en emparer et tente de percer ses secrets. Une nuit de lune noire c’est la Mort elle-même qu’il va convier dans son monde en permettant à son insu le retour des Daroths.

Est-ce-là la fin de ce monde et des humains ?

En dépit de la résistance terrifiante des Daroths et de leur sauvagerie, rien n’est moins sûr, car dans l’ombre d’improbables héros se lèvent pour organiser la résistance…

Mon avis.

Décidément, je poursuis mon histoire d’amour avec le style de David Gemmell. En décidant de sortir des séries thématiques de l’auteur et en particulier du cycle drenaï que j’affectionne particulièrement, je redoutais d’être désappointée, de perdre en saveur dans l’élaboration de l’univers et de l’histoire.

Que je sois damnée par la Source pour avoir eu cette pensée !

Bien qu’étant un roman dit isolé – comprendre exclu d’un cyle – Dark Moon s’inscrit parfaitement dans la logique de l’univers global créée par David Gemmell, et pourrait, sans trop de difficultés, être dans rangé chronologiquement dans l’histoire du monde qu’il a imaginé grâce à certains éléments de références.

Par exemple, pour ceux qui connaissent l’auteur, les Eldarins ne manqueront pas de vous évoquer ceux que l’on appellera par la suite les Unis. Ou encore les Oltors rappelleront les prêtres au service de la Source.

Si David Gemmell  n’a pas eu le temps malheureusement de développer tout son univers afin que l’on puisse en mettre tous les éléments en perspective et avoir une vision globale. Néanmoins, on ne peut que reconnaître qu’il existe une grande cohérence à travers ses romans, qui est la preuve d’un monde très élaboré dans ses codes, sa mythologie et son Histoire.

Mais revenons-en à notre roman. Encore une fois, David Gemmell nous offre une galerie de personnages très élaborés. Riches et nuancés, ni bons, ni mauvais, en quête d’une vie meilleure ou d’une raison d’exister mais pas forcément d’une rédemption, ils sont le fruit d’un monde rude où la mort est la compagne de chaque jour. Le plus savoureux et représentatif d’entre eux étant celui par qui l’histoire commence: Tarantio. Ce spadassin à la réputation sanguinaire, porte en lui son propre démon Dace avec lequel il cohabite. Dace est sa force et sa faiblesse, il est à l’origine des exploits de Tarancio mais il est aussi le mal qui le ronge. Le récit nous révélera d’ailleurs l’origine de Dace. Son humour mordant et cynique nous le rendent presque sympathique en dépit de sa soif de sang.

C’est avec des personnages aussi hauts en couleurs que David Gemmell nous propulse dans un périple à couper le souffle aux côtés de Tarantio face aux Daroths.

Ah les Daroths ! Dieu qu’ils sont moches et sans pitié ! Voyez plutôt !

 » Ils avaient l’air de porter d’os blanc. Mais ils se rapprochèrent, et Barin  se rendit compte qu’il ne s’agissait pas du tout de heaumes. […]Le guerrier  faisait plus de deux mètres de haut, et il avait une cage thoracique énorme. Son visage était plat, et de l’os de son nez crêté remontait sur son crâne chauve. Ses yeux étaient immenses, et n’indiquaient  aucune trace de pupille, tandis que sa bouche  cornue formait un M étrange, qui s’incurvait vers le bas, cruelle et sans lèvres. »

Alors vous, je ne sais pas mais moi direct, je me dis en les voyant que ça pue sévère ( et je pense que Mimine aurait été d’accord avec moi.). On a l’impression de voir la mort en face.

Ah d’ailleurs, vous aies-je précisé que les Daroths étaient cannibales ? Sympathique non ? On a tout de suite envie de les inviter à la maison.
Autant dire que dès qu’ils arrivent dans le récit, on se dit que tout ça ne va pas être une partie de plaisir. Je vous rappelle qu’on partait déjà avec un guerrier, mi-homme mi-démon (Kaamelott private joke : et re-mi ours derrière.) passablement schizophrène, un Duc inconscient obsédé par le pouvoir d’une perle, une terre privée de sa magie, la guerre et la peste. Bref, ça sent la fin du monde, la magie, les batailles désespérées et sanglantes, les morts tragiques et on plonge là-dedans avec délice car David Gemmell est un conteur extraordinaire.

Accrochés à sa plume, les yeux écarquillés, la bouche ouverte, le souffle court, on se lance dans la bataille, tournant les pages à un rythme effréné. 352 pages d’une épopée palpitante  qui se dévorent en à peine plus d’une journée pour un bon lecteur. Sommeil et Toilets Breaks included.  Au final, je dois vous l’avouer, gourmande que j’étais, j’ai regretté qu’il n’y ait pas de suite, tant que je m’étais amusée. Dark Moon est incontestablement du bon, du grand Gemmell. Un roman qui nous rappelle à quel point le monsieur était un maître du genre. Peut-être même Le Maître.

9 commentaires

  1. Mince. Si j’avais su on aurait pu se faire une autre LC xD il est dans ma PAL. Comme je ne connais pas du tout Gemmell encore (non me tape pas !) J’ai voulu prendre un « one-shot » pour voir si j’adhérais à son univers. Ton article me pousse dans la direction du oui… à confirmer xD

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