Froidure.

Résumé.

9782710381266Editions Le Petit Quai Voltaire. Parution : octobre 2016. Prix : 14€

Hiver 1962. Sylvia finit tant bien que mal d’aménager son nouvel appartement. La voilà de retour à Londres, seule, avec ses deux enfants en bas âges. Rongée par la trahison de Ted et leur séparation, elle fait face aux démons de la dépression qui la minent depuis sa jeunesse et qui refont surface. Avec rage, elle se bat contre elle-même et les difficultés matérielles qui s’accumulent. Elle n’a pas besoin de Ted, elle va écrire à nouveau, elle va s’en sortir seule. Mais l’hiver est froid, dur cette année-là, et les jeunes enfants de Sylvia, Frieda et Nicholas sont malades, alors qu’elle-même, épuisée, a une santé précaire. Le bonheur conjugal passé de Court Green, son soleil, la douceur de sa campagne anglaise la hantent. Mais elle s’accroche à sa nouvelle vie avec l’énergie du désespoir. Le printemps arrivera-t-il suffisamment vite pour sauver Sylvia et l’aider à étouffer ses ombres ?

Mon avis.

Roman teinté de biographie ou biographie romancée, nul ne saurait dire exactement ce qui est fiction et ce qui ne l’est pas, tant Froidure, inspiré de la vie et de l’œuvre de la poétesse Sylvia Plath exsude le désespoir et l’énergie de cette dernière. Entre Court Green et la maison de Yeats (23 Fitzroy Road), entre le soleil de la campagne anglaise et la froidure de Londres, entre le bonheur passé des souvenirs et le désespoir brûlant du présent, l’auteur nous promène dans les méandres intimes de cette période douloureuse qui mènera Sylvia au suicide. Poétique, empreint d’une atmosphère singulière et envoûtante à la fois, Froidure nous fait ressentir de façon criante le mal-être qui ronge la jeune femme et la force de sa lutte. A un moment, avec le retour de l’écriture, on pense, on espère que Sylvia va réussir et se libérer des ténèbres qui la rongent. Mais dans cette lutte sans fin, les cartes sont jouées d’avance.

Inutile de connaître l’œuvre de Sylvia Plath pour aborder ce roman, en dépit de sa tournure biographique. Au contraire, l’écriture de Kate Moses, empreinte de la poésie de Plath, est un portrait délicat et sincère qui ne peut que donner envie de découvrir la source de son inspiration.

Je vous invite à en savoir plus en lisant ma chronique complète sur Les Petits Livres, où vous pouvez également retrouver mes autres chroniques et l’actualité littéraire du moment :

Froidure. 

Sachez également que  Les Petits Livres ont désormais leur page Facebook, n’hésitez pas à y faire un tour et à vous abonner. C’est par ici.

3 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s