Have you met…Gore ?

http://www.virginmedia.com/

Non, ne cherchez pas le jeu de mots, il n’y en a pas c’est vraiment son petit surnom.

Et là je lis dans vos yeux l’interrogation muette : Mais c’est qui ?

Ca tombe bien  ! Je suis justement là pour répondre à cette question, dites !

Allez c’est parti : Have you met Gore Verbinski ?

*******

whats-next-gore-verbinski-590x350
http://www.virginmedia.com/

Profession: Réalisateur, producteur, scénariste

Né le : 16 mars 1964

Nationalité : américain

Signes distinctifs : Nom complet: Gregor Justin Verbinski. Lanceur de saga ? Réalisateur insolite, spécialisé dans les Pirates.

  • Qui se cache derrière le Gore ?

Jeu de mots subtil et totalement approprié comme vous allez le constatez sous peu.

Or donc, pourquoi connait-on Gore Verbinski ? Eh bien, en fait pas grand-chose.

Et là, je lis sur votre visage le cheminement de votre pensée: Ça y est ! Elle a sauté un plomb ! Elle nous fait des articles sur des mecs qui ne servent à rien. 

Holà ! Tout doux, ma jument ! Comme vous y allez ! Certes, la filmographie de ce cher Gore ne fait pas deux pages mais je peux parier les yeux fermés que vous avez tous déjà vu un film de son cru.

D’autant plus que le monsieur est assez hétéroclite question terrains de jeux. Prenons donc cinq de ses films parmi les plus connus pour illustrer le fond de ma pensée.

Premier succès de M. Verbinski, La Souris.

 

La-Souris-affiche-12324
Source :cinémapassion

Une bonne grosse comédie familiale loufoque et sans prétention qui ouvre néanmoins les portes de la renommée à celui qui n’était jusque là qu’un réalisateur de spots publicitaires.

Fort de ces premiers pas dans l’humour il saute donc à une comédie d’action romantique, avec Le Mexicain. Au casting, du lourd : Brad Pitt et Julia Roberts. De quoi attirer les foules.

69198182_af.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx
Source Allociné

Picorant toujours d’un genre à l’autre, Gore change alors complètement de saveur et réalise avec talent un remake d’un film d’épouvante japonais, The Ring.

Il est là le Gore ! 

Le Cercle - The Ring : Affiche

Il s’avère si excellent dans l’art de faire sursauter le public sur son canapé, qu’il remet le genre au goût du jour. Beaucoup s’engouffreront dans la brèche, mais sans lui qui ne sera pas rappelé pour la suite du film.

Etape suivante ?

19469824.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx
Source Allociné

Un film d’animation un poil allumé où Johnny Deep incarne un caméléon héros de l’Ouest sauvage malgré lui ? Où est le problème ?

Là, je sens qu’il commence à vous en boucher un coin le monsieur.

D’un Ouest à l’autre, il n’y a qu’un pont à franchir. Prenant Johnny Depp sous le bras en guise de ruban cadeau, Gore Verbinski nous offre donc :

21005616_20130514100052863.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx
Copyright : © The Walt Disney Company France

Au passage, on retrouve Helena Bonham Carter et ça fait bien plaisir.

Vous voyez qu’il suffisait qu’il suffisait de se pencher un peu pour apprécier le monsieur. D’ailleurs, certains d’entre vous l’ignorent encore, mais au fond de vous, vous l’aimez bien plus que vous ne le pensez.

Prenez votre bouée de sauvetage et suivez-moi mes jeunes padawans, car Gore Verbinski c’est aussi….

  • Welcome on the Black Pearl !

Oh oui ! Vous pouvez sans aucun doute lui donner son chapeau de capitaine car au gouvernail de Pirates of the Caribbean, c’est bien lui. On notera au passage la fabuleuse musique d’Hans Zimmer qui vous donne envie de hisser la grand’voile et de prendre la mer direct.

C’est d’ailleurs Pirates of the Caribbean qui signe en réalité la première collaboration de Gore avec …. tous en choeur, if you please 

18873899.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx
Copyright : © D.R.

Oui Johnny Depp ! Bravo, vous avez droit à une petite tape sur la tête. Quoi ? Même ma maman l’aurait trouvée celle-là.

Sauf qu’elle n’aurait pas retenu le nom donc elle m’aurait sorti un truc du style « Mais si tu sais! Celui avec les dreadlocks, sur un bateau. »

Pardon je m’égare. En plus, je vais me faire enguirlander si je continue. Enguirlander, mot de 1927, je sais !

Cela m’arrive rarement d’aimer un réalisateur pour un seul film. Mais j’avoue sans honte qu’ici c’est le cas. D’autant plus qu’en l’occurrence, il y a signé trois dans ce cas précis.

J’apprécie particulièrement sa façon de savoir nous faire rentrer dans l’action tout en maniant sa caméra avec une grande fluidité. Je veux dire, sans me donner envie de vomir parce que ça bouge dans tous les sens.

Oui, Michael Bay je parle de toi !

Et sans mettre des effets de lumières qui piquent les yeux à tous bouts de champ.

Oui, J.J Abrahams je parle de toi ! Non je ne m’énerve pas, JE VOUS EXPLIQUE ! Pardon,  petit moment d’agacement.

Gore Verbinski parvient à suivre l’action, à l’accompagner, sans à-coup, avec une finesse qui fait qu’on a aucun mal à rentrer dans l’histoire. Ce qui est quand même un petit exploit quand on sait que la majorité du film est censée se passer sur un bateau ou des bagarres. Voir les deux ensemble.

Pour filmer ceci…

… il fallait quand même avoir un joli coup de caméra.

De fait, j’ai beau connaître l’histoire, je prends toujours autant de plaisir à embarquer avec mes pirates favoris et je reste les mirettes comme des soucoupes, la bouche ouverte.

Il faut dire qu’outre la qualité du réalisateur, la composition du casting ne dessert pas non plus le film (Geoffrey Rush, Keira Knightley). D’autant plus que :

  1. Orlando Bloom n’y est pas blond et ne surfe pas sur un bouclier, un nain à la main. Ce qui met en valeur son jeu d’acteur et le fait gagner en crédibilité. Oui, je persifle, et alors ?
  2. Viennent s’y ajouter deux de mes chouchous d’amour, à savoir Stellan Skarsgard et Bill Nighy. 

Alors qu’est-ce-qu’on dit ? On dit : Merci Gore Verbinsky.

Même si tu as un nom compliqué qui m’aura fait loucher pendant toute la rédaction de cet article.