White Collar

L’expression White Collar, comme vous le savez probablement, désigne des personnes dévolues à un travail de bureau. Cela se réfère à une certaine époque où une distinction sociale s’opérait par la tenue de travail : ceux qui travaillaient à l’usine portaient des bleus de travail, tandis que les autres travaillant dans les bureaux, en chemise, étaient des cols blancs. 

Par extension en langue anglaise,  a white collar crime  est un crime  « commis par des gens qui travaillent dans des bureaux, et qui consiste à voler de l’argent secrètement à des entreprises ou au gouvernement, ou à obtenir de l’argent de manière illégale ». Un faussaire ou un arnaqueur de haute volée en somme. 

Pourquoi diable, je vous raconte tout cela ? Tout simplement car White Collar est la série que July a choisi de décortiquer pour vous aujourd’hui. Et que cela a un certain rapport avec le pitch de la série. Oui je travaille mes chroniques moi ! Au lieu de béer devant Matt Bomer comme July, qui semble à deux doigts de faire son coming out (c’est sa femme qui va être surprise !).

Ceci dit, je râle, je râle mais il dit quand même des trucs intelligents. Et drôles, car il est en forme le bougre ! Même s’il va un peu loin. [Quand je commence à devoir ajouter des notes aux notes de July, c’est qu’il exagère.] Alors je vais vous laisser découvrir sa chronique… béate !


Ayant envie de faire un peu de nostalgie[1] et étant pris d’envie d’enquêtes policières, j’ai vu ces derniers temps White Collar (de son magnifique titre VF FBI : Duo très spécial[2]) que je n’avais pas vu lors de sa diffusion. White Collar, keskecé ? C’est une série policière de 6 saisons de 16, 13 ou 6 épisodes (en fonction des saisons) de 40-45 minutes et qui raconte les enquêtes d’un agent du FBI, Peter Burke prenant comme consultant Neal Caffrey, le voleur qu’il a arrêté. La série fut diffusée sur USA Network entre 2009 et 2014.

Ledit voleur n’est ni plus ni moins qu’un arnaqueur et voleur d’art, un peu façon Danny Ocean, et c’est là que la série prend tout son intérêt. En effet, les enquêtes portent sur des faussaires, des voleurs d’art, de trésors, et aux Indiana Jones modernes qui pensent néanmoins que la place de ces œuvres n’est pas dans un musée. C’est plus un Arsène Lupin[3] qu’un Indiana Jones en fait. Mais il est très charismatique, ce voleur. Interprété par le beau Matt Bomer[4], il nous laisse le suivre, nous envoûter, et l’on n’est pas insensible à son charme. Sauf que le Neal Caffrey en question est en prison, coincé par Peter Burke, l’agent du FBI. Ce dernier lui propose donc une liberté conditionnelle à condition qu’il l’aide à résoudre des affaires de crimes financiers ou de trafic d’art. Neal qui n’a pas supporté de se faire Caffrey[5] par l’agent, accepte. Le deal est le suivant : si Neal parvient à aider l’agent Burke, il sera libre à terme. Sinon… retour à la case prison, ne touchez pas 20 000 Francs[6].

Il faut dire que la chaîne USA Network est assez spécialiste du polar atypique : elle a lancé Covert Affairs, Suits, les 4400, Psych… Bref, que des trucs sympas sans prise de tête. On est là aussi dans ce cadre, un divertissement proche d’Arrête-moi si tu peux[7] et de La Chèvre en même temps. Si si, c’est possible. Donc ici, je résume, nous avons à ma droite, un agent du FBI qui n’avance pas dans ses investigations (incarné par Tim DeKay que vous avez peut-être vu dans Carnivale, ou La Caravane de l’étrange en VF), et à ma droite, celui qu’il a passé sa vie à traquer, qui est le spécialiste de l’entourloupe à dix millions de dollars. Comme personnages secondaires, nous avons le meilleur ami et associé de Neal, interprété par Willie Garson (si, vous savez, ce chauve à lunettes qu’on voit partout depuis Sex and the City dans le rôle de Standford Blatch, à White Collar dans celui de Mozzie, en passant par 3 épisodes de Stargate SG-1), ou la femme de Burke, jouée par je ne sais pas qui, mais qui tient dans la série une galerie, lorsqu’elle n’est pas aux petits soins pour son mari (avouez qu’elle est vachement dispo et compréhensive, et je suis à la limite de dire qu’elle n’est malheureusement qu’un faire-valoir).

La série a un avantage : elle ne se prend pas pour ce qu’elle n’est pas et a compris qu’elle n’est pas la série qui fait d’elle l’apogée d’un style. Ce n’est pas la plus originale, ni la plus intelligente, mais y’a une bonne bande son, des costards bien taillés, des acteurs décontractés et on sent presque l’odeur de New York. Ah non pardon, c’est moi qui ai… [« Non, Pumba, pas devant les enfants… – Pardon. – HAKUNA MATATAAAAAA ♫♪♫»].

L’enquête n’est pas d’un suspens impressionnant mais on regarde plus ce petit jeu de dupe qui régit les deux personnages principaux. On ne pense pas une seconde que le gentleman-cambrioleur[8] va tomber, mais on voit dès le pilote que les deux vont devenir des amis. La série feuilletonne doucement en ayant cependant des enquêtes variées.

On se laisse porter, c’est pas prise de tête et c’est bien agréable en ces temps où une série se doit d’être intello. Bref, on aime bien White Collar. Par contre, faudra dire quand même aux traducteurs que FBI : Duo très spécial, comme titre VF, ils auraient pu trouver mieux. M’enfin, je pense que l’on en est plus là. Autant se faire plaisir en regardant la série… en VO, of course (de chevaux[9]).

July

[1] Non, June, pas la radio. Quoique… Autre chose que Nostalgie, on connaît les paroles ? Ouais, non c’est bien ça. Merde. J’suis vieux aussi. Nota de June : Et pan ! Boomerang ! Boomerang !

[2] Véridique, malheureusement.

[3] Les livres de Maurice Leblanc, j’en ai Lupin. OK, je sors.

[4] Ne cherchez pas, les filles, il est gay. M’enfin bon, c’est un peu comme l’équipe de France de foot, ce n’est pas parce qu’on ne peut pas avoir la coupe qu’on ne peut pas la regarder.

[5] Ben oui, mais en même temps, c’est lui Caffrey des conneries, pour finir en prison. Bon OK, j’arrête les mauvaises blagues sur Caffrey. Note de June : July, va donc courir tout nu dans des orties !

[6] Je vous vois venir, mais le Monopoly de mon enfance, c’est sacré. On touche 20 000 Francs et non 2 000 €, merde quoi. À la limite, on garde le montant des prix et on remplace les Francs par des Euros. Sérieusement, un terrain Rue de la Paix à 4 000 € ? J’ai des doutes, mon appartement m’en a coûté 100 fois plus et je suis en banlieue à une demi-heure de Paris…

[7] Hey, June, on devrait en faire un podcast un de ces jours, de celui-là, non ? Ne me regarde pas comme ça car

  • tu sais qu’on va le faire, ce podcast sur Arrête-moi si tu peux car tu sais que j’ai eu une super bonne idée ; Nota de June : Prends ton agenda ! Nota 2: C’est une bonne idée mais tu mérites quand même les orties pour les jeux de mots. 
  • j’aurais pu faire une blague pourrie en disant « Hey June, don’t make it bad, take a sad song and make it better, remember to let it into your hart, then you can start and make it better… ♫♪», mais je ne l’ai pas faite. Nota de June : Tu viens de la faire…

[8] Big-up Jacques Dutronc.

[9] Et ne vous plaignez pas pour cette dernière blague, j’aurais pu dire « of course (à pieds) », et là, vous auriez dû marcher. Nota de June : July, tu sors !