En attendant Bojangles.

Résumé.

51uj3lFDUYLEditions Finitude. Parution : janvier 2016.

Prix (papier)  : 15.50€

Quelle heureuse famille mais quelle fantasque maison. Ici sans retenue, on danse, on chante, on festoie, on déclame, sans horaires, ni raison.

L’amour fleurit en toute saison et l’on s’amuse follement.

Pourtant dans ce joyeux tourbillon, tout ne tourne pas exactement rond.

 

Mon avis.

Je vais commencer par maudire affectueusement toutes celles qui m’ont chaudement recommandé ce roman. Car, non, finir une si belle histoire en larmes dans son bain, ce n’est pas possible. C’est inacceptable.

Et pourtant Dieu qu’elle est belle cette histoire !

Et Dieu qu’elle est triste !

Elle vous chavire le coeur en vous faisant sourire. Comme la chanson de Nina Simone qui, douce mélopée, guide ce récit.

L’histoire d’une douce folie et d’une folle passion. De deux êtres qui choisirent de s’aimer à perdre la raison, pour éviter que la folie ne les sépare en emportant l’un d’entre eux.

Une comédie insensée, qui n’a  » ni queue, ni tête », chronique d’un naufrage annoncé et d’un amour indéfectible, au delà de tout, de toute raison.

Celui d’un homme pour la femme de sa vie. Ou d’un enfant pour ses parents.

Olivier Bourdeaut  nous offre une perle, ciselée par son écriture tout en pudeur et en délicatesse, et pourtant si intimiste. Le récit du fils et celui du père se font écho comme les deux faces d’une même pièce et entre le rêve et la réalité demeure une part de bonheur.

Du rire aux larmes, En attendant Bojangles se lit d’une traite, tant on retient son souffle pour ne pas dissoudre cette fragile illusion, et qui vous touche. Droit au coeur.