Audrey et Anne : Destins croisés

Résumé.

Editions l’Archipel. Parution : octobre 2018 Prix : 22€

En 1957, le père d’Anne Frank  traverse la Suisse à la rencontre de la jeune Audrey Hepburn alors âgée de 27 ans. Il voit en elle l’interprète idéale pour incarner sa fille disparue dans le film qui lui serait consacré. Mais il ignore que cette proposition réveille en l’étoile montante du cinéma de sombres souvenirs qu’elle voudrait à tout prix oublier.

Toutes deux nées au printemps 1929, les destins des deux jeunes femmes se font écho à travers la guerre. Mais l’une toujours en vie, porte la culpabilité d’une histoire familiale et d’une survie qui doit son prix à des amitiés peu recommandables…

Mon avis : Audrey et Anne les deux faces de la guerre

Anne Frank et Audrey Hepburn. Audrey et Anne. Qui de prime abord aurait pu imaginer deux destins, deux personnalités plus dissemblables ? Pourtant l’ironie du destin, les hasards de l’Histoire vont faire résonner entre ces deux existences d’étranges échos. Au même âge, deux adolescences ballottées par la guerre, où le père est idéalisé et la mère distante. Mais une différence : la survie.

Du destin tragique d’Anne Frank, son journal nous avait déjà dévoilé bien des détails. Mais mis en perspective face à celui d’Audrey, il prend une résonance singulière. Les similitudes entre les jeunes femmes ne font que rendre plus douloureusement la cruelle réalité de la guerre et établissent un lien troublant. Pensez-donc à cette simple ironie mordante de l’Histoire : Tandis que la mère d’Audrey la fait revenir d’Angleterre aux Pays-Bas face à au déclenchement de la guerre, le père d’Anne se refuse à envoyer ses enfants en Angleterre ou aux Etats-Unis en dépit de l’insistance ses frères et soeurs et décide de se cacher aux Pays Bas. Alors qu’Anne est juive et que la nationalité britannique d’Audrey pourrait la conduire à l’emprisonnement ou la déportation, les méandres de l’Histoire n’en sauveront qu’une. Et elle portera le poids de cette survie sa vie durant.

Otto Frank avait-il conscience du lien qu’il existait indiciblement entre Anne et Audrey en apportant cette proposition à l’actrice en 1957 ? Sans doute pas. Il ne voyait probablement en elle qu’un reflet flou de la jeune femme qu’Anne aurait pu être au même âge si elle avait vécu. Le fait est que repartant de ce point,  Jolien Janzing apporte ici une perspective différentes sur ces deux existences. Un nouvel éclairage sur des histoires que l’on pensait connaître. D’une plume fine et éclairée, elle fait revivre avec fraîcheur ses protagonistes dans ces heures sombres.
Un roman captivant qui fera le plaisir aussi bien les amateurs d’Histoire que les passionnés d’Audrey Hepburn.

A lire

juneandcie View All →

“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

3 commentaires Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :