Que ma Joie Demeure !

Fiche technique

Création : Alexandre Astier

Mise en scène : Jean-Christophe Hembert

Type de spectacle : pièce de théâtre

Première le : 5 avril 2012

Que ma Joie Demeure  : l’harmonie du rire et de la connaissance

Nous voici en 1733, à Leipzig. Le Thomaskantor de l’église Saint-Thomas, Johann Sebastian Bach accueille, un peu contrait et forcé, les pauvres manants que nous sommes, pour une leçon de musique, portes ouvertes. Et quelle leçon que celle-ci !

Des bases élémentaires du solfège, nous glissons peu à peu dans la vie du compositeur de génie qui se tient devant nous. Par de subtiles transitions, on évoque tour à tour son travail d’organiste et d’expert, ses compositions, ses goûts musicaux, les courants musicaux de l’époque, mais aussi des aspects plus privés de sa vie comme ses enfants, sa dépression ou sa santé.

On m’avait dit de ce spectacle qu’il était plus sombre, moins drôle. J’y ai trouvé un Alexandre Astier virtuose. Sachant parfaitement jouer du rire et du grave pour intéresser son public, sans pourtant mettre de côté l’historique.
J’ai été touchée et j’ai ri.
Beaucoup.
Je me suis amusée et j’ai appris des choses.
Sans m’ennuyer jamais.

Non elle n’est pas drôle à proprement parler la vie du Thomaskantor Johann Sebastian Bach. Perdre dix enfants en bas âge, être dépressif et jalousé par ses collègues, cela n’a rien d’une sinécure. Mais Alexandre Astier se joue des sujets les plus ardus, les transformant en une partie de plaisir. Néophytes ou connaisseurs avertis, chacun y trouve son compte dans Que ma Joie Demeure. Et de Bach, tous perçoivent alors l’esprit brillant, la virtuosité, qu’il nous parle de la perfection du contre-point ou de la difficulté pour un orgue de sonner juste si on y loge une ruche.

 Sous le vernis de l’humour, comme Alexandre Astier l’appelle, tout cela est parfaitement sérieux. Parfaitement exact. Comme à son habitude, il a pris son sujet avec passion, à bras le corps, et le maîtrise sur le bout des doigts, à l’instar de ses partitions.  Rien que le titre du spectacle  est déjà une référence à une composition de Bach. Et nombre de points historiques ou de personnages viendront émailler le spectacle.

Sérieux certes, mais avec le sourire. Notre Sire Astier a ce don, ce truc qui fait de l’humour un liant pour que la recette prenne. Toujours chez lui, humour et connaissance marchent ensemble. De Bach, il nous fait saisir la complexité de l’homme, le génie du musicien, la recherche d’une pureté presque divine dans la musique, sans pourtant jamais, au grand jamais, ennuyer son spectateur. A l’écouter faire vivre le compositeur, même le néophyte, le profane perçoit l’harmonie profonde de la musique de Bach.

Comment rire et faire revivre Bach en lui donnant sa juste place. C’était un sacré challenge et il fallait  l’oser. Alexandre Astier l’a fait. Et pour cela, notre joie (de spectateur) demeure.

Ne vous laissez surtout pas rebuter par le sujet et franchissez le seuil de l’église Saint-Thomas pour cette détonante leçon de musique. Laissez-vous guider. Découvrez, riez, apprenez… Vous ne le regretterez pas.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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