The World’s End / Le dernier pub avant la fin du monde

Source allociné

Et nous voilà partis pour le dernier opus de la Cornetto Trilogy. Un cornet vert cette fois-ci.

Allons-y ! On refait la séance.

Fiche technique

Sortie: Août 2013

Réal: Edgar Wright (of course)

Scénario : Edgar Wright  / Simon Pegg (non sans rire ?)

Casting: Frost&Pegg, Martin Freeman, Pierce Brosnan (oui après Thimoty Dalton pour Hot Fuzz, ça claque) Paddy Considine (qu’on a également retrouvé dans Hot Fuzz).

L’histoire en deux mots (ou plus)

Newton Heaven, juin 1990, cinq adolescents, un défi : un marathon de 12 pubs en une soirée. Une pinte par pub minimum.

Faites appel à vos souvenirs de soirée pour deviner la suite.

Eh oui le barathon tourne court et perd la moitié de ses participants en route. Je vous laisse imaginer pourquoi.

Vingt ans plus tard, Larry King, ancien meneur de cette joyeuse troupe et looser à la dérive, tente de relancer le challenge en entraînant ses anciens complices, quadragénaires tous proprement casés tant niveau travail que famille.

A force de feintes et de charisme, il persuade  Andy, Steven, Oliver et Peter et les voilà de retour à Newton Heaven, où rien ne semble avoir bougé. A ceci près que tout le monde les a oublié. Les retrouvailles avec le passé s’annoncent plutôt maussades, mais les choses vont vite s’animer.

Entre gueule de bois alcoolique et temporelle, notre fine équipe se retrouve confrontée à un danger qui leur rappelle qu’ils ont un avenir à sauver. Les voilà embarqués dans un barathon infernal qu’il faut finir avant The World’s End. Ce n’est plus une pinte de bière qu’ils ont entre les mains mais l’avenir de l’humanité.

  • Pourquoi le voir ?

Après Shaun of the Dead et Hot Fuzz c’est l’ultime volet de la Cornetto Trilogy . Si vous avez adhéré au concept parodique du trio infernal Wright/Pegg/ Frost, vous ne saurez résistez à la tentation de compléter le cycle.

Ensuite le point de départ de l’histoire est parlant : des potes, des pubs, des défis idiots. En plus on a tous un copain nostalgique un peu lourd, qui n’a jamais su quitter le lycée.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Photo
Source allocine. Copyright Universal/ Working Title

Pour les plus âgés d’entre nous en tous cas. Oui merci de me le rappeler. Dans 30 secondes je vais passer pour une vieille.

Comme l’ont très bien vu les Inrocks dans leur critique (J’ai du mal à croire que je dis un truc pareil. Si ça continue je vais citer Télérama. Sic) le côté parodique de l’histoire ( que je ne dévoilerais pas plus pour ne pas spoiler) ne sert qu’à aborder sur un mode humoristique des sujets comme la crise de la quarantaine, la peur de vieillir, la relation nostalgique au passé etc.

Sauf que bon, c’est quand même la Cornetto Trilogy . On n’est pas là pour servir de grands tirades philosophiques en mode Hamlet. Donc ça part en saucisse grillée passée la première demie-heure. Combats épiques, rebondissements improbables, dialogues insolites, on retrouve le rythme bien trempé d’Hot Fuzz et j’avoue que c’est jubilatoire.

Rien de transcendant, ni de révolutionnaire. Mais une bonne comédie, bien menée où on se laisse embarquer par l’intrigue. De rebondissements en rebondissements, on se laisse surprendre par le dénouement final.

Petite pépite de noisette sur le Cornetto: l’apparition de Pierce Brosnan, inattendu à ce moment de l’histoire et dans ce rôle. Je suis frustrante ? Certes, mais sans spoilers et mon but est tout de même de vous appâter. 

C’est délirant, marrant, sans prise de tête, ça se regarde tout seul. Et pourtant on a bien une idée de réflexion de base sous ce ton de comédie et même plus : la défense du libre arbitre et du choix de foirer sa vie. Mais pour en savoir plus, il faut le voir jusqu’à la fin. (Rire diabolique ici)

On peut choisir d’en tenir compte ou pas. Tout dépend de la façon dont vous avez décidé de regarder le film.

Personnellement je recommande une dégustation entre potes… avec une bonne bière naturellement.

Le Dernier pub avant la fin du monde : Photo Eddie Marsan, Martin Freeman, Nick Frost, Paddy Considine, Simon Pegg
Source allocine. Copyright Universa Pictures International Francel/ Working Title

Les petites anecdotes

– Le retour du fameux gag du saut de palissades qui revient dans toute la Cornetto Trilogy.

– L’idée du Barathon vient d’une expérience de jeunesse d’Edgar Wright qui a tenté le coup avec 15 pubs. Epic Fail.

–  Le film a reçu plusieurs récompenses, entre autres: Critic’s Choice Movie Award 2014 de la Meilleure comédie et meilleur acteur pour Simon Pegg. Empire Awards 2014 du Meilleur Film britannique.