Les Suprêmes.

Résumé.

9782330019921Editions Actes Sud. Parution avril 2014.

Prix grand format :22€  Prix Poche : 9.70€ Prix Kindle : 9.99€

Trois couples plus ou moins réussis et trois amies indéfectibles que la vie, malgré tout ses coups bas, n’a pas réussi à séparer depuis les années 60.

Odette, au caractère aussi indomptable et généreux  que son physique. Clarice, si patiente, qui endure sans broncher les infidélités de son mari, désespérant ne pas réussir à y voir une épreuve divine. Et l’éclatante Barbara Jean  dont la beauté ne saurait compenser toutes les crasses que l’existence que lui a faites. Trio improbable et uni surnommé les Suprêmes depuis leur jeunesse, en hommage au  groupe qui connu le succès dans les années 70.

Quinquagénaires énergiques et pétillantes, en dépit de leurs caractères respectifs bien marqués, elles continuent de partager ensemble les bons et moins bons moments de l’existence jusqu’au jour où la vie décide à nouveau de les secouer. Mais les Suprêmes en vont vu d’autres et il faudrait bien plus que la mort pour les séparer, elles qui vont vu tant de choses changer autour d’elles depuis les débuts de leur amitié.

Mon avis;

Elles vont devenir vos meilleures amies, assure la jaquette. D’ordinaire, je déteste ce type d’accroche de camelot sur une couverture. C’est un véritable repoussoir. Pourtant, cette fois-ci, j’en ai fait fi car je me souvenais d’en avoir lu une bonne critique en flânant sur les blogs et puis la quatrième de couverture me faisait de l’œil. Rien que cette Odette née dans un sycomore qui converse secrètement avec des fantômes, dont celui de sa mère au caractère aussi bien trempé que le sien, c’était déjà tout un pitch. Il faut qu’Odette c’est tout un poème mais alors sa défunte maman m’a fait pleurer de rire.

Sans parler de la référence aux Suprêmes (1) qui incluait d’office une sérieuse dose d’énergie et de bonne humeur. Rien que d’y penser les personnages se dessinaient déjà dans ma tête.

Et je ne m’y suis pas trompée. Je n’ai pas pu les quitter une minute mes nouvelles meilleures amies. La preuve, elles et moi nous nous sommes quittées à regret cette nuit vers 2h du matin. Moi qui aime tant flâner dans la petite et la grande histoire des Etats-Unis grâce aux romans de Fannie Flagg, j’ai trouvé avec Edward Kelsey Moore une autre plume qui a su tout autant me séduire et recréer ces ambiances si particulières des petites villes américaines.

Les aléas du présent nous font remonter à travers les souvenirs d’Odette, de Clarice et de Barbara Jean jusqu’à la naissance de leur amitié. Entre rires et larmes, passé et présent, leurs parcours personnels respectifs se dessinent doucement, avec en toile de fond, l’évolution de la petite ville de Plainview à travers la ségrégation raciale, les années 70 et l’évolution sociale de la population noire américaine.

La mort de Big Earl, figure emblématique de leur jeunesse, celle de Lester, le mari de Barbara Jean, le cancer d’Odette, rien ne saura séparer ces trois-là. Bien au contraire. Mais ces événements sont autant de petites secousses sismiques qui viennent remuer le passé et vont pousser notre trio infernal à reprendre leurs vies en main.

J’ai passé un moment plus qu’agréable en compagnie de ces trois femmes pour qui le simple fait d’être noire et femme a induit une rare capacité à élaborer des stratégies de survie parfois singulières et une tendance énergique à l’optimisme. Autour d’elles, gravite tout un cercle de personnages aussi riches qu’amusants, attachants et parfois déconcertants. Et pour tout vous confesser, je n’ai pu m’empêcher de glousser toute seule comme une folle au-dessus de ma liseuse à certains moments, sous le regard perplexe de l’Alter Ego, pourtant habitué à mes excentricités.

Je ne peux vous en dire plus, de crainte de vous gâcher le plaisir, sinon qu’on se sent délicieusement bien, blotti(e) entre les pages de ce livre. Alors, je n’aurais qu’un conseil, si vous croisez la route de ces Suprêmes, faites comme moi :  lâchez-tout, suivez- les yeux fermés et savourez ce moment en leur compagnie.

Maman acquiesça : C’est à ça que tu penseras quand tu mourras, tu sais. Combien ton mari était bon, combien tu aimais tes enfants. Combien tes amies t’ont fait rire aux larmes. C’est ça qui te traverse l’esprit quand le moment est venu. Pas les mauvais souvenirs. »

(1) Les Suprêmes ou The Supremes sont un groupe de musique féminin initialement composé de Diana RossFlorence Ballard et Betty McGlown qui fera carrière sous le label de la Motown de 1959 à 1977 et connaîtra le succès dès 1964.

11 commentaires

  1. Celui-ci, je l’avais dévoré. J’avais tout de suite pensé à Fannie Flagg et à Kathryn Stockett (The Help).
    Tant que j’y pense – et sans trop sauter du coq à l’âne, si tu ne l’as pas lu, »L’invention des ailes » (et aussi : « Le secret des abeilles ») de Sue Monk Kidd (bah, si tu les as lus, j’ai d’autres idées en stock ^^)

    Aimé par 1 personne

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