Et si on regardait… Paris etc. ? (ou pas !)

Pour sa dernière chronique de l’année 2017, July est parti se promener à Paris, via Canal +. Une visite décevante qui ne l’a pas mis en joie. Ça lui en a presque coupé le jeu de mots. Presque.
Mais rassurez-vous, Paris sera toujours Paris, même caricaturé par une série, et July sera toujours July… Vous le retrouverez donc en janvier pour toujours plus de séries, toujours plus d’élans d’enthousiasme, toujours plus de taillage de costumes en règles et toujours plus de calembours et de mots d’esprits à se taper la tête contre le clavier.


Continuant sur ma lancée de séries françaises, je me suis rué sur Paris etc., une série Canal + de 12 épisodes d’environ 30 minutes, réalisée par Zabou Breitman sur une idée de Maïwenn. Paris etc., keskecé ? Ça raconte l’histoire de cinq parisiennes d’âges et de milieu différents qui vivent dans le Paris d’aujourd’hui. Ce sont cinq portraits féminins différents qui sont tirés par Zabou Breitman, qui sont en quelque sorte une chronique de vie des femmes de la capitale française ou qui y viennent pour un temps, de nos jours. Et ça commence par une pipe, et malheureusement pas celle de Magritte.

Tous les épisodes ou presque commencent par une scène de sexe ou de fantasme. C’est un peu facile, je trouve, et parfois sans réelle utilité. C’est supposé être drôle, mais je n’ai pas trouvé que ça l’était. Enfin bref. Nos cinq femmes (Nora, Mathilde, Allison, Gil et Marianne) sont toutes à une période phare de leur vie, dans ces moment où les crises existentielles peuvent apparaître. L’idée est à la fois de nous faire rire et de nous émouvoir, et potentiellement de nous faire réfléchir sur les personnages proposés.

Oui mais voilà, ça ne passe pas aussi bien que Sex and the City. Valeria Bruni Tedeschi est gonflée à bloc et en devient exaspérante. Il en va de même pour cette jeune alsacienne de 20 ans qui découvre la vie parisienne pour un stage en cuisine d’un hôtel et qui comprend que ses parents sont le mal. C’est la caricature de la provinciale idiote qui débarque dans la capitale, qui va la sauver du milieu familial duquel elle est issue.

En effet, on cherche à faire comprendre que Paris est un personnage à part. Oui, Paris est masculin (ça, ce n’est pas du fait de la série, mais simplement des règles d’orthographe et de genre actuelles) et nous présente la parisienne d’hier et d’aujourd’hui : cela passe dans la série par l’utilisation d’images d’archives qui veulent probablement montrer que la vie à Paris a toujours été spéciale, depuis longtemps. Mais l’effet n’est, à mon goût, pas réussi.

Pour compléter cela, on fait comprendre qu’il y a des « trucs de parisienne » : c’est le cas de celle qui met en valeur ses défauts, qui fait bon genre et qui dit des gros mots… Avec également des visites de bons parisiens comme Augustin Trapenard (y’a pas plus parisien que lui, né dans le XVe !) ou de grandes figures telles que Bernard Pivot (qui n’est aujourd’hui connu que par les bobos parisiens, et moi. Oh wait…).

On présente malheureusement un Paris trop bobo. On est loin de la série d’Arte diffusée il y a deux ans qui présentait différents côtés de la ville de Paris et non un unique côté bobo (bourgeois-bohême, pour les provinciaux qui ne connaissent pas le terme). Et justement, ce côté bobo ne me parle pas. Je revendique en avoir certains aspects par moments, mais y’a des jours où faut pas pousser et là, Mme Breitman, tu m’as poussé Zabou. Bon d’accord, j’ai rédigé cette dernière phrase juste pour amener ma blague, mais on est tout de même trop dans le cliché, ce qui est très dommage car Paris avait beaucoup de choses à nous dire.

Pour finir, il y a une absence réelle d’enjeu dramatique. On est sur de la chronique de vie des personnages, mais ceux-ci sont tellement stéréotypés qu’il est impossible de réellement s’y attacher. Du coup, la série en devient décevante.

Je vous souhaite, car je ne vous reparlerai pas de séries d’ici-là, de très joyeuses fêtes de fin d’année et je vous retrouve avec plaisir le 1er janvier prochain. Eh oui ce sera déjà l’année prochaine !

July

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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