La vie selon Hope Nicely : la force de la résilience

La vie selon Hope Nicely : la force de la résilience

Editions l’Archipel. Parution 27 janvier. Prix : 20€

Hope Nicely est une drôle de petite personne. A 25 ans, elle fait d’immenses efforts pour contenir le flot de ses pensées et mettre son esprit en ordre. Car, tout se bouscule dans sa tête en permanence.
Mais Hope a un grand projet : elle va écrire un livre. Et pas n’importe lequel. Elle va écrire son histoire pour qu’elle lui ramène sa mère biologique.
Elle pourra ainsi lui poser toutes les questions qui se bousculent dans sa tête. Elle pourra enfin comprendre pourquoi elle l’a abandonnée et si elle savait que tout l’alcool bu pendant sa grossesse était en train de l’abimer.
Est-ce que si elle avait été un bébé différent, sa mère l’aurait quand même abonnée ?

La vie selon Hope Nicely : la force de la résilience

A vous dire la vérité, je ne sais pas exactement ce qui m’attirée vers cette histoire. Sans doute le nom du personnage : Hope Nicely. Belle Espérance. Cela sonnait comme une histoire douce amère.
Je crois que Hope m’attendait, tout simplement. Comme elle attend plein de lecteurs. Car, elle en a des choses à vous raconter, Hope Nicely, et vous n’allez pas regretter de faire sa connaissance.

Hope est un singulier petit personnage, avec une histoire bien lourde pour tout le fatras qui règne dans sa tête. Un vide-greniers comme elle le dit elle-même. Les pensées s’empilent, s’entassent en un joyeux labyrinthe, elles se cachent et s’échappent aussi parfois. L’esprit de Hope est différent, car elle est atteinte du syndrome d’alcoolisation foetale,
Pour l’aider à mieux s’adapter au monde qui l’entoure et gérer ses pensées, sa mère adoptive Jenny Nicely a mis en place un faisceau de règles que Hope s’efforce de suivre. Malheureusement, cela lui demande beaucoup d’efforts et ne réussit pas toujours.
Mais Hope est persévérante. Hope s’est fixée un but : écrire un livre pour lancer un appel à sa mère biologique. Elle a même réussi à décrocher une bourse pour un cours d’écriture. Un véritable défi qui s’apprête à changer sa vie.

En avant propos de son livre, caché dans un recoin de couverture, Caroline Day fait cette jolie confession au sujet de son roman et du personnage de Hope :

Je me demande parfois d’où vient Hope Nicely car, quand j’ai commencé à écrire ce roman, je n’avais qu’un nom et une voix assez singulière dans ma tête : un personnage qui avait parfois tellement de choses en tête qu’elle n’en avait pas.
L’espoir est né de cette voix et, en quelques pages, j’ai réalisé que je créais une protagoniste à laquelle je tenais beaucoup. J’espère que vous aussi.

On ne saurait mieux décrire le personnage de Hope, si profondément attachant. Cette voix assez singulière, qui a marqué la naissance littéraire de Hope Nicely, Caroline Day réussit le défi de nous la faire entendre à notre tour.
Elle nous plonge directement dans le fil chaotique des pensées de Hope. Un pari osé quand on sait le bazar qu’il y règne. Il y aurait de quoi y perdre un lecteur. Mais on s’attache si profondément à cette voix, à cette petite personne si résiliente, tellement décidée à essayer de bien faire, qu’on en oublie le chaos.
On prend nos marques dans le vide-greniers de son esprit et on part avec Hope Nicely car on a envie de connaître son histoire.
On a envie d’entendre tout ce qu’elle a à nous dire.

C’est toute un périple plein de tendresse, de doutes, de douleurs et de courage qui s’ouvre devant nous. Hope nous réserve beaucoup de surprises, mais son histoire aussi et elle n’a pas fini de s’écrire

Si j’avais entendu parler du syndrome de l’alcoolisation foetale, ma connaissance de ses conséquences réelles était assez limitée. Après des centaines d’heures à écouter dans un groupe de soutien les personnes qui en sont atteintes, Caroline Day nous en dresse un portrait vivant, tout en finesse et en émotions, à travers le personnage de Hope.

Ce qui rend le personnage de Hope aussi palpable, aussi vivant, aussi attachant pour le lecteur, ce qui fait que son histoire vous captive et vous chamboule, c’est qu’elle n’est pas résumé à un catalogue de symptômes. Ce n’est pas une caricature de syndrome d’alcoolisation foetale. C’est un personnage complexe qui ne se limite pas à son syndrome. Une jeune femme tellement forte et fragile, qui se bagarre à l’intérieur d’elle-même. On se retrouve aussi catastrophés par les impacts dramatiques que son syndrome peut parfois avoir au quotidien, que admiratifs devant l’énergie et la force qu’elle déploie. Hope est toute une histoire.

En refermant le livre, on n’a pas l’impression de terminer une histoire, on a la sensation d’avoir vécu un bout de chemin avec une véritable personne. D’avoir vécu La vie selon Hope Nicely.
Je crois qu’il n’y a pas meilleure façon preuve du talent de Caroline Day dans l’écriture de ce roman.
Alors je vous invite à votre tour à aller faire la connaissance de Hope Nicely.

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