Bridget Jones. Folle de lui.

Résumé.

Editions J’ai lu. Parution: 2014. Parution poche : mars 2016  Prix: 8€

Nous retrouvons cette chère Bridget à la cinquantaine. Mère de deux charmants bambins, Billy et Mabel. Mais sans Darcy. Une Bridget qui se débat toujours avec humour et dérision pour être une bonne mère, faire face à l’absence de Mark et assumer d’élever seule ses deux enfants avec sa maladresse habituelle. Quatre ans après la disparition de Darcy, ses amis de toujours, Jude, Tom, se mettent en tête de remettre Bridget sur le marché des relations (et du sexe !) en la lançant sur les réseaux sociaux et autres sites de rencontre. Mais comment redevenir une célibattante quand on est maman de deux enfants, qu’on ne maîtrise absolument pas les nouvelles technologies et surtout qu’on approche de l’âge mûr ? Toujours une vraie calamité aussi bien en société que sur Twitter, notre chère Bridget, un peu larguée, parviendra-t-elle à retrouver quelqu’un qui comble l’absence de Mark, en dépit de son éternel manque de confiance et de ses bourdes ?

« 61 kg ; calories 3482 (mal) ;  SMS à Roxter : 2 ; SMS de Roxter : 0 ; e-mails collectifs des parents d’élèves : 36 ; minutes passées à me préparer pour la réunion : 0 »

Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans ?
Est-il moralement condamnable d’aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux ?
Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre ?

Confrontée à ces questions existentielles,  Bridget relève courageusement le défi d’élever seule deux jeunes enfants, d’apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l’heure de – aïe ! le mot qui fâche – l’âge mûr.

Bridget Jones is back !!

Bridget Jones. Folle de lui.

4ème de couverture.

Mon avis.

Je n’imaginais pas que Bridget m’avait autant manqué. Je craignais d’en être lassée.Mais au plaisir que j’ai eu à la retrouver, je me suis rendue compte que je l’aimais toujours autant et que j’étais ravie qu’elle soit de retour.

Mais comment diable Bridget Jones parvient-elle à séduire toujours autant, alors qu’Helen Fielding emploie toujours peu ou prou les mêmes ingrédients dans sa recette ? Copains, amours, sexe, complexes, manque de confiance, d’organisation, bonnes résolutions jamais tenues et alcool.

Me posant cette question, la réponse m’est apparue. Lumineuse. Évidente. Bridget nous fait du bien. Et elle le fait parce -qu’elle nous ressemble. Ce personnage a beau être devenu un argument marketing qui fait vendre juste sur son nom, elle reste la nana larguée, un peu trop en chair, qui galère à perdre ses kilos, qui persiste à douter perpétuellement d’elle-même, à faire des bourdes terribles, attachante, maladroite et terriblement gourmande… Elle est tout sauf parfaite. Elle est le reflet qu’on ne veut pas voir dans le miroir le matin. Le kilo en trop qu’on a du mal à assumer. La honte de la jupe qui se déchire en public, prise dans les portillons du métro juste avant une réunion importante. Elle est cette fille ordinaire qui se dépatouille tant bien que mal pour réussir dans sa vie ou du moins, faire comme les autres et en donner l’apparence, et qui accumule les journées cauchemardesques. Bref, c’est notre copine, notre frangine, notre mère. C’est une partie de nous tout simplement.

Et quand on la retrouve à la cinquantaine, en mère larguée, avec ce trou béant que représente l’absence de Darcy, elle est plus touchante que jamais. Elle reste drôle, maladroite, elle reste incontestablement Bridget… Mais Bridget sans Mark. Difficile déjà de concevoir cela depuis que le Darcy de Bridget avait pris les traits du véritable Darcy aka Colin Firth. Personnellement à chaque évocation, j’en avais le coeur tout chamboulé. Comment imaginer Bridget sans Darcy faire face à la lourde tâche d’élever des enfants ?

Entre ses bourdes et ses ratés, Bridget Jones trouve pourtant moyen de rebondir et d’enchaîner les situations insolites. Inondant la toile de tweets alcoolisés, se torturant les méninges face aux conséquences sociales d’une invasion de poux, pestant contre la marche à suivre invraisemblable pour allumer sa télévision, faisant face aux regards désapprobateurs des autorités scolaires et subissant toujours les remarques maternelles, elle parvient pourtant à se dénicher un petit amoureux de trente ans. Mais cette relation a-t-elle un avenir ?

D’aventures en déconfitures, sous des dehors comiques, le roman aborde une multitudes de problématiques  concrètes auxquelles peut faire face une femme  comme:

  • Le fait d’être mère : les difficultés d’être une maman solo, la difficulté de se trouver des repères par rapport à l’éducation des enfants, de craquer aussi parfois.
  • Le fait d’être veuve: la douleur de faire face à la disparition d’un conjoint, à son absence, à la solitude, d’assumer les responsabilités seule et de se sentir quelquefois dépassée.
  • la différence d’âge dans une relation: la difficulté d’établir une nouvelle relation quand on est une femme d’âge mûr dotée de responsabilités parentales. De gérer sa place de mère et de femme en même temps et les problèmes logistiques que cela engendre avec des enfants.
  • Le fait de de vieillir et d’assumer son âge et son image.

Une toile de fond qui ne fait qu’accentuer notre tendresse pour une Bridget qui tente de maintenir l’équilibre coûte que coûte, au moins pour ses enfants.

C’est drôle, léger, ça se lit comme on mange un paquet d’Oréo tellement c’est bon. C’est du Bridget 100% mais c’est un livre intelligent qui connaît son public et sait ce qu’il peut traverser ou affronter à certaines périodes de l’existence. Dans ce troisième volet, j’ai accompagné une Bridget fidèle à elle-même, à ses bourdes, à ses amis comme à ses angoisses, mais plus mature, qui a su autant me faire rire que m’émouvoir. Et oui, à quelques moments, j’ai eu la larme à l’oeil. Je l’ai laissée avec un petit pincement de coeur. Comme quoi, Bridget Jones n’a jamais fini de nous étonner.

En attendant, je vous laisse avec la bande annonce de Bridget Jones Baby qui sortira en octobre. Film dont l’intrigue se situe vraisemblablement avant le roman dont je viens de vous parler. Respectera-t-il ou non la cohérence narrative ? Suspens !

Bonus: Il y a la merveilleuse Emma Thompson au casting et elle a l’air hilarante… En plus de ce cher Colin Firth bien sûr !

Ps: Colin, mon chou britannique, tu es prié de décéder très très très très très très très  très très très très vieux, parce que rien que fictivement cette perspective m’a déprimée.

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