Le Diable et Sherlock Holmes

Résumé

Editions du Sous-Sol. Parution : mars 2019. Prix : 23€

Douze enquêtes. Douze histoires improbables et pourtant bien réelles, que Arthur Conan Doyle lui-même n’aurait pas osé concevoir. Du plus incroyable des empires mafieux logé au coeur même du système pénitentiaire à une folle chasse au calamar géant, forme bien réelle du légendaire Kraken, en passant par la mort inexpliquée du plus grand spécialiste de Sherlock Holmes, David Grann nous emmène dans des chroniques criminelles et ses plus folles investigations journalistiques pour nous prouver, s’il en était besoin, que la réalité dépasse parfois bel et bien la fiction.  

Mon avis :

Diable ? Sherlock Holmes ? Voilà qui est alléchant. Clarifions donc d’emblée la situation : si le nom de Sherlock Holmes figure bien en bonne place dans le titre de l’ouvrage, ce recueil a à la fois tout et rien à voir avec le célèbre détective consultant.
Rien, car non il ne s’agit ni de pastiches, ni de nouvelles à la façon de.
Tout, car ces nouvelles criminelles illustrent chacune à leur façon la célèbre citation de Holmes :

How often have I said to you that when you have eliminated the impossible, whatever remains, however improbable, must be the truth?

Et il est certain que Doyle lui-même n’aurait pas dédaigné de frotter son détective consultant à quelques unes  de ces affaires. Le plus grand des mystères étant d’ailleurs la nouvelle d’ouverture qui nous conte la mort dans des circonstances plus qu’intrigantes et mystérieuses d’un des plus grands spécialistes de Holmes, Richard Lancelyn Green.
Et s’il aurait bien fallu le diable pour imaginer certains de ces mystères, il aurait bien parfois fallu Holmes pour les résoudre.

Pour la parenté néanmoins, le lien s’arrête ici. Pas de bon Docteur Watson, ni de 221b, Baker Street. Journaliste de son état, David Grann est un chroniqueur judiciaire qui nous relate ici avec talent les cas les plus palpitants qui ont émaillé sa carrière.
Du reportage journalistique, il fait des nouvelles haletantes où la réalité ne s’efface pourtant pas devant la fiction, nourrie de faits, de preuves, d’éléments scientifiques, historiques ou judiciaires.
De la folle quête d’un scientifique pour trouver une légendaire créature des profondeurs au crime parfait, il emmène son lecteur d’un sujet à l’autre, sans aucun sensationnalisme, mais avec une rigueur journalistique qui se marie étonnamment bien à son talent de conteur.

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Si l’ensemble général a un aspect un peu hétéroclite dans ses sujets légèrement déconcertant, surtout pour qui venait chercher là quelque chose d’holmésien, difficile de nier le côté prenant ou ludique de ces nouvelles. L’auteur sait si bien effacer la distinction entre réalité et fiction, qu’on se laisse facilement prendre au plaisir de la lecture de ces enquêtes. Une lecture dont on ressort, à notre propre surprise, avec une culture générale étonnamment enrichie. A lire donc, comme un bon roman noir, pour faire cogiter nos neurones.

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Publié par

“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

Un commentaire sur « Le Diable et Sherlock Holmes »

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