Mercredi: tous avec Peggy !

Copyright : © Marvel Television / ABC

Non, non, non! Pas Piggy ! Qui a dit ça ? Qu’il se dénonce !

Peggy ! La seule, l’unique: Peggy Carter. Agent Carter pour vous, bande de rigolos !

J’espère pour toi, ô ami petit plaisantin, qu’elle ne t’a pas entendu, sinon tu peux numéroter tes abattis.

Vous l’aurez compris, nous allons débriefer sur la saison 2 d’Agent Carter et me voilà ravie de retrouver cette chère Peggy que nous avions laissée dans de drôles de draps en fin de première saison.

Attention les novices, ça spoile un peu à partir d’ici.

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Souvenez-vous, à la fin de la seconde guerre, voilà Peggy Carter fort marrie et déprimée. Outre la perte de son cher Captain qui ne lui offrira jamais la danse promise, la fin de la guerre a renvoyé les femmes au rôle de potiches et au sein du SSR, notre pauvre Peggy se retrouve plus souvent près de la cafetière que sur le terrain.

Mais celui qui fait partie de l’entourage plus ou moins proche d’Howard Stark n’aura jamais à s’ennuyer dans sa vie. Quand celui-ci appelle Peggy à la rescousse pour le blanchir de sombres accusations, elle n’hésite pas une seconde.

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Copyright : © ABC/Kelsey McNeal

Pourvue par les soins de Stark d’un majordome/garde du corps au flegme très britannique mais au sens de l’action indéniable, le merveilleux Edwin Jarvis, elle se lance dans une aventure dont elle est loin d’imaginer les ramifications cachées et leurs conséquences.

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Aaaah Jarvis ! Copyright : © ABC

Supposés agents communistes, mystérieuses armes, informations dissimulées au sein du SSR, combats, tromperies et coups bas, une première saison haute en couleur, dont le rythme, ni la tension ne s’essoufflent une seule minute et qui se termine sur une mort dramatique… Spoiler et suspens, admirez ce teasing de folie !

Cette saison 2 ne relâche pas la pression. Alors qu’elle tente de poursuivre ses investigations, Peggy est écartée de l’affaire et envoyée à l’antenne de Los Angeles désormais dirigée par l’agent Sousa (Je n’en dirais pas plus sur lui, je vous laisse découvrir certains éléments).

Elle y retrouve au passage Howard Stark qui s’est lancé dans la cinéma (ou le harem, on ne sait pas trop) et ce cher Edwin (Mince j’adore ce prénom !) qui vont lui être bien plus utiles qu’elle ne pourrait l’imaginer en arrivant. Il n’en faut pas plus d’ailleurs pour notre duo de choc repart en goguette sur le terrain.

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Copyright : © ABC

Au passage, on rencontre (enfin !) la femme de Jarvis et oh mon dieu ! Elle est fabuleuse! Insolite, détonante et fabuleuse ! Ma nouvelle meilleure amie et je crois que je ne vais pas être la seule à l’apprécier.

Pensant s’éloigner de ses investigations premières, Peggy est loin de se douter qu’elle va tomber sur un mystère plus profond encore. Cinéma, mystères, espionnage, politique, physique et rififi à Hollywood !

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Copyright : © Marvel Television / ABC

Une saison 2 qui démarre sur les chapeaux de roue. Échauffée par ses précédentes missions sur le terrain, Peggy Carter, plus remontée que jamais, n’est pas prête de lâcher le morceau. Comme dirait l’incomparable Tony StarkElle est extraordinaire ! 

  • Pourquoi embarquer avec l’Agent Carter ?

Pour les aficionados de l’univers Marvel, c’est, selon moi, un incontournable. La série fait la connexion tout à la fois avec les films et même les séries dérivées comme Agents of Shield. Même plus que cela, elle en explique nombre d’éléments. Elle garde néanmoins une originalité et une identité qui lui sont propres tout en posant les bases du SHIELD et des Avengers.

D’un point de vue extérieur à tout cela, la série est aussi un petit plaisir pour le spectateur lambda. Déjà parce qu’elle se démarque des séries actuelles par un univers qui allie les éléments des Comics au charme de l’ambiance des années 50. Sexisme mon ami, nous voilà !

De l’esthétique des costumes aux préjugés, on plonge dans le contexte. Notons en passant que l’agent Carter a bien du mérite de faire du terrain dans cette tenue, en plus de se coltiner systématiquement ou presque des chaperons masculins. Personnellement, sous ce soleil hollywoodien, j’en ai eu chaud pour les personnages.

Mais cette série a aussi un deuxième atout. Un atout de choc et de charme: son casting. Le trio gagnant est indubitablement Hayley Atwell, James d’Arcy et Dominic Cooper. Dans Captain America, j’étais déjà tombée sous le charme de Dominic Cooper en Howard Stark et Hayley Atwell pour Peggy Carter.

Dominic Cooper insuffle à son personnage cette nonchalance, cette suffisance et un côté séducteur impénitent qui établissent une véritable parenté avec sa descendance (Tony Stark) telle que nous la connaissons par la suite.

Que dire d’Hayley Atwell? Que ce rôle lui va comme un gant ? C’est du cousu main directement sur le modèle. Entre classe et action, elle sait tout à la fois éviter les écueils de l’excès et maintenir avec subtilité son personnage dans le contexte de l’époque. Un subtil équilibre et une performance qu’on ne peut que saluer.

Mais la belle, la bonne surprise c’était l’apparition de Jarvis avec le sublime James d’Arcy. Je ne sais que vous dire. Ça ne se raconte pas, ça se regarde et puis c’est tout. Un pur régal que le Jarvis délivré par cet homme-là.

Mais que font les Oscars ?

Il serait ingrat de ma part de ne pas mentionner Enver Gjokaj (Agent Daniel Sousa), Bridget Reagan qui prête ses traits délicats à la machiavélique Dottie Underwood . Et Chad Michael Murray (Agent Jack Thompson). Parce que Le Chad est parfait en petit salopard manipulateur carriériste. Attention private joke.

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Source 

Pour répondre à la question muette que je lis dans vos grands yeux inquiets…

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… Oui Agent Carter est une série dans laquelle vous pouvez vous engager les yeux fermés. Et même si cela me coûte de l’affirmer (pardon Coulson, pardon) je la pense même meilleure dans la veine Marvel qu’Agents of ShieldOui, vous m’avez bien entendue et ce n’est pas mon féminisme qui parle.

Alors, glissez votre flingue dans votre porte-jarretelle, Peggy Carter est de retour et ça va saigner pour les mauvais garçons.