La (petite) revue de presse

Pour tous ceux qui n’ont pas forcément le temps de tout voir ou de tout lire sur l’actualité cinématographique et télévisuelle, petit tour d’horizon des dossiers du mois de juin.
Oui, je suis un poil en retard.

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Studio Ciné Live nous fait le cadeau d’un très complet numéro hors série spécial Séries télé pour clôturer cette saison télévisuelle.

Avec en étendard un dossier très fourni sur Game of Thrones (36 pages!) , ce hors série, je cite :

Brosse le portrait d’une production qui ne cesse de redéfinir le genre.( Fabrice Leclerc, rédacteur en chef)

Les séries en somme.

Un propos qui rejoint le sujet que j’avais déjà abordé dans un précédent article sur la nouvelle place des réalisateurs dans la production des séries télévisées (cf Les séries: le nouveau cinéma des réalisateurs)

Outre son dossier principal, ce numéro célèbre aussi le succès du festival Séries Mania (23% de fréquentation en plus par rapport à 2013) dont la 6ème édition s’est tenue en avril dernier au Forum des Images à Paris.
A noter que la programmation du festival ne se limite pas à la production britannique, américaine ou européenne mais met à l’honneur des séries du monde entier. Web séries incluses.
Plus d’infos => Festival Séries Mania

Deux articles ont encore retenu mon attention.

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Parce que David Tennant participe à un certain nombre d’entre elles ?

Enquête signée par Xavier Leherpeur et Véronique Trouillet, qui n’a pas manqué de susciter ma curiosité. En toute impartialité et objectivité, cela va sans dire. ( Je suis crédible là ? )
Pour ne pas vous spoiler l’article très intéressant, je vous résumé brièvement les arguments évoqués :
1. Les séries réinventent les genres. Elles ne limitent pas à un type défini (historique, polar, science fiction, social). En gros elles croisent les effluves et dans ce contexte ça a du bon.
2. Elles ne produisent pas de héros lisses et stéréotypés. Mais des personnages en lien avec la société ou atypiques Diversités culturelles, ethniques, sexuelles et personnalités hétéroclites. Bref on célèbre la différence quoi ! (Exemple ci-dessous)

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Source StudiioCinéLive. David Tennant dans Doctor Who. Copyright BBC

3. Production artisanale : 1 ou 2 auteurs, un producteur indépendant, un diffuseur impliqué dans la production. Nombre réduit d’épisodes qui évite de diluer l’intrigue.
4. Mettre le prix de la qualité pour un nombre réduit d’épisodes permet de maintenir une certaine exigence sans crever les budgets.

Conclusion : les britanniques roxent du poney. Voilà. C’est tout. C’est la classe.

Objectivité personnelle : -10 points

Pour illustrer cette analyse, suit en illustration un article sur Downton Abbey, histoire de river le clou.

Pour terminer une thématique qui fait encore la lien avec mon précédent article sus-nommé.

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Ou en titre de rubrique : Séries télé, du grand au petit écran. Article signé Véronique Trouillet.
Outre le fait qu’adapter un film en série ça n’est pas facile qu’il n’y apprend que ça demande:
1. De savoir réinventer un univers sur le long terme
2. D’avoir de l’endurance, de la ténacité et de l’imagination pour étirer un film de 2h sur un format de 10 voir 16h sans que cela soit creux, mou ou chiant.

Sans oublier qu’il faut compter avec le premier public, celui qui peut donner ou non l’impulsion du succès, les fans du dit film de départ.
Il y beaucoup de prétendants au trône mais peu qui arrivent à enfiler la pantoufle de verre. Pourtant il y a des succès notables ( Fargo, Hannibal) qui parviennent à définir les règles de l’exercice.
Mais quel est l’intérêt d’un tel défi ? Puisqu’il est si périlleux…

Primo cela attire des cinéastes qui voient dans la télévision un espace de production plus ambitieux, tourné vers l’innovation et la création avec l’idée comme le souligne Steven Soderbergh que la réalisation est aussi importante que la vision de l’auteur.
Cela vous rappelle un propos précédent ? (Toujours réf à Les Séries: le nouveau cinéma des réalisateurs)
Ces réalisateurs contribuent à rapprocher cinéma et télévision, fluidifiant le passage de l’un à l’autre. Ainsi, tandis que la production des séries n’en finit plus de muter et se se réinventer, le cinéma entre en résistance pour continuer à se distinguer.
Finalement, en tant que spectateur on a tout à y gagner. Et on pourra admirer les exercices de style audacieux de l’un et de l’autre côté.

Dans son format classique Studio Ciné Live joue le glamour avant l’été.

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Avec un reportage signé Fabrice Leclerc sur le tournage du prochain James Bond, Spectre. Dont on n’apprend finalement pas grand chose sinon que c’est
–  Mouvementé comme toute grosse production qui coûte très cher.
– Sportif comme un James Bond . Et que Daniel Craig a réussi à se blesser au genou.
– Jubilatoire à tourner. Selon l’interview de Léa Seydoux, nouvelle James Bond Girl.

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Parce que oui c’est quand même top secret. Il ne pouvait pas faire des miracles ce cher Fabrice. Il a du en voir plus qu’il ne pouvait en dire. Et encore, pas sûr.

Cannes oblige, on a le débriefing obligatoire du festival. Un classique toujours utile pour faire le rattrapage quand on n’a pas tout suivi. Oui tout le monde ne peut pas rester des heures devant Canal + pour avoir le résumé du Palais des Festivals.

Mais ce qui m’a interpellée dans ce numéro c’est ce petit article :
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Article, signé par Denis Rossand, qui traite de la discrimination dont sont victimes les femmes réalisatrices aux États-Unis. ( Et non d’un possible retour des Spice Girls.)

Celles-ci ne représentent que 9% de la profession alors qu’elles sont largement présentes dans les prestigieuse écoles de cinéma.

Sexisme, mise sur le ban de touche à dessein, nombreuses sont celles qui ne trouvent pas de travail pendant de longues périodes. L’article est éloquent. Et on peut espérer que la dénonciation de cet état de fait par des institutions sera l’amorce d’un changement.

Dernier opus à signaler, ce numéro spécial Jours de France / TV magazine

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Niveau journaux de référence on fait mieux je sais. Mais c’est une bonne rétrospective bien pensée, organisée par période et type d’émission.
Pas de grandes découvertes à mon sens mais un récapitulatif efficace, bien qu’un peu trop policé.
Le Loft méritait-il vraiment une double page quand les Guignols sont évoqués en quelques lignes et les séries actuelles notamment étrangères, sont réduites à l’anecdotique.
Un peu trop franco-historique (si je peux le dire ainsi) cette folle histoire de la télé est sensée aller jusqu’à nos jours mais elle ignore les évolutions essentielles du PAF de ces quinze dernières années. Dommage.
On a un peu l’impression de résumer la télévision aux deux figures sur la couverture : Michel Drucker et Léon Zitrone.
Je pourrais presque entendre le tic tac du balancier de l’horloge de ma grand-mère.

Sources

Publié par

“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

16 commentaires sur « La (petite) revue de presse »

      1. Il y a de bonnes trouvailles. Notamment au niveau des productions Canal + comme Braquo, des petites audacieuses la Lazzy Company ou des perfectionnistes comme Un village français. Mais finalement on exporte quoi ? Sous le Soleil, Plus Belle la vie. Et un Village français certes mais surtout en Europe. Et on est sérieusement en retard du côté des séries politiques.

        Aimé par 1 personne

      2. Oui les productions Canal sont pas mals ! Mais comme j’aime les sériés politiques et d’avocats, je trouve que les sériés françaises ne dépassent pas les sériés US…. On a beau dire et beau faire, même dans les polociers, un bon Esprits Criminels ne deppasse pas un RIS police scientifique…..

        Aimé par 1 personne

  1. Ton expression « roxent du poney » me dit vaguement quelque chose… 😛
    Hey hey, je l’utilise très souvent aussi !
    Les séries, anglaises ? Meilleures ? Noooooooooon, ou si peu ! Dans mon top 5 des séries favotites, bah y doit y’en avoir 4 au moins qui sont anglaises…
    Gnéééééééééééééééééééééh Daniel Fucking Craig, putain ♥

    Aimé par 1 personne

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