Moteur ! Le thriller façon cinéma

Résumé

Editions Tohu-Bohu. Parution : septembre 2018. Prix : 19€

Scénariste à la carrière désormais chaotique, James Katenberg traîne son mal-être d’un continent à l’autre, tentant de le noyer méthodiquement dans l’alcool. Tant de questions sans réponses hantent sa vie et son passé. A commencer par celle de sa naissance et du suicide de sa mère, flamboyante actrice hollywoodienne. Pourquoi en est-on arrivé à cette étrange journée du 24 décembre 1962 où il vient au monde alors qu’elle se donne la mort ? Que lui cache son vieil ami Robin Bakker, agent du FBI et pourquoi veille-t-il sur lui ?

Alors que James retrouve son ranch perdu au fin fond du désert de l’Arizona, ses questions reviennent toujours plus pressantes. Seules des réponses pourront lui offrir la rédemption, mais un lourd secret semble sceller les lèvres de ceux qui détiennent la vérité…

Et action !

« Un thriller sec » dit la 4ème de couverture. Que c’est vrai ! Un thriller qui respire l’air brûlant du désert d’Arizona, qui sent l’alcool et le goudron fondu par le soleil. Un roman qui évoque les grands espaces de l’Ouest américain et les heures dorées d’un certain Hollywood.
L’ambiance est posée. On entendrait presque les coyotes hurler.

Il n’y aura pas de héros ici. Juste un mec désabusé qui se noie à petit feu. L’écriture est nette, précise, noire. Pas de mots superflus. C’est aride et pourtant ça vous enveloppe. On reste scotché et la pellicule se dévide.

 Le bras qui grille au soleil, posé sur la portière de la décapotable, le silence de la Vallée de la mort pesant autour de nous, le flingue à côté du levier de vitesse, on suit James dans les méandres sombres de son passé. D’un chapitre à l’autre, de nouvelles questions jaillissent. Plus les « cercles » qui rythment notre lecture deviennent concentriques, plus la vérité se rapproche. Un twist final audacieux qu’on n’aurait osé imaginer. Alors que l’évidence était sous notre nez.

Mais Pascal Louvrier se joue de nous. Il sème les indices, épaissit le mystère. Croisant Marlon Brando ou Marylin Monroe, les pistes se brouillent dans le brouillard du souvenir de l’âge d’or hollywoodien. Faudra-t-il aller chercher dans la mort cette vérité que personne ne veut dire ?
En dépit de son côté laconique qui laisse un goût de revenez-y, le final colle avec le style de l’histoire. Sans un mot de trop.

Moteur ! se déguste comme un café noir, serré au petit matin, face au lever de soleil. Tranquillement pour en savourer chaque note. Mais sans une pause pour ne pas en perdre la saveur.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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