Et si on regardait… Kim Kong ? (ou pas !)

C’est lundi, c’est donc l’heure de retrouver July pour sa chronique série-ciné bi-mensuelle. Que nous a-t-il préparé de beau aujourd’hui ? 

Notre Indiana Jones du PAF n’a pas hésité à se lancer en expédition sur Arte, pour tenter de dénicher la perle rare des séries, au service de vos Majestés.

Sur Arte. Une série. Avec Jonathan Lambert… Quelle bravoure sommeille en cet homme-là !

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Arte diffuse souvent des bonnes séries, et alors que j’avais juré que j’arrêtais les nouvelles séries pour me consacrer à celles que je regarde déjà, j’ai décidé de faire une entorse à ma résolution et de regarder Kim Kong. Oui je sais, je suis faiiiiible.

Kim Kong, keskecé ? C’est une série Arte avec Jonathan Lambert et Frédéric Chau, entre autres, composée de trois épisodes. Tous les trois ont été diffusés le 14 septembre par la chaîne franco-allemande comme à son habitude.

La série nous montre l’enlèvement d’un réalisateur de blockbusters, Mathieu Stannis, joué par Jonathan Lambert, par un régime asiatique à caractère dictatorial (coucou la Corée du Nord !). Ses ravisseurs lui annoncent qu’il va réaliser un film écrit par le Grand commandeur, dictateur local qui adore le cinéma : il s’agit d’un remake de King Kong, mais à la gloire de son régime, évidemment, faut pas déconner. Stannis (toujours appelé « Mathieu Stannis », par les asiatiques) ne sera libéré par les autorités de cet État que s’il réalise ce film de propagande.

Dans ce film, la bestiole capitaliste (un gros gorille, évidemment, joué avec un comédien dedans…, digne d’un costume de carnaval) attaque l’État coréen (qui n’est cependant jamais cité), où l’on trouve évidemment de belles paysannes et de gentils ouvriers qui luttent contre Kim Kong. On trouve évidemment une scène de mort de Donald Trump, tué par Kim Kong (on ne la voit pas, mais elle figure dans le scénario), ainsi qu’une scène où on abat un hélicoptère américain avec une fronde… Bref, vous voyez ce qu’il doit réaliser, alors qu’un agent du régime, Choi, est évidement toujours sur lui… Stannis se retrouve donc à monter ce film avec des moyens dérisoires mais il ne veut pas le faire alors que l’État entier redoute le terrible Grand commandeur qui est à la tête de celui-ci.

On est dans une superbe caricature de l’État nord-coréen et du communisme mais je commence après un épisode à me demander ce que je fais là. On nous montre une personne au clap pas sûre d’elle, un Grand commandeur qui exécute un militaire qui loupe un tir de balistique ainsi que sa famille, un producteur qui sourit et qui produit des marmites parce que le Grand commandeur le lui a demandé, puis qui se met à produire un film parce que le Grand commandeur le lui a demandé… On montre une réunion où il est question de changer une réplique du film parce que le comité (probablement « populaire », et probablement « culturel ») de l’État qui change une réplique (ben oui, « la forêt est jolie ce matin », ce n’est pas assez poétique, il faut transformer et dire « les bois sont jolis »)… Vous voyez l’idée.

De plus à la fin du premier épisode, on commence à voir ce qui se trame : le réalisateur qui n’est pas heureux d’être là commence à vouloir le faire ce film. Il commence par modifier une ligne, puis une autre, puis une troisième et en arrive à avoir l’accord du Commandeur pour modifier le scénario, les plans, les séquences… Il prend tout le monde pour des baltringues au départ, et finalement, il y croit. Et s’approprie le film jusqu’à ce qu’évidemment, le Grand commandeur s’en aperçoive et commence à se rebeller, du moins le croit-on… Mais évidemment, ça n’arrive pas (et encore ça a failli arriver à une demi-heure de la fin de la série). Bref, on y retrouve un Stannis heureux, qui semble enfin apaisé à l’idée de faire son film plutôt que de faire une daube commerciale à cent millions. On retrouve le plaisir de travailler sur un film parce que le producteur ne vient pas vous embêter, ni les comédiens…

Il faut se rendre à l’évidence : je suis capable d’encenser des séries Arte, que j’aime souvent (j’avais adoré Au Service de la France, et je vous en parlerai probablement, de même qu’Ainsi soient-ils), mais là, c’est trop. Si l’intrigue s’inspire d’un fait réel, en faire un Dictateur du pauvre est dommage. Je pense le premier que l’on peut rire de tout quitte à choquer. Mais encore faut-il que ce soit drôle.

Dans cette série les comédiens ne sont pourtant pas si mauvais (et pourtant je parle de Jonathan Lambert, c’est vous dire…) mais c’est trop facile et c’est fort dommage. Bref, j’aurais pu économiser 3×50 minutes de ma vie alors que j’aurais pu aller découvrir un petit bijou comme The State, une série anglaise en 4 épisodes…

Bon. Du coup j’arrête de parler et j’ouvre une page Word pour rédiger mon billet. Et si on regardait… The State (ou pas !) ? The State est une série en 4 épisodes… À la prochaine !

Chocolatinement vôtre,

July

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