Johnny Depp in 5 Movies

Outsider d’Hollywood, surfant sur les rôles décalés, Johnny Depp surprend toujours et parfois agace., à la limite entre cabotinage et génie. Son image de rebelle lui collant à la peau, l’acteur oscille entre les rôles populaires dans de gros blockbusters comme Pirate of the Caribbeans et des rôles plus borderline. Acteur fétiche de Tim Burton dans l’univers sombre duquel sa place semble toute écrite, il se glisse pourtant avec aisance dans des personnages loufoques, prêtant même  sa voix à des dessins animés.

En trente-trois ans de carrière, Johnny Depp a accumulé les nominations, tout en veillant à rester toujours à la lisère des carcans d’Hollywood., Se jouant de tous les genres, il a trouvé une place à part dans l’esprit du grand public.

Mais l’acteur parfois controversé a aussi ses détracteurs qui l’accusent d’être tombé dans une routine et sur-jouer toujours le même personnage. Acteur et personnalité complexe dont la défiance vis-à-vis d’Hollywood et le style n’ont fait que renforcer l’image de rebelle, Johnny Depp est une véritable énigme, jouant du pire et du meilleur, alternant l’ombre et la lumière, la fantaisie et le chaos.

Avec le Charmant Petit Monstre nous vous proposons de revenir sur cette carrière entre strass et ombres, à travers cinq films. A l’issue de cette lecture, je vous engage à aller découvrir la sélection de Mimine par ici.

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Fiche Signalétique

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Source IMDB

Nom complet : John Christopher Depp II

Profession : Acteur

Né le :9 juin  1963

Nationalité :américaine

Signes distinctifs : Génie inclassable, insaissable

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Le panel cinématographique de June.

Il m’a été très difficile d’opérer une sélection, car Johnny Depp est une véritable savonnette cinématographique, un coup explosant dans des rôles charismatiques (Edward aux mains d’argent, Ed Wood), et le suivant massacrant un personnage emblématique (Charlie Mordécaï, Willy Wonka). Cassant perpétuellement son image, il sait se montrer très doux et charmant dans d’agréables petites comédies telles que Chocolat, vous faisant succomber sous la délicatesse de son jeu ou vous faire frémir comme dans Sweeney Todd. 

Johnny Depp on l’aime et on le déteste au fil des films. Parfois, il nous met en joie, criant Hallelujah ! Et d’autres, on se lamente en se demandant pourquoi mais pourquoi il a fait cela. Pourtant il ne lasse pas de nous surprendre et lorsqu’on se jure d’avoir passé l’éponge, il revient avec un éclair de génie qui nous fait retomber sous le charme.

Oui je suis faible ! Je l’avoue : je lui pardonne beaucoup !

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Ed Wood  (1994) Réal. Tim Burton

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Je vais en surprendre plus d’un en ouvrant cette sélection sans passer par l’excellent Edward aux mains d’argent qui marque sa première collaboration avec Tim Burton. Cependant le film est tellement un classique de la filmographie de Johnny Depp qu’il me paraissait inutile de revenir dessus. Il est pour ainsi dire implicite dans ce panel.

En 1994, Johnny Depp retrouve donc Tim Burton pour un film retraçant la vie de l’iconique et excentrique cinéaste Ed Wood. Connu à son époque comme un des plus exécrable réalisateur en raison d’erreurs scénaristiques ou d’effets spéciaux de piètres qualités, la filmographie d’Ed Wood constitue aujourd’hui un sujet d’études à part entière pour certains cinéphiles en matières de fantastique et de bizarre.

Johnny Depp restitue avec fraîcheur l’enthousiasme, la passion, l’excentricité et les ambiguïtés de ce personnage qui a encore plus marqué l’histoire du cinéma que sa filmographie en elle-même.

Sleepy Hollow (1999) Réal.Tim Burton

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Deep et Burton c’est une grande histoire d’amour cinématographique. A croire que ces deux-là partage le même goût le fantastique, l’étrange, le sombre et le bizarre.

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Et c’est avec Sleepy Hollow que j’ai mon premier vrai crush pour l’alchimie qui existe entre les deux. J’aime cette histoire horrifique, un peu gore mais pas trop. L’ambiance glaçante du village, les secrets de la petite communauté… Et ce personnage dIchabod Cranepragmatique, cartésien et trouillard. Johnny Depp sait concilier à merveille ces différents aspects du personnage pour le rendre crédible et attachant. Une réussite qui remporte l’aval du public et des professionnels. Un vrai bon film d’Halloween.

Chocolat (2001) Réal.Lasse Hallström

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Source allociné

Je dois vous confesser une chose : dans la première version de cette sélection, je n’avais mis que du Tim Burton. Ce n’est pas ma faute, j’ai un faible pour l’ami Tim et son duo avec Depp. Cependant, je me suis dit que c’était un peu réducteur et que diable ! Il faut savoir varier les plaisirs. Aussi je me suis souvenue de cette petite comédie qui ne manquait pas de charme. Certes, Roux est un nom quelque peu ridicule pour un personnage, mais je crois bien que c’est la première fois que j’ai découvert avec plaisir notre homme dans un autre registre que le personnage-entouré-par-des-psychopathes-ou-psychopathe-lui-même. C’est rafraîchissant, séduisant et même… gourmand ! Et puis cela vente les bienfaits du chocolat.Sans compter que le reste du casting n’est pas à dédaigner…

Pirates of the Caribbean (2006) Réal. Gore Verbinski

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Est-ce vraiment une surprise ? Le Captain Jack Sparrow s’est imposé comme un incontournable de la filmographie de Johnny Depp. Il y a une forme de symbiose entre l’acteur et le personnage comme si ces deux-là étaient faits pour se rencontrer. Le seul problème étant qu’on se trouve là dans une franchise et qu’au fil des volets, certains ont fini par reprocher à l’acteur de ne plus se renouveler, de prendre ses aises avec le personnage, voir de cabotiner un peu. Si vous voulez mon avis, tout cela est très paradoxal, car, certes le reproche est d’un certain point de vue justifié, mais plus Johnny Depp s’approprie Sparrow, plus son jeu devient une évidence et il parvient à faire évoluer le personnage en douceur. Par ailleurs, soyons francs Jack Sparrow est un cabotin de première, c’est bien ce qui fait son charme.

Public ennemies (2009) Réal. Michael Mann


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Nouveau changement de registre et nouveau rôle historique de rebelle pour Depp. Face à Christian Bales il incarne John Dillinger, célèbre braqueur de banques des années 1930. Dixième acteur à incarner cette figure légendaire du crime qui a longtemps fasciné l’Amérique, Johnny Depp nous en offre un portrait dur mais sincère, qui souligne encore une fois l’incroyable capacité de l’acteur à changer de registre et à se fondre dans des personnages très différents.

 

En bonus…

J’avais à coeur de vous offrir une sélection aussi diversifiée que possible afin de démontrer une chose : le véritable talent de Johnny Depp est, qu’à travers la multitude de personnages qu’il incarner, il parvient toujours par un biais ou un autre à susciter notre intérêt, qu’on l’aime ou qu’on le déteste.

Néanmoins, pour ce faire, j’ai du opérer des choix parfois draconiens et il était deux films que mon petit coeur ne pouvait pas exclure totalement. Je vous les pose ici en bonus.

Finding Neverland (2004) Réal. Marc Forster

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Adapté de la pièce d’Allan Knee, The Man Who Was Peter Pan, le scénario digresse quelque peu de la vérité historique, révélant pourtant des points essentiels de la personnalité de  J.M. Barrie. Il y a chez J.M. Barrie comme dans l’histoire de Peter Pan, une forme de douce mélancolie triste, de gravité légère que l’interprétation de Johnny Depp sait faire ressortir avec finesse.

Certes, le film prend quelques libertés mais il garde cette part de magie que l’on retrouve dans l’histoire de Peter Pan et on se plaît à rêver de Neverland. La petite touche supplémentaire est la présence de Dustin Hoffman, légendaire Capitaine Crochet du Hook de Steven Spielberg, qui incarne ici, tel un malicieux clin d’oeil, le directeur du théâtre.

 Johnny Depp est touchant dans ce rôle en donnant un portrait assez juste de la personnalité de J.M Barry, de sa sensibilité et de sa fragilité.

What’s Eating Gilbert Grape ? (1993) Réal. Lasse Hallström

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On retrouve le tout jeune Johnny Depp pour sa première collaboration avec le réalisateur du Chocolat Lasse Hallström. Dans ce drame familial inspiré du roman de Peter Hedges, il incarne Gilbert Grape, un jeune homme qui porte seul la responsabilité du foyer familial, depuis le suicide de son père. Entre une mère atteinte d’obésité morbide et un petit frère Arnie souffrant de troubles mentaux, la vie ne se révèle pas tendre pour Gilbert, en dépit de l’aide de ses deux soeurs. C’est alors que Becky fait irruption dans sa vie, apportant une épaule compatissante.

Leonardo DiCaprio et Johnny Deep y forment un duo fraternel tendre, douloureux et émouvant et c’est probablement l’une des interprétations où Johnny Depp révèle le mieux toute l’ampleur de sa palette d’acteur.

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19 commentaires Laisser un commentaire

  1. ❤ Je vois Johnny Depp et mon petit coeur s'effiloche… Et puis je lis 33 ans de carrière et je prends LE coup de vieux de la décennie (au moins). Ed Wood et Sleepy Hollow font partie de mes chouchous. J'ajouterai Arizona Dream et Las Vegas Parano à ta sélection 😉

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  2. Alors Chocolat, j’aime bien le film, voire beaucoup, mais j’avoue avoir hésité à le mentionner. Jojo est loin d’être mauvais, mais j’avoue qu’il ne me laisse jamais un souvenir impérissable. Ed Wood, il faut VRAIMENT que je le vois, de même que Gilbert Grape que je n’ai pas pu trouver avant de faire la chronique. En tout cas, j’aime beaucoup tes choix et ta façon de rendre compte de la nature paradoxale et débridée de la carrière de Johnny.
    Le challenge a été relevée à la perfection !

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  3. Très jolie sélection de Depp ! Bien que je ne partage pas ton avis sur Willy Wonka, par contre j’honnie son Dark Shadows. Mais sinon le reste…. surtout que comme tu dis ce n’est pas facile de sélectionner ses bons films car je pense aussi à Sweeney Todd, Edward Scissorhands, la 9e porte, et d’autres que j’ai tant aimé. Neverland est peut-être un de mes gros coups de coeur… (j’oublie encore Blow que j’ai adoré aussi ><)
    Malgré ça, ces dernières années Môssieur semble s'être un peu perdu en perdant Vanessa… A voir s'il finit par se reprendre.

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  4. J’ai de plus en plus de mal avec le personnage qui a dû prendre un coup sur le ciboulot, je ne vois que ça, mais faut avouer qu’il a fait de sacrés bons films le bougre…. Sleepy Hollow, l’un de mes préférés (pareil que toi, je ne prends pas la peine de citer Edward, c’est implicite) par exemple. Et Gilbert Grape, je l’avais vu à l’époque où j’étais totalement amoureuse de Léo DiCaprio (après Titanic donc), j’en garde un bon souvenir.

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  5. Tim et Johnny… Quel duo! Mais je te remercie d’avoir quand même mis Le chocolat, et tes bonus… du coup je reverrai bien Sleepy Hollow qui m’avait valu pas mal de cauchemars lorsque je l’avais vu au cinéma… (j’étais vraiment jeune à l’époque) et Finding Neverland… je l’avais complètement oublié! Pourtant j’avais adoré! Belle journée

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