Have you met… Jim Broadbent ?

Source Radiotimes

Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais vous connaissez sûrement sa tête. Personnalité marquante du cinéma et du théâtre britannique, sa présence (régulièrement dans les seconds rôles) annonce souvent un film savoureux et/ou un casting de qualité.

Alors, Have you met Jim Broadbent ?

Fiche signalétique.

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Source Radiotimes

Nom complet : James (Jim) Broadbent.

Profession: acteur, comédien.

Née le : 24 mai 1949

Nationalité : britannique

Signes distinctifs :  Le meilleur des seconds rôles. Bonne bouille.

Jim Broadbent en films et en personnages.

Jim Broadbent c’est avant tout un visage ouvert, franc, extrêmement expressif. Une bonne bouille qui marque quand on l’a croisée une fois et qui semble pouvoir tout  jouer : du père de Bridget Jones au diabolique Frank Butterman dans Hot Fuzz, au mari de Margaret Tchatcher dans The Iron Lady ou à l’ambigu professeur Horace Slughorn  dans Le Prince de Sang-Mêlé.

Et là, je vois vos cerveaux turbiner à fond et s’illuminer : Ah ! Mais  ouiiii ! C’était lui !

Oui. C’était lui.

C’est un mystère Jim Broadbent. Un mystère que j’adore. Destiné au théâtre, par vocation familiale, ses parents étaient comédiens amateurs et son père, designer d’intérieur, avait crée un théâtre, il oriente rapidement sa route vers le cinéma et la télévision pour une carrière qui dure depuis 36 ans déjà.

Et il y devient l’un des meilleurs seconds rôles du cinéma, salué et récompensé de multiples fois par la critique, comme pour Iris (2001) pour lequel il remporte l’Oscar du Meilleur Second Rôle, Topsy-Turvy (1999) qui lui vaut une Coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise ou encore un Week-End à Paris qui lui ramène la Coquille d’Argent du meilleur Second Rôle au  Festival de Saint-Sébastien. Un BAFTA pour le meilleur second rôle lui échoit aussi pour sa performance dans le rôle d’Harold Zidler, le directeur du Moulin Rouge (2001).  Mais que quelqu’un donne un beau rôle titre à cet homme !

Surprenant Jim Broadbent. Polyvalent en dit avec raison l’Internet Movie Database. Polymorphe dirait Harry Potter. Talentueux ! dit June. Car, il est certain qu’il en faut du talent pour parvenir à se balader aussi aisément d’un genre à l’autre, du cinéma britannique au cinéma américain, d’un film comme Gangs of New-York où il joue le politicien véreux Boss Tweed à Indiana Jones (le doyen d’université Charles Stanforth), Le Monde De Narnia (le professeur Kirke) ou Victoria, les jeunes années d’une reine (le roi Guillaume).

Il en faut du talent avec une bouille et un regard si inimitables, parvenir à se fondre aussi habilement d’un personnage à l’autre. Jim Broadbent fait partie de ces acteurs que j’affectionne particulièrement. De ceux qui font leur chemin dans ce métier, tranquillement, sans heurts, sans rechercher la gloire, mais avec passion, conviction. L’air de rien, il se balade, touche à tout et marque nos esprits de cette aura inexplicable qu’il promène avec lui.

Il y a des acteurs qui sont faits pour briller, peu importe où ils sont au cinéma, quelle que soit leur place sur la scène : Jim Broadbent est de ceux-là. De ceux que j’ai toujours plaisir à croiser au détour d’un film et que j’espère pouvoir retrouver encore longtemps.

Ps: Et si je glissais à l’oreille des accros de la série que Jim Broadbent sera au casting de la 7ème saison de Game of Thrones qui sera diffusée au mois de juillet…

 

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[En raison des récents événements, je termine cet article par un aparté, pour dire à nos amis du Royaume-Uni, que peu importe le Brexit et la politique, aujourd’hui on pense à eux, car le deuil, la souffrance (et les cons extrémistes aussi apparemment,) n’ont pas de frontières. Ne vous laissez pas diviser par la peur et le haine. Stay strongs, guys….]