Agatha Raison en triplette.

Ayant un bon souvenir de ma lecture  du premier, j’ai cédé à la tentation de retrouver notre Miss Marple des Cotswolds, avec son chat, son séduisant mais glacial voisin, son sale caractère et son flair affûté.

Et comme ces petits machins-là, ça se dévore comme des scones avec du thé, pendant un après-midi pluvieux d’automne, ce n’est pas un, ni deux mais trois tomes que j’ai avalé !

Direction Carsely, prenez vos bottes en caoutchouc et suivez le guide !

51LsAvhiu1LAgatha Raisin (t.2) : Remède de cheval.

Editions Albin Michel. Parution : juin 2016. Prix : 14€

En dépit de sa déception à ne pas réussir à faire succomber son voisin, le séduisant James Lacey, Agatha s’est accoutumée à la vie douillette et tranquille dans son cottage de Carsely.

Peut-être un trop tranquille d’ailleurs. Mais l’arrivée d’un nouveau vétérinaire, chéri de ces dames, annonce un peu d’animation. Car (étonnamment) il ne semble pas insensible à ses charmes lui… Du moins jusqu’à ce qu’il décède malencontreusement d’une injection de tranquillisant pour cheval. Il n’en faut pas plus à Agatha, persuadée qu’il s’agit d’un meurtre, pour repartir en chasse, au grand désespoir de Bill Wong, le responsable de la police locale. 

Et dans cette aventure, elle a un nouvel allié inattendu, James Lacey. Décidément Agatha n’est pas au bout de ses surprises !

Un deuxième tome pour lequel j’ai retrouvé Agatha et ses excentricités avec plaisir. Le duo insolite qu’elle mène avec James Lacey dans ses investigations, rajoute du piment au personnage et est incontestablement savoureux, tant ces deux-là ne sont pas du tout sur la même longueur d’ondes. D’ailleurs, je n’arrive plus désormais à me représenter James Lacey que sous ces traits-là. Mes excuses pour le coup de vieux James d’Arcy

Image associée

On retrouve le style vif et dynamique de M.C. Beaton qui donne vie à l’ambiance à la fois tranquille et mystérieuse de ces petits villages anglais en apparence si paisible, tout autant qu’à son personnage haut en couleur. Car l’air de la campagne n’a pas tout à fait adouci les manières de notre ex-business woman.

L’intrigue est riche en rebondissements, même si encore une fois, on lit plus le roman pour le personnage d’Agatha lui-même que pour le suspens haletant.  J’ai d’ailleurs préféré l’intrigue suivante, que je m’en vais vous dévoiler de ce pas…

51IuMT9J3JLAgatha Raisin (t.3) : Pas de pot pour la jardinière.

Editions Albin Michel. Parution : novembre 2016 Prix : 14€

Après de longues vacances pour se remettre de ses émotions (et de la résistance obstinée de James Lacey à ses avances ! Pauvre homme !) Agatha Raisin retrouve avec plaisir son petit village… où tout le monde a succombé au charme d’une nouvelle venue, Mary Fortune, aussi avenante que bonne jardinière. Tout le monde, y compris son voisin tant convoité !

Agatha, bille en tête, n’est pourtant pas prête à renoncer et la voilà prête à se lancer dans le jardinage pour tenter de reconquérir le terrain. La journée portes ouvertes des jardins de Caserly approchant, notre Agatha voit grand pour en mettre plein la vue, quitte à ne pas tout faire dans les clous. Mais voilà que sa rivale est retrouvée morte, littéralement plantée, les pieds en l’air, dans l’une de ses jardinières ! Un crime des plus atroces qui fait voler la tranquillité du village en éclat. Les masques tombent et Mary Fortune ne semble plus si parfaite qu’elle a pu le paraître. 

A nouveau assistée d’un James Lacey, un peu piteux, Agatha se lance tambour battant dans une nouvelle enquête. Pour le meilleur… et pour le rire !

Une intrigue originale et une Agatha qui retombe de plus belle dans ses vieux travers, autant dire que j’ai particulièrement apprécié ce tome. Le tandem  se révèle impayable, jouant autant de la relation amicale que des chamailleries de vieux couple. C’est sûrement le tome qui m’a, de ces trois lectures, le plus amusée, même si le dénouement laisse un peu sur sa faim (ou même sa fin).

511YgPvGkHLAgatha Raisin (t.4) : Randonnée mortelle.

Après avoir abandonné son cher village, contrainte et forcée, pendant six mois pour une mission à Londres, Agatha revient ravie, pensant retrouver sa complicité avec James Lacey. Mais ce dernier a repris ses distances et ne parait pas déborder d’enthousiasme quant à son retour. Un peu maussade, Agatha ne voit d’autre solution pour renouer que de se joindre au club de randonnée du village. Un excellent moyen également d’affiner sa silhouette après tous ces mois de riches déjeuners à Londres. Mais il faut croire que le crime ne tolère pas d’autres loisirs, car à peine Agatha lancée, une jeune randonneuse forte tête du club du village voisin est retrouvée assassinée… Et les suspects sont légions ! Voilà donc Agatha et James en mission d’infiltration pour débusquer le coupable.

Si je l’ai grignoté avec plaisir, c’est le tome qui m’a le moins emballée sur ces trois lectures. Si on garde le pittoresque de l’ambiance et du personnage, certains éléments sentent un peu la répétition : Agatha choisit une activité pour se rapprocher de James. Et boum il a meurtre. Alors certes, cela joue sur le comique de répétition et sur le principe selon lequel Agatha est un peu une perturbatrice dans la vie du tranquille du village, mais on commence à connaître la musique. Sans compter le tango en je-t’aime-moi-non-plus des deux loustics qui sent un peu le réchauffé. Cela reste une lecture drôle et agréable, mais pas la meilleure de la série.

En bref…

Agatha Raisin reste une série de romans drôles et agréables. Une lecture légère et so british, idéale pour se changer les idées ou se dépayser. Le personnage d’Agatha fait à coup sûr le charme de ces intrigues, avec son sens inimitable du tact et de la diplomatie, son flair de détective et ses stratégies de séduction aussi discrètes qu’un orchestre de mariachi au milieu d’un troupeau de vaches. Il m’est avis qu’ils doivent avoir de quoi rigoler au pub de Caserly.

Dans l’atmosphère si typique et cosy des petits villages anglais des Cotswolds, on prend plaisir à naviguer avec humour dans le mystère et le danger, aux côtés de notre Miss Marple de la City, car il n’est guère d’assassin qu’on ne puisse vaincre avec une bonne tasse de thé.

Vous reprendrez bien un scone avec votre thé ?

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Source et recette des scones

Retrouvez la chronique du tome 1, Agatha Raisin et la Quiche Fatale.

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