Workin’Moms :  flawed & ambitious women.

Workin’Moms : Fiche technique

Sortie : 2017
Saisons 6– Episodes 70/ 10 à 13 par saison x 22 min
Chaîne / Plateforme : Netflix
Production :
Scénariste : Catherine Reitman
Casting : Catherine Reitman, Ryan Belleville, Danielle Kind, Juno Rinaldi, Enuka Okuma, Nikki Duval, Sarah MacVie, Philip Sternberg

Synopsis

A Toronto, Kate et Anne sont amies depuis le lycée. Elles ont fait les 400 coups ensemble, l’une a rencontré son mari au mariage de l’autre, elles se supportent dans les bons et les mauvais moments, et s’engueulent aussi sérieusement parfois.

Accro au travail, Kate mène une carrière de battante dans la com’, tandis que Anne a ouvert son cabinet psychologue à domicile.

Après avoir bénéficié d’un congé de maternité, les voilà de retour sur le chemin de leur activité professionnelle respective, tout comme Frankie et Jenny. Mais force est de constater que la maternité change un peu les règles du jeu.

Alors, régulièrement, toutes les quatre se retrouvent au sein du groupe de paroles animé par Val, où elles partagent et comparent leur expérience de femmes, tant autour de la maternité que de la parentalité, mais aussi dans leur vie de couple, leur sexualité et leur carrières respectives.

Des parcours aussi différents et détonants que leurs personnalités respectives, qui tracent un portrait aussi corrosif que drôle et tendre de ces workin’ moms dans notre société moderne.

Workin’ Moms : flawed & ambitious women

Ouhlà, on ne va pas se faire une série autour du baby-blues et de l’allaitement quand même ? C’était aussi ma première réaction face au pitch de Workin’Moms, mais ma curiosité a tout de même été piqué par le nom de Catherine Reitman (fille d’Ivan Reitman) au scénario alors je me suis lancée.

On va parler couche, bébé et biberon ? Oui et non.

Si dans sa première saison, Workin’ Moms choisit de prendre le retour post congé de maternité comme point de départ du parcours de ses protagonistes, la série choisit rapidement d’élargir son angle attaque pour évoquer à la fois la place des femmes par rapport à leur rôle de mère, mais aussi la parentalité, notamment au sein du couple, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel. Comment le passage du rôle de conjoint à celui du parent influe sur le quotidien, sur le couple dans son équilibre, sa relation à l’autre, son rôle de parent.

La série met d’ailleurs des personnages à l’expérience et aux parcours très différents pour explorer comment la maternité est une expérience radicalement différente pour chacune. Ce qui n’empêche pas de se retrouver dans des galères communes.

Ouhlàlà June ! Ca a l’air aussi palpitant qu’un cours de psychologie sociale en pleine canicule, ton affaire.

Eh bien, détrompez vous. C’est tout bonnement barré et parfois assez cru. Pour servir leur propos, les scénaristes n’hésitent pas à placer les personnages dans des situations extrêmes, excentriques ou même rocambolesques.

Même si on n’échappe pas à quelques maladresses, avec quelques lieux communs en première saison qui confinent autant au vécu qu’au cliché, l’humour et la dérision sont omniprésents dans Workin’Moms.

Il ne s’agit pas de dresser un tableau noir ou blanc de la maternité ou de la féminité. Mais plutôt de venir mettre en relief la dualité qui peut exister entre la place de femme et de mère.
A quel point, la maternité redistribue les cartes tant au niveau des priorités que des attentes que la société dans son ensemble va avoir par rapport à une femme.

Il s’agit aussi de souligner le challenge permanent que représente le fait de parvenir à trouver perpétuellement un équilibre entre tous ces points.

Faire face à la question d’être une bonne mère (et qu’est-ce qu’une bonne mère ?!) mais aussi une épouse présente qui apporte son appui et une professionnelle avec de l’ambition.

Faire face à la réalité d’être une femme ET une mère dans une société et un monde du travail dont les règles sont faites pour les hommes.

Au le désarroi de Anne, pourtant psychologue, face à l’adolescence de sa fille Alice répondent le côté perpétuellement dépassée de Kate déchirée entre ses enfants et son travail, le burn-out maternel de Frankie ou l’impuissance de Val, mère célibataire face à ses deux fils.

Chacun de ses personnages ne représente pas une facette des problématiques des femmes et/ou des mères. Elles sont ensemble un kaléidoscope coloré, imparfait et pétillant, où le parcours de l’une vient éclairer celui de l’autre.

Féministe Workin’Moms ? Oui, sans aucun doute.

Mais pour autant les hommes ne sont pas oubliés, car le couple comme le travail sont au centre de la série. Soutien, obstacle, amant, juge, coupable ou même victime, ils sont loin d’être relégués au second plan, puisqu’ils sont un élément indissociable de la dynamique dans laquelle se débattent ces dames.

Dans ces rôles masculins, on notera au passage en saison 1 l’apparition de Dan Akroyd, venu jouer le père de Kate (incarné par Catherine Reitman). Un joli clin d’oeil au véritable père de celle-ci, son comparse Ivan Reitman, réalisateur de Ghostbusters.

Au fil des saisons, la série s’est rôdée et a forgé sa marque pour en arriver à cette saison 6, totalement addictive.
Elle s’est enrichie d’intrigues, de rebondissements permettant d’aller toujours plus profond dans la complexité des personnages. Celui d’Anne, en particulier, est assez fascinant dans son évolution.
De nouveaux personnages ont aussi fait leur apparition, comme celui de Sloane, dont on attend le développement.

Une saison 7 a été prévue pour cette série canadienne et devrait débarquer sur Netflix, début 2023, si les rumeurs sont exactes.
Reste à savoir ce que la série pourra encore explorer, avant de prendre le risque de tourner en rond. Jusque-là les scénaristes ont fait preuve d’une inventivité à toute épreuve. En témoigne le cliffhanger de cette saison 6 qui vous laisse un peu en PLS.


Enfin, si je ne devais ajouter qu’une chose pour conclure, c’est que sous son côté sans filtre et excentrique, sous son humour parfois cru et un peu corrosif, Workin’Moms nous dit une chose essentielle : la seule mère parfaite que vous puissiez être, c’est celle qui convient à vos enfants. Et la seule femme parfaite que vous puissiez être, c’est celle que vous êtes vraiment.

En guise de post-it, je vous laisse ce joli mot fait par Catherine Reitman pour la fête des mères. Soyez des battantes !

source Instagram Catherine Reitman

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