Have you met … Bruce ?

Il est l’homme qui contrarie toujours à l’improviste les plans des méchants, allemands ou russes de préférence. C’est le seul à donner dans un genre très particulier, le film d’action de Noël avec une punchline de référence.

Tandis que Bigre dans son What’s your name vous évoque sa voix française, je vous propose de retracer comment cet acteur américain à l’allure décontractée est devenu l’incarnation du héros dans les années 80 et 90.

Have you met Bruce Willis ?



Fiche signalétique

Nom complet : Walter Bruce Willis

Né le  : 19 mars 1955

Nationalité : américain (mais né allemand en ex- RFA)

Profession : Acteur, musicien, producteur

Signes distinctifs : Always find a good day to die hard.

Petite introduction

Attiré par la scène depuis le lycée, c’est après différents petits boulots que Bruce Willis décide de franchir le pas en se lançant dans une carrière d’acteur et les études qui vont avec. De là partira une longue et prolifique carrière de 37 années (115 films et séries) dont la série Clair de Lune (1985) marquera le premier jalon important. Mais à 63 ans, en dépit de quelques échecs, l’acteur à la calvitie la plus classe du cinéma n’est pas décidé à raccrocher, puisqu’il est revenu dans les salles obscures en 2018 avec Death Wish, film d’action pur jus.

Bruce Willis : le bon samaritain

A l’instar d’acteurs comme Sylvester Stallone ou Arnold Schwarzenegger , qu’il côtoie d’ailleurs dans The Expendables, Bruce Willis excelle dans l’action et la comédie. Mais l’acteur s’ingénie à varier les genres :

  • Du fantastique : Unbreakable (2000), Glass (2019)
  •  Du thriller : Sixième Sens (2000), Pulp Fiction (1994), Slevin (2006)
  • De la science-fiction : Le Cinquième Element (1997), L’armée des 12 singes (1996), Armageddon (1998)
  • De l’action  pur jus : RED (2010), Die Hard (1988), Sin City (2005), The Expendables, 
  • De la comédie : Mon voisin le tueur (2000), Moorise Kingdom (2012)

S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher à Bruce Willis c’est d’être frileux. Il se frotte à tout, avec plus ou moins de succès. Il fait même une incartade dans l’humour noir à contre-emploi avec l’excellent La Mort vous va si bien (1992) de Robert Zemeckis et double en version originale le bébé dans Allo Maman ici bébé ( 1989).

Malgré tout cela, il devient à travers ses rôles l’incarnation d’un personnage type : le héros malgré lui.

Die Hard : Yippee ki-yay, mother fucker !

En 1988 sort Piège de Cristal, le premier volet de la trilogie Die Hard. [Petit aparté : Fi des suites, reboots, prequels et autres somptueuses bouses à gros budgets ! Dans sa version culte Die Hard est une trilogie. Ce n’est pas quelque chose qui se discute. Fin de l’aparté.]
Bruce Willis y incarne John McClane, un policier désabusé dont le couple s’effiloche face à la réussite de sa femme Holly. Alors qu’il se rend à Los Angeles pour Noël afin de tenter de recoller les morceaux, la société où travaille son épouse se trouve prise en otage par une bande de malfaiteurs. A la tête de celle-ci se trouve le charismatique mais machiavélique Hans Grüber (incarné par Alan Rickman). Enfermé à l’insu de tous dans le Nakatomi Plaza, à l’instar des autres otages, John McClane va évidemment tout faire pour mettre des bâtons dans les roues des criminels et sauver tout le monde. Pas exactement le genre de programme de Noël dont il aurait rêvé.

Et ce pauvre John McClane a souvent fort à faire à Noël, puisqu’en 1990 c’est au tour de l’avion de sa femme d’être pris en otage dans 58 min pour vivre, alors qu’elle le rejoint à Washington pour les fêtes. A croire qu’elle le fait exprès.

Toutes ces histoires, ça finit tout de même par peser sur son mariage à McClane et quand on le retrouve en 1995 pour With a vengeance, il est seul avec une solide gueule de bois. Seulement voilà, la vengeance est un plat qui se mange froid et un certain Simon Grüber  (Jérémy Irons) est bien décidé à faire un buffet froid tout en se remplissant les poches. Et voilà comment on se retrouve à jouer à un dangereux Simon Says avec une migraine.

John McClane est un type ordinaire. Pas un mari, ni un père formidables. Pas non plus un officier de police émérite. Seulement un type ordinaire, désabusé, avec un humour laconique et un bon fond. Ce sont les événements qui le poussent à devenir un héros.

C’est cette image de héros en galère qui va coller à la peau de Bruce Willis de films en films. A travers les années 80 et 90, tandis qu’Harrison Ford suscite des vocations en archéologie, option aventure, Bruce Willis, lui, protège les gens. Il est le bon Samaritain malgré lui. Et le public l’aime pour ça.

La vie est menacée sur Terre et il faut protéger le 5ème élément, who you gonna call ? Ghost… Bruce Willis !
Il faut aller faire exploser dans l’espace un astéroïde qui menace la Terre. Formation d’astronaute moins de 24h, Bruce Willis !
Besoin d’un héros incassable pour nous protéger tous ? Bruce Willis.
Sauver un enfant autiste qui a découvert un code de cryptage gouvernemental top secret ? En aider un autre qui voit des trucs bizarres ? Ou encore un autre à prendre sa revanche ? Bruce Willis !
Un impact sur votre pare-brise, Bruce… Ah non flûte, ça c’est CarGlass !

Policier, psychologue, tueur à gage, militaire, peu importe qu’il soit tout blanc ou dans la zone grise, petit à petit dans l’inconscient populaire, l’acteur s’est imposé sur le grand écran comme une figure rassurante. Il est celui qui transgresse l’autorité tout en représentant la morale.

Il faut dire que du haut de ses 1.83m, il en a la carrure. Pas le genre de physique à la  Brad Pitt ou Chris Hemsworth, il fait type ordinaire, Bruce. Baraqué mais pas trop, une bonne bouille, le regard malicieux, il dégage une sorte de sympathie naturelle, même quand il joue un infâme salopard. Il a cette forme d’aisance qui fait qu’on lui reprocherait presque de jouer trop facile. Pourtant quand on voit la diversité de sa filmographie, on se dit que ce serait tout de même un peu abusé. On ne peut pas nier qu’il ait tenté de se détacher de cette image.
Mais sont-ce les rôles qui sont écrits pour Bruce Willis, comme une aura qu’on ne saurait décoller ou Bruce Willis qui est particulièrement à son aise dans ces rôles ? C’est la problématique de l’oeuf et de la poule.

En tous cas, que ce soit dans RED ou The Expendables, on ne peut lui nier un certain sens de l’autodérision.

Le fait est qu’il faut tout de même avoir un certain talent pour manier une telle image et pouvoir traverser 37 ans de carrière tranquille. Peut-on dire que Bruce Willis est un grand acteur ? C’est une bonne question à laquelle je ne répondrais pas, car je crains que l’affect que je voue à ses personnages et à certains de ses films ne brouille mon objectivité. Comment poser un jugement quand on a grandi avec Bruce Willis ?

Une seule chose est certaine : il fallait déjà être un sacré bon acteur pour réussir à s’attirer la sympathie de générations différentes de spectateurs et faire de bons films d’action des films cultes. Même si ces dernières années, on ne peut pas dire qu’il nous ait gâtés…

Allez sur ces bonnes paroles je vous rappelle que c’est bientôt Noël. L’occasion parfaite de regarder LA trilogie de Noël par excellence : Die Hard.
En revanche, Bruce, un dernier mot entre nous :  Die Hard avant, après, au milieu… hein…on arrête chaton…

Yippee ki-yay, mother fucker à tous et rendez en 2019 pour Glass

Have you met...

juneandcie View All →

“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

3 commentaires Laisser un commentaire

  1. A reblogué ceci sur Bigrebloget a ajouté:
    Ce soir les enfants, la Califette et moi-même vous proposons un combo d’acteurs liés par les cordes vocales (ou presque), et surtout, nous allons tenter de vous donner envie de revoir les films d’action qui ont marqué ces trois dernières décennies! 🙂
    Alors, vous connaissez Bruce, non? XD

    Aimé par 1 personne

  2. XD J’ai ri… J’ai ri mais que j’ai ri… XD J’arriverai jamais à faire un article aussi poilant que ceux que tu fais en biographies… XD Faudrait que j’essaie de me refaire une santé. 😉
    En attendant, je me rends compte que je ne me souviens absolument PAS avoir vu Die Hard 2 et 3. Pour moi, seul le premier existe. Et RED. Et Sin City. Et Expendables (oooooh yeah). Et tu m’as appris pour le doublage du bébé. J’ai vu ce film une centaine de fois et je l’ai jamais reconnu… XD

    Aimé par 1 personne

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