Géographie de Sherlock Holmes

Résumé.

geographie-sherlock-holmesEditions Les Moutons Électriques. Parution : janvier 2011 Prix : 23€

« Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques. De sa résidence de Baker Street à la gare de Paddington, des landes de Dartmoor aux montagnes suisses, de l’East End à Hyde Park, par les clubs et par les rues… Sherlock Holmes et son époque, retrouvés et commentés dans tous leurs lieux. Une géographie du grand détective, en photos rares, gravures et documents inédits. »

Mon avis.

Une visite de Londres et même un peu plus loin, dans les pas de Sherlock Holmes, cela vous siérait ? Mettre vos pas dans ceux du seul et unique consulting detective, visiter les lieux emblématiques où se déroulent ses aventures, connaître leur histoire… C’est exactement ce que nous proposent à travers cet ouvrage  André-François Ruaud et  Xavier Mauméjean. Déjà auteurs de la biographie fictionnelle  Sherlock Holmes, une vie, du même éditeur, dans lequel je suis immergée, ces deux passionnés nous emmènent pour une flânerie ludique, entre histoire et fiction, dans le Londres de la fin de l’époque victorienne. Le Londres de Sherlock Holmes

Classées par ordre alphabétique à la façon d’une encyclopédie, les entrées synthétiques et claires nous baladent géographiquement, tel un guide, à travers les aventures de Holmes, de L’Admiralty (Les Plans du Bruce-Partington)  à Waterloo (Les Cinq Pépins d’orange) en passant par Le Criterion (A Study in Scarlett), le sinistre Dartmoor (Le chien des Baskerville) et bien évidemment Baker Street. Chacune expose avec clarté l’historique rapide du lieu, ses liens avec le canon et son état/activité au moment des faits. Ainsi agencées et complétées par des gravures, des affiches, des photographies d’époque ou actuelles, elles composent un étonnant panorama de ce Londres en pleine mutation, grouillant de vie et d’énergie.

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Par souci de précision, les auteurs ont aussi fait le choix d’évoquer des éléments très spécifiques comme le lieu de scolarité de Watson mentionné dans le canon, le smog (brouillard) part importante du décor londonien ou des détails architecturaux spécifiques comme les fameuses bow-window, typiques de l’architecture anglaise et qui sont fréquemment mentionnées dans le canon.

Un luxe de détails qui ne fait qu’ajouter à l’intérêt de ce beau livre. Il qui présente aussi des lieux mondains de pratiques sociales comme les fameux clubs (Le Diogene’s club dans l’Interprète Grec), d’autres participant à la force économique de la ville comme les docks ou les gares, ou encore des organes politiques ou judiciaires (Le Foreign Office dans Les Plans du Bruce Partington ou tout simplement Scotland Yard).

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Tout ces éléments font viscéralement partie de la capitale anglaise,  participent à sa vie autant qu’ils contribuent à tisser une toile fascinante pour les aventures du légendaire détective. Au fil de cette Géographie, chacun d’eux apporte une touche au portrait de la capitale en ce début de XXème siècle, pour parvenir à ressusciter son ambiance si particulière.

D’une présentation claire, agréable et esthétiquement très soignée, l’ouvrage se lit avec grand plaisir et facilement, étant aussi instructif que passionnant pour les amateurs de Sherlock Holmes. Il complète d’ailleurs aussi agréablement qu’utilement le Sherlock Holmes, une vie, apportant une forme de réalité matérielle, tangible à la biographie fictionnelle imaginée par les auteurs, offrant comme un point de repère au lecteur. 

Si à quelques reprises, on peut regretter que l’ouvrage ne soit pas plus exhaustif dans ses explications, en particulier pour les connaisseurs de la capitale, il faut malgré tout garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un guide historique de Londres mais bien d’une Géographie relative à une oeuvre. Cette Géographie de Sherlock Holmes se révèle d’ailleurs  aussi précise et complète qu’attrayante. Et, au terme de cette flânerie, on referme le livre à regret, regrettant qu’elle ne fût pas plus longue. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, n’est-ce-pas ?

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