The Marvelous Mrs Maisel : Tits up !

Fiche technique

Sortie : 2017

Saisons : 2 Ep : 18. (Saison 3 à venir)

Scénario :  Amy Sherman-Palladino

Production : Amazon Studios

Casting : Rachel Brosnahan, Alex Borstein, Michael Zegen, Marin Hinkle, Tony Shalhoub, Zachary Levi. 

Synopsis

Miriam Maisel, dit Midge, est la femme, la mère, l’épouse parfaite. Spirituelle, intelligente, belle, elle est un soutien à toute épreuve pour son mari, une mère aimante, une amie bienveillante et une maîtresse de maison impeccable.

Elle a une vie parfaite et confortable dans un bel appartement de l’Upper West Side et des parents qui vivent, de façon pratique, juste deux étages en dessous. Chaque semaine, elle accompagne son mari qui tente, à ses heures perdues, de faire une carrière de comique de stand-up, en dehors de son travail.

Mais une veille de Yom Kippour, sa vie idéale vole soudain en morceaux. Accablé par une prestation désastreuse sur scène, son mari remet brutalement toute sa vie en question, lui révèle qu’il a une liaison et décide de la quitter… Pour sa secrétaire, comble du cliché.

Secouée, elle boit plus que de raison et, miracle de la désinhibition alcoolique, se découvre un incroyable talent comique pour le stand-up, au prix d’une soirée désastreuse.

Cependant, toute sa vie reste à reconstruire. Elle n’a plus d’appartement, doit retourner vivre chez ses parents et, elle qui était la parfaite femme au foyer, doit désormais trouver un nouveau sens à sa vie et une carrière… Mais n’est-elle pas déjà The Marvelous Mrs Maisel ?

The Marvelous Mrs Maisel : Tits up !

Marvelous : merveilleuse, fabuleuse. Le terme est bien choisi. Mrs Maisel est fabuleuse. Midge, en série comme en personnage, on l’adore. Savant cocktail de peps et d’humour,  le show mêle le contexte de la communauté juive aisée new-yorkaise des années 50 et le monde du show-business dans les clubs et cabarets à cette époque, le tout sur un fond sibyllin de féminisme.
Cela vous semble éclectique ? Brouillon peut-être ? Ne vous y trompez pas : tout est savamment structuré et orchestré. C’est une partition parfaitement écrite, réalisée et interprétée, articulée autour de son personnage phare.
D’ailleurs, le show a déjà récolté pas moins de :

  • Deux Golden Globes.
  • Le prix de la meilleure série comique de la Producers Guild of America (2018).
  • Le prix du meilleur réalisateur pour une série comique de la Directors Guild of America (2018).
  • Sept Emmy Awards dont trois en 2018 et quatre en 2019.
  • Trois Screens Actors Guild Awards (2019).
  • Un prix de la meilleure série comique de la Writers Guild of America (2019).

Et je vous passe les multiples nominations, car cette énumération serait interminable.

Mrs Maisel : toute une histoire, toute une ambiance…

Mais qu’est-ce-qui rend donc Mrs Maisel si fabuleuse, si irrésistible pour que le succès de la série soit à ce point unanime.
Le choix des thèmes de narration contribue déjà à planter un décor et une ambiance bien particuliers. Cela donne incontestablement une couleur, une texture, je dirais même, à la série.
Cet aspect est d’ailleurs souligné par une bande-originale choisie avec soin, telle une voix de narration auxiliaire qui viendrait supporter l’intrigue.

The Marvelous Mrs Maisel, c’est donc toute une ambiance, mais c’est aussi, et surtout, tout un personnage principal bien corsé. De prime abord, on aimerait bien la détester la parfaite et adorable Mrs Maisel. Mais au fil des épisodes, la réalité de sa problématique nous apparaît : Midge a été élevée pour être une épouse et une mère, dans son cocon douillet, comment pourrait-elle exister, sans un homme à ses côtés ? Elle n’a ni sécurité matérielle (adieu l’appartement et les économies), ni existence sociale véritable en dehors du mariage. En est témoigne l’humiliante scène du concours de bikini au village de vacances, dans la saison 2.
Mais il en faudrait plus pour désarmer Midge qui n’hésite pas à prendre sa vie en main, en trouvant un emploi la journée et une vocation sur scène le soir.
Mais réussira-t-elle à faire plus inimaginable encore : faire de la concurrence aux hommes sur une scène ? Dans un monde de cabarets et de clubs plus ou moins chics, où les femmes sont surtout jaugées sur leur physique, il va falloir creuser son trou avec audace et ténacité, non sans encaisser quelques jugements misogynes.

Sans compter que Midge, c’est tout un caractère. Sophistiquée, aimable mais impulsive et spontanée, elle a le chic pour se mettre dans de sacrées situations. En particulier avec un verre de trop… On voit d’ailleurs le personnage perdre de sa superbe pendant la première partie de la saison 1, avant de remonter graduellement la pente.
Une évolution dont les effets se font aussi sentir sur son entourage. Et quel entourage ! Famille, amis ou belle-famille, c’est une joyeuse galerie de personnalités, en apparence bien sous tous rapports mais tout aussi frappés qu’attachants. Le road trip parental à Paris, en mode bohème, vaut d’ailleurs bien une mention spéciale sur ce sujet et le personnage paternel, une place d’honneur.

Mrs Maisel, une recette de maître

A tous points de vue, le show se révèle le résultat d’une production soignée. Pour qui a l’oeil ou l’oreille, il apparaît que chaque détail, chaque plan, chaque chanson a fait l’objet d’une attention particulière. Tout y est aussi impeccable que les tenues et la coiffure de Midge.
The Marvelous Mrs Maisel, c’est comme un tableau parfaitement composé et réalisé, tout y est : la lumière, la perspective, le choix du sujet, le rendu, la vibration des couleurs, la vie des personnages… Il y a une réalité qui émerge de tout cela et qui nous entraîne.
Les fils de narration sont habilement tirés. A chaque fois que l’on subodore que les choses pourraient en venir à tourner en rond, la série parvient à nous surprendre par une nouvelle pirouette. Et l’on replonge de plus belle. Le charme espiègle de Midge, et de son entourage joyeusement barré, est une tentation à laquelle on ne saurait résister.

Bonne nouvelle : la saison 3 est annoncée sur Amazon Prime pour le 6 décembre. Voilà de quoi animer les fêtes de fin d’année ! Tits up !

Publié par

“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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