Ghost in the shell

Fiche technique

Sortie : mars 2017

Réal : Rupert Sanders

Scénariste : d’après l’oeuvre de Shirow Masamune

Casting : Scarlett Johansson, Takeshi Kitano, Pilou Asbaek, Juliette Binoche

Synopsis

Le  » Major » est le fleuron de la section. Fruit de la transplantation d’un cerveau humain dans un corps cybernétique, elle est unique en son genre. Ses capacités humaines lui permettent d’avoir des comportements appropriés pour juger une situation, tandis que son corps cybernétique décuple ses possibilités physiques. Dans un monde où chaque humain peut se faire « améliorer » ou réparer par des implants, elle préfigure pour tous l’avenir.

De son passé, elle n’a que des bribes, de vagues réminiscences dont elle ignore si elles tiennent du rêve ou de la réalité. Bien acceptée au sein de son équipe, le Major est d’une efficacité redoutable en action. Mais en privé, elle se sent seule et isolée. Ni humaine, ni robot, elle ne sait où trouver sa place. Qui est-elle vraiment ou qui a-t-elle été ?

Lorsqu’un cybercriminel assassine en série des scientifiques, membres de la société qui l’a créée, son univers bascule. Elle comprend que subsistent des zones d’ombre derrière lesquelles se cachent son passé. Désormais elle va tout faire pour savoir la vérité.

Mon avis

Commençons par le commencement, voulez-vous. Ghost in the Shell est l’adaptation du manga éponyme de Masamune Shirow, publié à la fin des années 80. Le manga en plusieurs séries, a été lui-même adapté en films animés, en séries d’animation et même en jeux vidéos. L’adaptation la plus récente, avant le film, datant de 2015.

Le film tire son arc narratif de la trame principal du manga, à savoir l’histoire du Major et la traque du Marionnettiste (même si le méchant a été ici modifié). N’ayant pas lu le manga, je ne suis pas la meilleure juge pour savoir si l’adaptation est fidèle ou non. Cependant, d’après ce que j’ai pu en lire ou en entendre dire, il semblerait que oui, à l’exception de quelques éléments du dénouement du film.

L’esthétique globale du film, que ce soit les décors, les couleurs, la lumière, les costumes ou même le maquillage, tout contribue à créer une belle atmosphère particulière qui renvoie à l’univers du manga, sans pour autant caricaturer. Une volonté de respecter l’univers original très visible à l’écran et confirmée par les propos du réalisateur Rupert Sanders :

« Je voulais revenir à l’univers d’origine de Ghost in the ShellLe langage visuel du manga a vraiment marqué mon imagination et j’ai donc utilisé de nombreuses images du livre dans ce montage-collage de l’histoire »

Source Allociné

Singulier dans son propos comme dans son style, le film est un joli travail d’adaptation, plutôt réussi à mon sens. Qu’on ait lu ou non le manga, on a aucun mal à entrer dans l’histoire. Les premières minutes du film nous placent directement dans l’action, posant le contexte. Un plus pour un spectateur comme moi qui déteste attendre la moitié du film pour comprendre ce qui se passe ou dans quoi il est tombé.

A l’instar du manga, le film pose des questions dérangeantes et questionne nos convictions éthiques. Qu’est-ce-qui définit un être humain ? Quelles sont les limites éthiques de la cybernétique, de l’intelligence artificielle ? Jusqu’à quel point peut-on réparer un être humain avec ces technologies ? Jusqu’à quel point peut aller l’expérimentation ?

Devant la solitude du Major, sa quête d’identité, contrastant avec sa froideur apparente, on éprouve un certain malaise qui va croissant, au fur et à mesure que les éléments se révèlent. Le film lui-même joue sur un univers froid, dur, artificiel qui se fait l’écho de nos sociétés modernes.

Laissant la part belle à ses personnages et à l’esthétique, la caméra de Rupert Sanders  se fait oublier et suit avec l’action avec une belle fluidité. Seuls certains plans ou découpage, rappelant, si on prend le temps de s’y arrêter, des vignettes de manga, vont marquer la patte du réalisateur.

Aucune fausse note à dénoter côté casting. Si le choix de Scarlett Johansson avait fait polémique en raison de l’origine asiatique du personnage d’origine, le réalisateur prend clairement le parti de l’universalité du récit en mélangeant des personnages multi-ethniques aussi dans les premiers rôles que dans la figuration. Du coup, cela passe totalement inaperçu et ça donne une autre dimension à l’histoire.

Ghost in the Shell se révèle une bonne surprise pour moi qui avais craint de me retrouver empêtrée dans une version cybernétique du Lucy de Luc Besson.  La volonté affichée de respecter les codes de l’univers original donne un film aussi visuellement beau dans ses effets et son esthétique que singulier et intéressant dans son propos et son atmosphère.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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