Le Cas Malaussène. 1. Ils m’ont menti.

Résumé.

a14231Editions Gallimard. Parution : Janvier 2017. Prix : 21€

Le personnage fétiche de Daniel Pennac a fait son grand retour en janvier chez Gallimard. Dix-huit ans plus tard, nous retrouvons la folle tribu Malaussène, qui n’a rien perdu de sa loufoquerie ou de sa malice. Seulement, en dix-huit ans, tout ce beau monde a bien grandi/vieilli. Verdun est devenue juge, les plus jeunes Maracuja, C’est-Un-Ange et Monsieur-Malaussène courent les bonnes causes humanitaires et animales autour du monde et le Commissaire Divisionnaire Coudrier, désormais à la retraite, s’est lancé dans la rédaction d’un essai sur l’erreur judiciaire, Le Cas Malaussène. Le susnommé Benjamin Malaussène aspire, quant à lui, à la tranquillité.

Ce qui est beaucoup demandé dans son cas…

Alors forcément, quand un homme d’affaire notoire, parti dans un accoutrement abracabrant toucher un parachute doré exorbitant, s’évanouit dans la nature. Et que le dit homme d’affaire disparu avait maille à partir avec la justice via une certaine juge Verdun Talvern. Comment ne pas penser qu’un sérieux nuage d’ennuis fond à grande vitesse sur la tête de ce pauvre Benjamin… Et encore vous êtes loin du compte !

Mon avis.

Un premier volet qui s’annonce donc haut en couleurs et en rebondissements, avec l’entrée en scène de nouveaux personnages où l’on retrouve, avec un plaisir non dissimulé, l’ambiance et le ton chers aux afficionados de notre bouc émissaire dans ce récit plein d’humour et de tendresse.

Seulement voilà, l’objet est, certes riche et palpitant, mais aussi complexe. Premier nom, première page, nouveau personnage, direction le lexique. Alors c’est un petit jeu entre Pennac et le lecteur, car chez Pennac, et en particulier dans la saga Malaussène, les personnages sont très étoffés et bénéficient chacun de leur petite biographie. Mais cela m’a laissée perplexe. Je me suis demandé comment, dans cette savante toile d’araignée, le lecteur nouveau venu allait parvenir à prendre ses repères entre les nouveaux personnages et le dédale des anciens.

Cela n’a pas pour autant gâché mon petit bonheur. Tout au long du récit, Daniel Pennac joue avec malice sur les thèmes de l’erreur judiciaire et de l’innocence coupable. Le canevas de l’intrigue est finement tissé, farfelu parfois, drôle souvent et l’on s’amuse à s’y perdre jusqu’au cliffhanger final. Car, ce n’est là que le premier volet du triptyque, et une fois encore Malaussène n’est pas au bout de ses peines s’il veut se sortir de la tempête qui s’apprête à lui fondre dessus. Ainsi que le révèle Daniel Pennac lui-même dans l’entretien livré aux Editions Gallimard :

« Le pauvre, il va morfler, c’est sûr ! Ce n’est qu’un début et il n’y a pas moyen d’arrêter le combat : il va, une fois de plus, payer son innocence au prix fort. Ah, si seulement il n’était pas monté dans ce TGV ! »

Pour en savoir plus, retrouvez ma chronique complète sur Les Petits Livres :

Le Cas Malaussène. Ils m’ont menti. Daniel Pennac

 

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