La femme du photographe.

Résumé.

51cvrz1iowl-_sx331_bo1204203200_Editions Amazon Crossing.

Parution: Décembre 2015. 

Prix Format papier : 9.99€

Format Kindle : 0.99€

Disponible sur Amazon.

****

Londres, 1940, la jeune Barbara a six ans et grandit avec sa soeur Glenda sous les bombardements.

Londres, 2011, sa fille Sophie décidé d’organiser une rétrospective sur le travail de son père, photographe célèbre disparu en 1983 lors d’une tournée. Mais elle se heurte au silence obstiné de sa mère. A la grande incompréhension de sa fille, celle-ci refuse catégoriquement d’évoquer tout ce qui pourrait toucher à son mariage ou à son passé.

Involontairement, le projet de Sophie et sa quête d’identité vont faire resurgir le passé et l’on comprend qu’il y a des secrets qu’il vaudrait mieux garder enfouis.

Mon avis.

Si j’avais du me fier simplement au titre, il est probable que je serais passée à côté de ce livre et cela aurait été une grossière erreur. Heureusement, la quatrième de couverture était largement plus prometteuse et je ne m’y suis pas trompée.

La Femme du Photographe de Nick Alexander est un roman bien construit et tout simplement fascinant. Les deux parcours de Barbara et de sa fille Sophie se construisent en parallèle dans le temps, entre les deux époques, sans que l’on puisse au départ comprendre ce qui les relie. Peu à peu, les liens apparaissent, des pistes se dessinent et les questions s’égrènent.

Quel est ce secret qui paralyse Barbara ? Pourquoi s’y accroche-t-elle si farouchement ?

Touche par touche, pas à pas, la plume juste et fine de Nick Alexander nous entraîne sans effort au coeur de l’intrigue,  dans les méandres des secrets de ses personnages. Une histoire de femmes sur trois générations où, en toile de fond, plane l’ombre de Tony, le père adulé, le grand photographe, le nom célèbre. Une légende que Barbara s’emploie à protéger farouchement. Mais peu à peu, la précieuse façade se fissure.

Barbara,  un personnage intriguant, prenant qui conditionne tout le roman. Née dans les années 30, elle porte en elle le poids de la guerre et est témoin de toute l’évolution de la place de la femme qui va se jouer des années 40 à 70. Pourtant, au sein de son propre foyer, elle restera timide, effacée, écrasé par un époux macho, tyrannique, qui pourtant lui doit beaucoup. Bien plus que ce que ses enfants ne pourront l’imaginer. Dédaignant de vivre sa propre existence, elle restera dans l’ombre, protégeant les coupables secrets, demeurant aux yeux de tous, la femme du photographe.

C’est une passionnante et singulière fresque intime que nous livre Nick Alexander avec la Femme du photographe, mêlant considérations sociologiques, historiques, l’intimité familiale, le poids du secret et du silence, les détours parfois étranges de la nature humaine.

Et la recette est diablement efficace, car le roman est captivant de bout en bout. On suit le fil des événements, on relève ici ou là un indice, une phrase, on échafaude des théories. A l’instar de Sophie, on cherche à recoller les morceaux du puzzle. Et qu’importe si dans le tout dernier tiers du livre on pense avoir compris, l’écriture est suffisamment agréable  pour qu’on a tout de même envie d’aller jusqu’à la fin.

Une lecture en partenariat avec Amazon Crossing. 

5 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s