Les Derniers Jours de Rabbit Haynes.

Une lecture qui me faisait envie depuis longtemps avec sa ravissante couverture et le plaisir d’une lecture commune avec ma copinaute La Tête dans Les Livres dont vous pouvez retrouver l’avis ici. Je la remercie d’ailleurs de m’avoir accompagnée dans cette lecture.

Résumé.

téléchargement (5)Editions Le Cherche-Midi. Parution: 18/02/16. Prix : 20€

Mia Haynes, dite affectusement Rabbit par son entourage, entre dans ce que l’on nomme par un doux euphémisme maison de repos. Et pour cause, son combat contre le cancer touche à sa fin. Elle ne le sait pas encore mais il ne lui reste que neuf petits jours à vivre.

Neuf jours seulement pour dire au revoir à ceux qui lui sont chers.

Neuf jours pour renoncer à l’existence. Pour renoncer à se battre.

Neuf jours pour dire à sa petite Juliet de douze ans qu’elle ne rentrera pas à la maison.

Un étrange combat intérieur que vit aussi son entourage. Entre déni, rage de se battre encore, colère et résignation, ces derniers jours seront un singulier chemin de croix pour tous.

Mon avis.

Les Derniers Jours de Rabbit Haynes est un roman qui vous brise le coeur. Dès les premières lignes, les premières pages, vous en connaissez l’issue fatale et vous pensez que vous êtes immunisés.

Grossière erreur d’appréciation car c’est précisément cet angle choisi par Anna McPartlin qui fait la  force émotionnelle du livre.

A chaque jour qui passe, vous rentrez un peu plus dans le drame qui se noue. A chaque page qui se tourne, vous êtes un peu plus en empathie avec cette galerie de personnages si imparfaits et si humains. Les parcours et les souvenirs se mêlent comme les fils d’une même pelote, celle de la vie de Rabbit. A chaque ligne, vous faites un peu plus la connaissance de Rabbit et vous l’aimez.

Voilà précisément ce qui fait que ce roman trouve un écho chez son lecteur. Il nous implique. Il nous parle de gens ordinaires qui se retrouvent face à l’intolérable. Au fil de la lecture, on passe par les mêmes étapes qu’eux: la colère, le désespoir, la rage de se battre encore, malgré tout, l’impuissance, le déni, l’acceptation et cette peur de rater le dernier moment.

On les suit, pas à pas, page à page jusqu’à l’inexorable, l’intolérable. Et qu’on se place du côté de Rabbit ou de ses proches, cette question nous taraude: Serais-je capable d’accepter cela ? D’y faire face ?

Pas de besoin de sanglots dans les violons. De grandes scènes pathétiques. Le roman nous bouleverse jusqu’au fond des tripes  car il sonne juste. Il sonne vrai. Car il n’y a pas de miracles, de chevalier blanc, de grandes déclarations avec des trémolos. Juste de l’amour et des gens qui essaient de faire face, comme ils peuvent, anéantis par la situation ou en  colère contre le monde entier. Un père et une mère pour leur petite fille. Un frère et une soeur pour leur petite frangine. Une amie pour une autre. Une mère mourante qui ne peut pas se résoudre à dire à sa fille qu’elle va devoir abandonner le combat…

« Alors j’en aurais terminé, mais, avec l’aide de ma famille souvent chaotique, parfois exaspérante et toujours très aimante, je sais que ma fille grandira, rira, aimera et continuera à vivre. « 

Les Derniers Jours de Rabbit Haynes.

Extrait du journal de Rabbit. p449

Au quatrième jour, j’en avais la boule au ventre et le coeur en miettes. Au septième, j’aurais tout donné pour que cette histoire perde en réalisme et se termine sur un joli miracle. Et au neuvième… J’ai du, à l’instar de tous ceux qui l’aiment dans cette histoire, accepter de laisser partir Rabbit Haynes et refermer le livre.

« – Il faut qu’on fasse en sorte que Rabbit ait une bonne…une bonne mort. »

Les Derniers Jours de Rabbit Haynes. p176

 

 

22 commentaires

  1. Je crois que c’est le livre qui m’a fait le plus chialer de toute ma vie. Mais vraiment. Plusieurs mois après, je n’en suis toujours pas remise d’ailleurs. Ta chronique présente exactement ce que j’en ai pensé. C’est un livre juste. Contente que tu ais apprécié ta lecture ! ❤

    Aimé par 1 personne

  2. contrairement au Tanuki, je ne vais pas hésiter, ce sera ‘jamais »! je vais l’enlever de ce pas de ma liseuse, et mettre à la poubelle l’exemplaire qu’on a à la bib
    bon, je vais garder celui de la bib, mais le cacher au fond d’un rayon où personne ne va jamais, le rayon poésie ^^
    ou alors je le conseillerai aux gens que je n’aime pas, pour me marrer en les imaginant chialer à la fin du bouquin
    ahahahaha

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