The Queen’s Gambit : la série qui te met checkmate

The Queen’s Gambit

Série américaine de   1 saisons x 7 épisodes x 55 min
date : 2020
Pitch :  Nous sommes au milieu des années 50. Elisabeth Harmon arrive à l’orphelinat. Elle a tout juste 9 ans et sa mère, psychologiquement instable vient de se suicider de façon passablement atroce . Traumatisée, la petite fille devient rapidement addicte aux calmants distribués aux orphelins, une pratique en vogue à l’époque. Brillante, elle développe également une autre addiction, qui va bouleverser sa vie : les échecs.
Très rapidement, son talent se fait remarquer et elle commence à briller dans le milieu des tournois et des joueurs professionnels.
Mais sa lutte pour s’imposer dans ce milieu presque exclusivement masculin, se couple à un combat contre ses addictions.
Chaîne : Netflix
Série terminée.
Adaptation du roman éponyme de Walter Tevis paru en 1983

3,2 bonnes raisons de regarder la série

  1. Anya Taylor-Joy est tout simplement fascinante dans ce rôle, quasiment hypnotique.
  2. Une façon inédite de filmer les compétitions d’échecs qui en fait un moment captivant, même pour le profane.
  3. La beauté de la réalisation

Le petit bonus : On retrouve dans un rôle inattendu Thomas Sangster, alias le petit minot de Love Actually et c’est un plaisir.

The Queen’s Gambit : la série qui te met checkmate

A l’origine, de l’aveu de son réalisateur et scénariste Scott Frank, l’adaptation de The Queen’s Gambit était un projet de film. Cependant, l’idée reste en attente et quand enfin elle ressort des cartons, son scénariste prend le partie de la mini-série. L’objectif de ce revirement : permettre au spectateur de mieux appréhender le personnage de Beth, étrange et un peu inaccessible, de rentrer dans son monde pour s’y attacher.
L’idée est vraisemblablement aussi brillante que le personnage, car cela fonctionne à merveille. Sous la petite fille prodige mais renfermée, on découvre une jeune femme brisée qui se sert des échecs pour maîtriser son univers.
Plus que d’échecs, c’est de cela qu’il s’agit : de maîtrise. Durement marquée par la perte de sa mère et la folie de celle-ci, Beth le confesse elle-même, elle voit dans les échecs un univers en 64 cases noires et blanches sur lequel elle le contrôle.

D’ailleurs, les échecs parlons-en. J’entends d’ici ceux qui me diront que c’est sympathique tout ça, mais filmer une partie d’échecs jouée par une addict aux tranquillisants, on a vu plus d’action dans une maison de retraite.
Détrompez-vous ! La mise en scène est si soigneusement étudiée et pensée que cela en devient captivant. L’un des grands défis du réalisateur était justement de parvenir à accrocher le spectateur en lui faisant ressentir l’intensité de ces parties. Ainsi, il prend le parti de ne pas concentrer la caméra uniquement sur le plateau de jeu mais aussi sur les réactions que suscitent les coups successifs des adversaires. De cette façon, le spectateur est dans l’émotion et complètement happé par ce qui se joue. A cela vient s’ajouter un subtil jeu d’éclairage qui vient souligner et apporter un effet dramatique supplémentaire.

Question d’authenticité et de fidélité à l’oeuvre originale, tous les séquences d’échec présentées sont de vrais mouvements. Un consultant spécialisé en échec était présent sur le plateau et l’actrice Anya Taylor-Joy, qui n’y connaissait rien aux échecs, a été coachée sur la théorie par le maître Bruce Pandolfini.
Il faut dire que l’auteur du roman, Walter Tevis était un passionné d’échec qui a fait de nombreuses recherches et s’est inspiré des plus grands maîtres pour écrire son récit. Cela était donc tout naturel que la série soit dans la même veine.

Réaliste sur de nombreux aspects (psychologique, historique, social), la série parvient à troubler le spectateur au point de se demander si Beth Harmon a réellement existée. Et pour tout dire, à la fin du 7ème et ultime épisode, on s’est tellement attaché à ce personnage fascinant qu’on envie d’y croire.
Mais Elisabeth Harmon n’est qu’une merveilleuse illusion qui tient si bien sous son charme qu’on en reste échec et mat.

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“Eventually everything connects - people, ideas, objects. The quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames

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