Et si on regardait… Agatha Christie ?

En hiver, chacun a ses petits hobbies pour lutter contre le froid et l’absence de lumière. Certains tricotent ou font du crochets. D’autres entament des puzzles de 8000 pièces. D’autres encore collectionnent les plaids. July, lui, enquête et part sur les traces d’Agatha Christie.



Mes petits chats, j’ai failli être à court de séries à chroniquer[1]. Alors je me suis mis à regarder Agatha Christie. Pas littéralement, of course, sinon je me serais retrouvé à regarder ceci :

Pierre tombale Agatha Christie

Je n’ai non plus pas regardé la série Hercule Poirot des années 1990-2000 ; disons que je préfère le travail qu’a fait Sara Phelps, d’après Agatha Christie. En effet, cette scénariste a adapté 3 livres en séries : Témoin indésirable, ABC contre Poirot et les Dix Petits Nègres.

Ces trois séries sont adaptés en 3 épisodes de 55 minutes chacune. La France, allez savoir pourquoi, en a fait 4 épisodes de 40 minutes environ. Faut pas chercher à comprendre, les Français arriveront toujours à nous surprendre.

Ces trois histoires furent traitées de la même façon par Sara Phelps et il est possible d’en faire autant avec les séries, appelées respectivement Témoin Indésirable (Ordeal by Innocence en VO), ABC contre Poirot (The ABC Murders en VO) et Agatha Christie : Dix petits Nègres (And Then There Were None en VO).

Les trois histoires sont différentes mais c’est la seule chose qui diffère.

  • Pour Témoin Indésirable, tout commence le soir de Noël 1954, lorsque la richissime Rachel Argyll est assassinée à Sunny Point, le somptueux domaine de la famille. Le fils adoptif Jack est vite inculpé. Il ne sera jamais jugé : il meurt en prison avant son procès. Dix-huit mois plus tard, un inconnu se présente chez les Argyll, assurant détenir la preuve de l’innocence de Jack. S’enchaîne alors un mécanisme de rouages pour savoir qui il est, s’il dit vrai et… qui a tué Rachel.
  • Pour ABC contre Poirot, l’histoire se passe en 1933, avec Hercule Poirot, qui coule une retraite paisible. Soudain, Alexander Bonaparte Cust arrive à Londres et s’installe dans une pension glauque. Avec sa machine à écrire, il tape des lettres, signées d’un mystérieux ABC, qu’il envoie à Hercule Poirot. Dans ces lettres, ABC explique à demi-mot son jeu macabre : assassiner, dans l’ordre alphabétique, des personnes dont le nom et le prénom commencent par la même lettre que la ville où le meurtre a lieu. Le détective décide d’enquêter mais se heurte à l’inspecteur Crome. Sur chaque scène de crime, Poirot retrouve un indicateur des chemins de fer ouvert à la lettre correspondante et taché de sang. Peu à peu, Poirot commence à faire le lien entre lui, ces villes et les personnes assassinées.
  • Enfin, pour les Dix petits Nègres, nous sommes en 1939, dans une Europe au bord de la guerre. Dix personnes qui ne se connaissent pas (huit invités et deux domestiques) se retrouvent sur « Soldier Island» (l’Île du Soldat). Isolés du continent, leur hôte N. O’Nyme mystérieusement absent, ils se retrouvent tour à tour accusés de crime. Après que deux personnes ont trouvé la mort, les autres comprennent qu’un meurtrier est parmi eux.

Autant vous dire qu’il y a trois histoires qui m’intéressent. C’est vrai, je suis un peu tel ma grand-mère devant Derrick : je cherche le coupable. J’ai fait cela dans les trois histoires présentés ci-dessus, mais il y avait de quoi brouiller les pistes : un casting merveilleux. Charles Dance (le père Lannister, c’est lui…) ou Toby Stephens (Black Sails, c’est lui) dans les Dix Petits Nègres, Bill Nighy dans Témoin indésirable ou John Malkovich dans ABC contre Poirot.

Il y a également une ambiance quasi-parfaite. Dans cette série, ça pue l’embrouille à plein nez. Ca sent le meurtre à dix kilomètres à la ronde. On s’accuse, on se trahit, on s’assassine un peu plus, et on se demande parfois qui sera le prochain On ne sait pas forcément où donner de la tête et on ne sait pas qui est le coupable. On ne le découvre qu’au dernier moment (j’avais bon dans 2 enquêtes sur 3 quand même !), et souvent avec un dernier twist quasi parfait que seule Agatha Christie pourrait voir venir. Oh, wait……

Au final, pour les longues soirées d’hiver qui commencent à 16h, je vous conseille ces trois séries. Une fois entamées, on a du mal à décrocher. On est pris dans cette ambiance policière et de suspicion permanente. Préparez le thé ou le chocolat chaud et posez-vous sur votre canapé : vous n’en sortirez que plus heureux.

July

[1] À ne pas confondre avec Kro-niquer, ce que font la plupart des étudiants qui mélangent mauvaise bière et coït lors de leurs soirées. Pour ma part, je préfère a minima la Leffe… D’où ma non-participation à ces soirées.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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