Freaky Friday : Love &Bisounours

Dites ! J’ai failli oublier le Freaky Friday… Sauf qu’on n’échappe pas au Freaky Friday. C’est un sortilège. Une malédiction. Et il est revenu me hanter ce soir… lorsque je me suis aperçue avec horreur que j’étais en train de meumeumer (Meumeumer, verbe intransitif: fredonner dans sa barbe. Conjugaison : demander à Fan Actuel) ceci:

Oui je sais : dur ! J’en ai encore des frissons. Et pourtant, je n’ai pas supporté cette comédie musicale. Déjà à l’époque le look de Roméo  me courrait sur le système… D’ailleurs j’ai toujours envie de lui coller des taquets. C’est épidermique.

Bref.

Le fait est que la chanson est tellement passée partout, télé, radio, dans la bouche énamourée de minettes tartignoles, que voilà elle est restée collé dans ma mémoire comme un vieux chewing-gum sous une tongue, un jour de canicule à Palavas-Les-Flots. Et tant qu’à subir ce grain de sable coincé dans mes neurones, je le partage. Quand je souffre, tout le monde souffre.

Non parce que, ente nous, passons les interprètes, le thème romantique, c’est quand même dégoulinant de guimauve à faire vomir un Bisounours un soir de Saint-Valentin. Ça colle, ça poisse de bons sentiments. Rien qu’à l’écouter, j’ai du diabète. Quoi, j’exagère?

Kadoc Poulette
Cette sélection de gif vous est offerte par le Roy.

Franchement … Vous voulez qu’on en arrive là ? Très bien. Mais souvenez-vous que c’est votre choix. Et je vous prie de vous souvenir que je dois l’écouter plusieurs fois pour faire ça. Merci d’avoir une pensée pour mes nerfs.

dr-house

« Aimer c’est ce qu’y a d’plus beau
Aimer c’est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer c’est ce qu’y a d’plus beau

Aimer c’est voler le temps
Aimer c’est rester vivant
Et brûler au cœur d’un volcan
Aimer c’est c’qu’y a de plus grand

Aimer c’est plus fort que tout
Donner le meilleur de nous
Aimer et sentir son cœur
Aimer pour avoir moins peur

Aimer c’est ce qu’y a d’plus beau »

Alors déjà mes p’tits poulets, si vous ne sentez pas votre coeur, en dehors de vos moments love, la science est formelle :

  • Soit vous êtes morts. Remarquez, ça se tient, si on met ça en corrélation avec le « Aimer c’est rester vivant. » Mais du coup, si tu es un gros connard, narcissique et égocentrique comme le personnage de Barney Stinson, en gros t’es un mort-vivant.
  • Soit faut aller d’urgence à l’hôpital. Surtout si en prime « Tu brûles au coeur d’un volcan ». Quoique ça… C’est peut-être juste l’abus de piment. Il parait que c’est aphrodisiaque.

Par contre, si vous le sentez trop, ça peut aussi être de la tachycardie.

MattSmith
Source :http://mashable.com

Ensuite, le côté gros trip psychédélique, type « je plane, je touche les ailes des oiseaux ». Étonnement, ça c’est la partie réaliste de la chanson, car nous le savons tous, l’amour et l’attirance sont le fruit d’une réaction chimique pouvant produire un effet euphorisant. On se sent merveilleusement bien et légers. Du moins tant que dure la cristallisation et que l’on n’a pas encore trouvé les chaussettes sales de l’autre au pied du lit. Mais ça la chanson n’en parle pas….

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Originally posted by emidreamsup

Je passe sur le ramassis de banalités tartes au possible, notamment sur cette parole qui a du achever Shakespeare une deuxième fois:  » Aimer c’est ce qu’y a d’plus beau. »  Non c’est sûr que face à ceci…

“These violent delights have violent ends
And in their triump die, like fire and powder
Which, as they kiss, consume”

William Shakespeare, Romeo and Juliet

La métaphore du volcan était la meilleure alternative….

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source :http://allthesherlockgifs.tumblr.com/

Je conclurais en disant qu’à force d’appuyer sur tous les « i » qu’elle trouve pour faire des trémolos, elle m’a bousillé les esgourdes la Juliette et que je suis à ça de lui faire manger ses bouclettes.

En parlant de bouclettes…

Ça vous rappelle quelque chose ?… Sifflote