Cars 3 : Une lichette de McQueen dans votre été ?

112894.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxFiche technique.

Sortie : août 2017

Réal : Brian Fee

Casting : Owen Wilson, Larry The Cable Guy, Armie Hammer, Cristela Alonzo, Lea DeLaria

Synopsis

Flash McQueen poursuit sa glorieuse carrière sur les circuits automobiles lorsqu’une nouvelle générations de bolides bardés de technologies, le met progressivement hors piste. En dépit de ses efforts et de sa bonne volonté, notre champion ne parvient pas à remonter les pistes. Pourtant impossible pour lui d’abandonner. La course c’est toute sa vie.

Il décide alors de partir sur la piste de son ancien mentor Doc, pour trouver l’inspiration et la motivation.

McQueen l’ignore encore mais pour continuer il va devoir se réinventer…

Mon avis.

Ah ben dites ! Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas  fait une petite carsite aigüe du côté du Minion. On pourrait se dire : on prend les mêmes et on recommence mais j’ai senti une volonté claire des créateurs de clore avec panache l’histoire de McQueen, sans pour autant complètement fermer la porte du garage.

Alors clairement le scénario ne casse pas des briques.  Aucune surprise de ce côté-là. En revanche, le film aborde des thématiques un peu atypiques, on ne reste pas sur la rivalité classique du « Toi et moi sur la ligne de départ ».

Petit débriefing rapide :

  • Ô Vieillesse ennemie ! Qu’il le veuille ou non, McQueen n’est plus un jeune et fringuant rookie sur les pistes. Il ne fait plus le poids, comme beaucoup d’autres coureurs de sa génération qui prennent leur retraite. C’est une réalité douloureuse à laquelle il va devoir faire face. Dans la réalité, c’est aussi une épreuve que tous les athlètes professionnels doivent affronter à un moment et il est difficile de savoir quand exactement il faut lâcher la barre. Surtout lorsqu’une discipline représente toute une vie. Un point que le film représente ma foi plutôt bien. L’équipe s’est d’ailleurs basée sur l’expérience de vrais pilotes de la NASCAR et de son histoire pour mener à bien cette partie du parcours de McQueen et son évolution. Le personnage de Smokey, qui apparaît dans ce volet, est d’ailleurs un clin d’oeil à l’une des légendes de la discipline Henry « Smokey » Yunick.
  • On a plusieurs vies dans une vie. Si la compétition représente toute sa vie, à l’instar de Dusty dans Planes (oui je fais des parallèles entre les avions et les voitures !), McQueen va devoir se réinventer, développer de nouvelles compétences et trouver des alternatives pour rester dans son monde. Ce qui ne va pas être du nougat. Certes, on mouline un peu dans le vide dans le film, car la solution est aussi grosse que la remorque de Mack et visible que les dents de Martin, mais il faut laisser le temps au jeune spectateur comme au personnage principal de faire son cheminement. Les parents, eux, patienteront en prenant un peu de pop-corn. L’essentiel étant qu’il est important de faire comprendre à un jeune public qu’on n’est pas cantonné à une seule chose dans la vie. Tout est une question de volonté… Enfin presque… Mais on ne peut pas tout dire en 1h42min de film.
  • Le marketing c’est le mal. Ne doutez pas ! Vous avez bien lu. Ils ont l’ironie chafouine chez Disney Pixar, ou un énorme sens de l’auto-dérision. Je ne saurais pas dire. Quoiqu’il en soit, lorsque son sponsors suggère avec diplomatie à McQueen de prendre sa retraite, il lui propose d’être l’égérie de toute une gamme de produits à son effigie, tous plus aberrants les uns que les autres. Quand on sait tout le merchandising produit autour de ce personnage dans le monde réel, on rigole jaune. Néanmoins, on se dit que, voyant son idole refuser ce rôle, cela déclenchera peut-être une forme de réflexion chez le jeune spectateur… Peut-être…

Même si cela reste bien pensant, manichéen et bon enfant, il faut avouer que l’aspect messages moraux subliminaux est pas mal géré. Cela donne d’ailleurs une tonalité assez sombre au film qui a déconcerté certains parents, mais que pour ma part, je trouve très intéressante. Après tout, on ne va pas les enfermer dans du coton ces enfants ! S’ils approchent certaines problématiques de la vie réelle à travers les dessins animés, tant mieux ! Cela les préparera à la suite.

Le plus gros atout du film reste l’esthétique. Pour qui a connu les premiers opus, qui étaient déjà pas mal, l’écart est impressionnant. Niveau graphisme, on a exploité à fond les nouvelles technologies (notamment le nouveau logiciel RIS) et le résultat décoiffe. Plan au ras des calandres, rendus des textures, des couleurs, design, expressivité, sensation de vitesse, l’impression de réalisme coupe le sifflet. Certaines scènes de courses sont de vrais petits bijoux et croyez-moi sur parole, la bande-annonce est juste une mise en bouche. Un vrai Fast & Furious en dessin animé.

Le dernier point qui m’a marquée, c’est l’omniprésence du souvenir du personnage de Doc Hudson. Bien que disparu entre temps, j’ai trouvé ça sensible et intelligent qu’il reste le mentor de McQueen et que ce soit à travers lui que celui-ci trouve sa voie. Un joli hommage au personnage et à son interprète l’acteur Paul Newman, passionné de course automobile, qui prêtait sa voix au personnage de Doc dans le premier volet. Sans compter que Doc reste mon personnage préféré.

Cars 3 n’est pas en soi un dessin animé inoubliable,  son scénario reste très basique dans les grandes lignes, même si mille petits détails démontrent un film emprunt de sensibilité et de respect pour l’univers qu’il aborde. Il est loin d’être le moins bon des trois volets de la série et par bien des aspects, il se distingue de ses prédécesseurs. Sa tonalité plus sombre en fait un opus adéquat pour achever le parcours de son personnage principal de façon intelligente.

5 commentaires

  1. Je ne suis pas sûr de te suivre. Peut-on ainsi séparer complètement le scénario d’un film des thèmes qu’il aborde? Après tout, on a affaire à un film qui se situe dans un monde de voitures, et qui aboutit à la conclusion que vieillir, c’est pas si mal que ça. C’est assez singulier comme propos, et j’ai du mal à mettre ça en rapport avec ton argument selon lequel le scénario n’offre aucune surprise.

    Aimé par 1 personne

    1. Le scénario n’offre pas de surprise dans le sens où les rebondissements sont prévisibles. En tant qu’adulte on peut aisément prévoir le dénouement. Cependant c’est relativement peu commun qu’un dessin animé aborde ce type de thème et c’est tout l’atout du film.

      Aimé par 1 personne

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