Histoire du Tag qui n’en était pas un

David Tennant

En passant dans The Wordl of Witchimimije suis tombée sur un sympathique Tag en liberté, qui ne demandait rien à personne. Celui des 5 films préférés.

Evidemment, vous connaissez mon esprit de contradiction : il n’y avait pas de nomination, je déteste choisir, donc j’ai eu envie de le faire. Logique !

Seulement oui: je déteste choisir. Alors un film, ça passe encore, admettons, cinq bonjour les dégâts. C’est illogique mais avec cinq, il y avait trop de possibilités. Trop de films que j’avais envie de citer.

Du coup, dans mon esprit farfelu a germé une idée : au lieu de nommer cinq films préférés, nommer choses qui me définissent (dont un film, cela va sans dire):

  1. Un film
  2. Un livre
  3. Un objet
  4. Une pièce
  5. Un parfum

Si le cœur vous en dit, c’est parti !

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C’est plus sexy quand c’est lui qui le dit ! Source:http://memegifs.tumblr.com/

Oui, j’use honteusement d’arguments de persuasion destinés à susciter votre sympathie.

Un film.

Dead Poets Society. C’est le petit marshmallow que j’ai au fond du coeur. Il y a eu de meilleurs films sûrement dans ma vie mais celui-là est véritablement à part. C’est peut-être mon côté rebelle mode le monde ordinaire m’ennuie mais j’aime profondément l’idée que les mots comme l’art en général (musique, théâtre, peinture…etc) puissent rendre la vie extraordinaire et qu’il n’appartient qu’à nous de faire en sorte que ce soit le cas.

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Originally posted by emidreamsup

Un livre

En fait plutôt deux. Radicalement opposés.

  •  Le Champ de Personne de Daniel Picouly.  J’y retrouve la petite fille que j’étais avec toujours plein d’histoires en tête, embarquée dans des périples extraordinaires à l’autre bout du … balcon ! On a les périples qu’on peut.
  • Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Il y a tant de choses en moi qui vibrent avec cette oeuvre. J’aime le chant des tirades, la droiture morale et la fragilité du personnage, son insolence, son panache y compris face à la Mort elle-même.

Toute la grandeur du personnage explose dans la fameuse tirade des « non mercis »

Et j’ai une tendresse toute particulière pour ce passage :

« Mais… chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, – ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »

Un objet.

Un objet qui me résume. Je dirais bien ma bibliothèque, car en la parcourant, des titres aux objets qui la décorent, on pourrait dresser mon portrait. Mais c’est plus un meuble qu’un objet. Alors je vous ferais une feinte en répondant : mon sac à main. La multitude de petites choses qui le remplissent, résume, si l’on observe bien, à la fois mes centres d’intérêts, mon obsession de l’organisation, ma fonction de maman, mon côté geek. C’est un peu un condensé de moi.

Une pièce.

Mon salon. C’est là que je passe le plus de temps car mon bureau y est installé, poste de commande depuis lequel je surveille le Minion. Toute la décoration du salon est ma chasse gardée, je la change à mon gré, elle évolue avec les saisons et reflète mon envie du moment. Rien ne me fait plus plaisir de parvenir à faire exactement ce que j’avais en tête et que les personnes qui viennent me disent « On se sent bien chez toi. »

Une odeur.

L’odeur de la crème solaire Hawaï Tropic sun Indice 50.

C’est ma madeleine de Proust. Un mélange particulier de senteurs entre la noix de coco et la fleur de tiaré qui me ramène à mes dix-sept ans, sur la plage. Je pourrais presque sentir les grains de sable qui collent à la peau avec le sel, la chaleur et le vent. Quand je sens ce parfum-là, il est un endroit qui m’appelle.

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J’espère que cette petite improvisation, un poil égocentrique, vous a plu ou du moins vous a distrait. N’hésitez pas, si vous en avez l’envie, à reprendre ce tag qui n’en est pas un…