To be or not be

Au milieu de la cohue de discours et de polémiques qui vont vous assaillir aujourd’hui sur où est l’esprit Charlie, reste-t-on Charlie, Charlie a-t-Il changé,  j’aimerais que cet article soit un moment hors du temps.
J’aimerais que l’on se souvienne qu’il y a un an un éclair a frappé nos vies et qu’un instant même éphémère, nous avons su nous lever presque d’un seul bloc pour dire non. Une nation dressée comme un seul homme.
A l’époque de nombreux débats stériles ont éclaté sur le fait d’être Charlie ou non.

Le fameux to be or not to be…

La question a été réduite à une polémique sur les limites de la liberté d’expression qui me mettait passablement mal à l’aise.
Être Charlie pour moi, cela ne voulait pas dire être en accord complet avec la ligne éditoriale du journal. C’était dire symboliquement « Je défends les valeurs de la République et les droits de l’homme et du citoyen. »
Charlie est le premier coup d’éclat d’une guerre nouvelle, sourde et insidieuse qui ne dit pas son nom. Charlie était notre attentat de Sarajevo, notre invasion de la Pologne.
Le 13 novembre, je pense que beaucoup ont du en prendre conscience. Parce-que cette fois, le mal avait frappé aveuglément. Sans raison et sans discernement
Ceux qui avaient attaqué Charlie, un an auparavant, n’avaient fait que donner un coup de semonce.
Cela n’avait rien à voir en réalité avec la croyance de l’un ou l’autre. Cela avait à voir avec la peur. La peur, l’arme de ceux qui veulent nous imposer notre façon de penser, de parler, de vivre.
Alors oui, je suis Charlie, car je suis un être humain libre. Libre de ma conscience, mes actes et mes pensées. Je suis Charlie car je défend cette liberté.
Et je ne veux pas oublier ceux qui sont morts en son nom.
Ni ceux du 07 janvier 2015.
Ni ceux du 13 novembre 2015.
C’est en leur mémoire que nous devons nous battre pour rester unis, tolérant et libres…

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